Inventaire lexicographique du français calédonien

par Christine Pauleau



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Pour citer ce travail :
PAULEAU, C., Inventaire et observatoire lexicographiques du français calédonien (Nouvelle-Calédonie), bilan sociolinguistique sur le géolecte francocalédonien, Paris, site du laboratoire Modèles Dynamiques Corpus (MoDyCo), UMR 7114 du CNRS/ Université Paris Nanterre, depuis 2022, https://ressources.modyco.fr/dicocaledonien/

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Lexique général (gros caractères) - Lexique flore/faune (petits caractères, termes rares en gris)

Entrées et sous-entrées
Items and subitems
787 ::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: M :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: :

789 MA COUILLE :

V. COUILLE.

789 MA-CUY :

V. MAKOUI.

786 MAC-MAC :

n.m. Peu cour. (Lalage leucopygia montrosieri). Oieau (16cm) au ventre blanc, courant sur la Grande-Terre*. Encycl. : Famille des Campephagidés. Répertorié par Hannecart, 1980 : 34. Syn.: Bergeronnette* (rare). Echenilleur* pie (spéc.).

789 MADOUDOU :

Variante de DOUDOU. V. ce mot. C'est un Madoudou, il est né à Point-à-Pitre. Oral spontané, 1990.

789 MAGNAGNA :

n.m. A. peu cour. Ethnolectal kanak* (peu cour. dans les autres groupes). (Pueraria thunbergiana Benth.). Liane* à tubercule comestible, dont les fibres sont également utilisées pour faire de la ficelle ("pour attacher les crabes*" –informateur kanak*) ou dans l'artisanat. Encycl. : Famille des Légumineuses. / Plante "cultivée depuis les temps très anciens" (F.O.L., 1983 : 109). / Répertorié notamment par B.Suprin (botaniste -parc forestier de Nouméa). Malalou est très absorbée par la fabrication d'une ficelle en magnagna (…) et tout en continuant de corder son magnagna (…). J.Mariotti 1947, dans Littérature NC : 13. Autrefois les filets de pêche étaient confectionnés à partir de racines de magnania. Récits Juncker, 2018 : 19. (…) une plante qui pousse dans la forêt qu’on appelle le magnagna (…). Conte oral kanak*, « Drehu*, une randonnée contée », caledonia.nc, 2024. Variantes graphiques multiples, notamment : Magnania. Composés : V. ci-après :

789

MAGNAGNA* BLANC :

n.m. Peu cour. (Pueraria sp.?). Liane, variété de magnagna* peu doux, par rapport au magnagna* noir, et poussant à l'état sauvage (?). Encycl. : Répertorié par FOL, 1983.  Les yeux rivés à ces plantes sortilèges (…). Il reconnut le magnania [sic.] blanc (…). Roman Sénès, 1987 : 47. Syn. (plus cour.) : Magnagna*.

789

MAGNAGNA* DOUX :

n.m. Peu cour. (Pueraria sp.?). V. MAGNAGNA NOIR.  Répertorié par FOL, 1983.

790

MAGNAGNA* NOIR :

n.m. Peu cour. (Pueraria sp.?). Liane, variété de magnagna* au goût plus doux que le magnagna* blanc. Répertorié par FOL, 1983. Syn. (plus cour.) : Magnagna*.

 

790 MAHI MAHI :

n.m. Cour. (Coryphaena hippurus Linnaeus) (Laboute 2000). Gros poisson de couleur turquoise sur le dos et jaune vif sur l'abdomen, à la chair très appréciée. Encycl. : Famille des Coryphaenidae. / Le tahitien "mahimahi" désigne le même poisson (Observatoire, 1988 : 42). [Prix du marché :] Mahi mahi 1950F[C.F.P.*]/KG. Journal Les Nouvelles, 05/2005. (…) le chef du restaurant (…) vous propose une de ses spécialités à préparer avec du mahi mahi (…). Journal Le Pays, 06/2006. Production totale (…) Divers (mahi-mahi, wahoo*, saumon* des dieux) 156 tonnes en 2019. Document du gouvernement de Nouvelle-Calédonie : dam.gouv.nc, 2020. (…) les poissons que l’on consomme aujourd’hui comme par exemple le vivaneau*, le mahi-mahi, le thon, on ne les pêchait pas à l’époque. Entretien Barbançon, 2022 : 98. Variantes graphiques : Mahimahi, mahi-mahi (cour.). Maï-maï* (a.cour.). Mahai-mahai* (peu cour.). Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2022).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

791

MAHAI MAHAI :

Variante graphique de MAHI-MAHI. V. cette entrée. Tartare de mahai mahai au citron (…). Journal Le Ver* de Bancoule, 02/2006.

792

MAÏ-MAÏ :

Variante graphique de MAHI-MAHI. V. cette entrée. Dans les glacières, des trésors [de pêche] brillent : maï-maï, bossus*, langoustes* (…). Roman Ohlen, 2000 : 44.

 

791 MAÏORÉ :

n.m. Cour. Ethnolectal polynésien (moins cour. chez les non Polynésiens).  1. (Artocarpus altilis Forster). V. ARBRE À PAIN. T'as vu le beau maïoré dans son jardin?   2. Fruit de l'arbre Artocarpus altilis. V. FRUIT À PAIN. Si tu veux je te donne un maïoré, tu le mangeras chez toi. Oral spontané, 2005.

Encycl. : En tahitien, "maiore" désigne le même arbre (Observatoire, 1984 : 66).

Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005).

793 MAISON :

n.f. T.cour. Terme du français de référence entrant en tant que générique dans la composition des termes suivants :

794

MAISON COL DES ROUSSETTES :

n.f. Cour. Vieilli. Maison préfabriquée, à la véranda soutenue par de larges pans de bois, dont les premières ont été construites au Col des Roussettes, sur la côte ouest de la Grande-Terre*. Tu sais, il habite à Robinson là*, une maison Col des Roussettes là*, tu vois? Oral spontané, s.d.

795

MAISON COLONIALE :

n.f. T.cour. Maison typiquement calédonienne*, en bois, aux vérandas souvent fermées de persiennes, au toit de tôles à pentes frangé de dentelles de bois, qui ressemble à la maison traditionnelle des Antilles notamment. Il (…) imaginait une nouvelle maison coloniale (.). On serait fidèle aux vérandas découpées de frises, aux petits balcons australiens, aux fantaisies de fer forgé et aux toits coloniaux sur des portiques du Far West. Roman Sénès, 1987 : 134. Certes, la maison coloniale existe mais elle n’a pas atteint les splendeurs de certaines villas antillaises ou réunionnaises (…) Nouméa a été fait par des petits, rares étaient les fortunes. Entretien Barbançon, 2022 : 31. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques 2005-2023).

796

MAISON COMMUNE :

n.f. Cour. Bâtiment public dans les villages kanak*. V. CASE COMMUNE. Répertorié par F.O.L., 1983 : 109.

 

796 MAIZ :

n.f. Cour. Fam. Jeune. Maison. Encycl. : Abréviation de "maison". On se retrouve à la maiz [=On se retrouve à la maison]. Oral d'enquête, 2005. Bon allez je rentre à la maiz Tata* [=Bon allez je rentre à la maison  Salut]. ‘Sous-titres’ d’une vidéo Facebook, 'Lexy Lence -Drag queen Nouméa'', 2023. Norme phonétique : En orthographe traditionnelle : "mèz". Dynamique : Mot récent en 2005, récolté durant l'enquête de 2005 auprès des lycéens.

796 MAKO :

n.m. A.cour. (Isurus oxyrhinchus Rafinesque). V. VEAU DE MER. Répertorié par Laboute, 2000 : 88.

796 MAKOUI :

n.m. Cour. Ethnolectal vietnamien (moins cour. chez les non Vietnamiens). Fantôme, esprit. Quand je vais chez lui [l’ami vietnamien], ses parents nous racontent des histoires de ma-cuys, les mauvais esprits (…). Prigent, 2006 : 88.

796 MAKWÉ :

n.m. A.cour. (Xanthosoma (Schott.) Engler.sp.) (Bourret, 1978 : 57). V. TARO DE MONTAGNE. Makwé. Etiquette au marché, 2005.

797 MAL :

adv. Peu cour. Fam. Jeune. Ethnolectal non Européen? Très. V. FIN. Il est mal grand [=Il est très grand]. Ecrit d'enquête, 05/2005. C'est mal net* [=c'est très bon, c'est super]. Commentaire de vidéo (Youtube Un zoreil* ds un taxi, Beltram, 12/2017). Dynamique : Terme récolté en 2005 auprès de lycéens (Pauleau, enquête linguistique, 2005). Emploi qui s'avère peu courant (Pauleau, enquête linguistique, 2022).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

798 MALABAR :

n.m. A.cour. Vieilli. Indien (d'Inde). Encycl. : La côte de Malabar est une région littorale de l'Inde. Les Malabars sont à l'origine des Indiens arrivés en Nouvelle-Calédonie vers 1864 de l'Ile Bourbon, souvent en tant que domestiques des colons bourbonnais. A La Réunion, le nom de Malbar est toujours celui donné aux Indiens « par la conservation du nom des premiers Indiens arrivés comme esclaves au XVIIIe siècle et qui proviennent de la côte de Malabar, au sud-ouest de la péninsule » (Gay, 2021 : 70). Naramsamy, le Malabar, m'a dit qu'il ne pourrait plus venir (…). J.Mariotti 1947, dans Littérature NC : 27. La première halte se ferait chez Sami, le vieux Malabar de Bouraké, qui avait donné son nom à l'endroit. Roman Jacques, 2002b : 16. Cipaye, un vieux malabar, suit le convoi, armé d'une brouette (...). Prigent, 2006 : 21. Norme : Le sens de "homme très fort" mentionné par le Petit Robert est rare en contexte calédonien*. Dynamique : En 2005, plus de la moitié des jeunes interrogés ne connaissait pas ce mot, quel que soit le groupe culturel (Pauleau, enquête linguistique, 2005).

798 MALHEUREUX :

adj. A.cour. Dommage. un Mélanésien qui ne sait pas parler sa langue bè c’est grave ça:// parce que qu’est-ce qu’il est ? c’est un Mélanésien […] c’est c’est malheureux* pour lui [‘c’est dommage pour lui’]. Oral d’enquête, locutrice kanak*, Nouméa -Barnèche, 2005 : 143.

798 MALL :

n.m. T.cour. Centre commercial. Encycl. : En anglo-américain et en anglo-australien "mall" a la même signification. 6 milliards [F CFP]* d’investissement, un mall commercial luxueux (...) près de 200 emplois, des enseignes nouvelles (...). noumeapost.com, 04/18. Vous les attendiez, Les essentiels manches longues sont de retour dans vos magasins (...) Port Plaisance et Dumbea Mall. Publicité, Facebook.com/CamaieuNouvelleCaledonie, 08/2022. Il habite tout près du mall. Oral spontané, 2022.

799 MAM :

n.propre. T.cour. Fam. Maman. Encycl. : L'anglais "mum" désigne également la maman, variante de "mummy", cour. aussi en contexte calédonien* (V.MAMIE). L'enfant réconcilié cria "mam!" à la façon de tous les enfants de Calédonie*. Roman Sénès, 1987 : 133. Alors mam qu'est-ce qu'on projette pour demain? Album Sebban, 1984 : 11. Je suis là, Mam', dans la cuisine! Roman Calandra, 2004 : 5. La recette de Mam’ [: Rubrique culinaire]. Journal La brousse, 02/2005. Au revoir Mam, aujourd'hui tu es accomplie radieuse et en paix (...). Oraison funèbre écrite, Journal Les Nouvelles, 09/2022. Variante (cour.) : Mamie*. Norme : Ne s'emploie pas comme nom commun : on ne dit ni "une mam", ni "où elle est ta mam?"... Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2022).

800 MAMIE :

1. Variante de MAM. V. cette entrée. Encycl. : Terme en usage notamment à l'Ile Maurice (Nallatamby, 1995). Mamie, y a ... y a Auguste qui m'a fait tomber (…). Roman Tcherko, 2003 : 65. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005).  2. Attesté uniquement à l'oral. n.f. Cour. Fam. Compagne, épouse, bien-aimée, femme, fille. On a taquiné les mêmes mamies [=On a dragué les mêmes filles], bourré les mêmes vieilles* (…). Sketch Lewis, 1990. [Appelant sa femme :] Mamie ! Apporte-nous la boîte (…). Entretien Barbançon, 2022 : 107. Il faut qu'il se trouve une mamie, depuis le temps qu'il est célibataire... Oral spontané, s.d. Va chercher Mamie et après vous venez nous rejoindre... [=Va chercher ta femme et après...] Oral spontané, s.d. Syn. (cour.) : Vieille*. Norme : Souvent employé comme n.propre ou surnom donné à la compagne, l'épouse, y compris chez les jeunes, au moins dans les années 1990. / A rapprocher de l'usage de gamine*, gosse* : V. ces entrées.    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

801 MAN :

n.m. A.cour. Fam. Jeune. Terme d’adresse amical pour un interlocuteur masculin. Encycl. : L'anglais "man" peut avoir le même usage. (…) l'un des jeunes l'interpella : -Enok, hé, man! Roman Jacques, 2002a : 60. Ouais, man, je sais, je les fais toutes craquer! Journal Tazar*, 05/2006. Alors man, ça va ? Oral spontané, s.d. Syn. : V. COUSIN. Norme : Possible en français de l'Hexagone (français fam. des jeunes). Norme phonétique : [man]; en alphabet latin, "mane". Dynamique : Attesté par des informateurs kanak* -lycéens- en 2005 (Pauleau, enquête linguistique, 2005).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

801 MANGEUR D'HOMME :

n.m. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Carcharodon carcharias Linné.). V. REQUIN BLANC. Répertorié par Rivaton, 1990 : 84.

802 MANGUE :

n.f. T.cour. Terme du français de référence nommant le fruit du manguier (Mangifera indica), en usage en contexte calédonien* et entrant, en tant que générique, dans la composition d'autres termes désignant diverses variétés de mangues : V. ci-après.

803

MANGUE SABOT :

n.f. T.cour. Variété de mangue* dont la forme rappelle celle du sabot, à la chair particulièrement appréciée. Répertorié par B.Suprin (botaniste -parc forestier de Nouméa). [Prix du marché :] Mangue sabot 290F[C.F.P.*]. Journal Les Nouvelles, 04/2005. Elles sont bonnes les mangues, c'est des mangues sabots. Oral spontané, s.d.

803

MANGUE TÉRÉBENTINE :

n.f. A.cour. Variété de mangue au goût acidulé et très parfumé. Si tu prends des mangues, prends des mangues térébentine. Répertorié à l'écrit par F.O.L., 1983 : 110.

 

804 MANIER LE BÉTAIL :

V. BÉTAIL.

804 MANIOC :

n.m. T.cour.  1. Terme du français de référence (nommant Manihot spp., plante à grosses feuilles en forme de main et à racines comestibles), en usage en contexte calédonien* et entrant, en tant que générique, dans la composition d'autres termes. Encycl. : Le manioc poussant en Nouvelle-Calédonie correspond spécialement à la variété Manihot esculenta Crantz. Plante introduite de la famille des Euphorbiacées (Crotonoïdées). Possède des propriétés médicinales (Rageau, 1973 :79). Les feuilles se mangent aussi, mais moins couramment que les tubercules (selon informateurs). Norme : Le Petit Robert mentionne : "MANIOC (…) manihot (…) mot tupi. Arbrisseau des régions tropicales (…) dont la racine fournit une fécule alimentaire : le tapioca". Précisons que ce dernier terme n'est pas en usage en contexte calédonien*.  2. Tubercule de Manihot esculenta Crantz., plante décrite en 1. Encycl. : Le manioc se mange sous diverses formes : en boulettes, en frites, comme légume d'accompagnement, en gateau, dans le bougna* (sorte de ragoût). La farine est utilisée dans la préparation du poé*, plat tahitien. Dans l'artisanat, cette farine sert (servait?) notamment à faire de la colle, pour les tapas*, par exemple (selon informateurs). Exemple de menu bien composé pour un jeune enfant (…) : Arachides*, manioc, citrouille, banane*. Journal Bwenando, 03/07/1986. (…) elle trouva cela délicieux, de même que les boulettes de manioc râpé (…). Roman Tcherko, 2001 : 46. Donc un pot au feu Kalédonien peut et même doit contenir de l’igname* (…) des taros*(…), du manioc (blanc, jaune…) (…) un peu de chouchoute* (…). Recettes Moglia, 2004 : 77. Gâteau Manioc. Etiquette au marché, 2005. Les saveurs françaises se retrouvent mêlées à celles du Pacifique. Gratin de crabe* de palétuvier* (…) croquettes de manioc (…). Brochure touristique d’Aircalin, 2022.  

Encycl. : Terme en usage dans de nombreuses régions, notamment à l'Ile Maurice (Nallatamby, 1995), en Afrique (au Burundi par exemple – site BDLP, 2006)...etc.

Locution : V. ci-après.

Composés : V. ci-après.

Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2005-2022).

V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

805

MANIOC* AMER :

n.m. A.cour. Ethnolectal polynésien (rare dans les autres groupes?).  1. (Manihot esculenta Crantz). Variété de manioc* dont le tubercule a une chair plus amère que les autres.  2. Tubercule de Manihot esculenta Crantz. décrite en 1.

Le manioc amer contient beaucoup plus d'acide que le doux (...). http://hnautra.canalblog.com/, 04/2006.

Syn. : Manioc* (t.cour.).

Dynamique : Terme assez peu répertorié pour le contexte calédonien* : répertorié par B.Suprin, botaniste –parc forestier de Nouméa (Pauleau, enquête de 1990). Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005).

805

MANIOC* BLANC :

n.m. A.cour.  1.  (Identification scientifique?). Variété de manioc* dont le tubercule a une chair un peu moins appréciée que les autres.  2. Tubercule de la plante décrite en 1. Donc un pot au feu Kalédonien peut et même doit contenir de l’igname* (…) du manioc (blanc, jaune…) (…). Recettes Moglia, 2004 : 77.

Syn. : Manioc* (t.cour.).

Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005).

805

MANIOC* CURRY :

n.m. Peu cour. V. MANIOC* JAUNE. Tu connais le manioc curry? Il est jaune. Oral d'enquête, 1990.

805

MANIOC* DOUX :

n.m. Peu cour.  1. (Manihot dulcis (Gm.) Pax.). Variété de manioc* dont le tubercule est doux au goût, et de couleur jaune (?).  2. Tubercule de Manihot dulcis, décrite en 1.

Syn. : Manioc* (plus cour.). Manioc* jaune?

805

MANIOC* JAUNE :

n.m. A.cour.  1. (Identification scientifique?). Variété de manioc* dont le tubercule est de couleur jaune2.  Tubercule de la plante décrite en 1. Donc un pot au feu Kalédonien peut et même doit contenir de l’igname* (…) du manioc (blanc, jaune…) (…). Recettes Moglia, 2004 : 77.

Syn. : Manioc* (plus cour.). Manioc* curry?

Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005).

806

ÊTRE UN SACRÉ MANIOC* :

loc. Cour. Fam. ou sociolectal (pop.). Avoir une personnalité forte, être un personnage. Encycl. : V. SAOUÈTE. Ah celle-là c'est un sacré manioc hein? Ecrit d'enquête, 05/2005. Equivalents hexagonaux : Etre un sacré numéro/phénomène...etc. Syn. : V. KAOUIN : ÊTRE UN SACRÉ KAOUIN. Norme : Peut s'appliquer à une personne du sexe masculin ou féminin. Dynamique : Terme récolté en 2005 (Pauleau, enquête linguistique, 2005).   V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

 

807 MANOU :

n.m. T.cour.  1. Pagne constitué d'un morceau de tissu de un à deux mètres, attaché autour des reins et couvrant ainsi le bas du corps des hanches aux genoux (ou aux chevilles). Encycl. : Le port du manou fut imposé aux hommes kanak* par les premiers missionnaires, afin de remplacer le bagayou*, jugé indécent dans les églises, tandis que les femmes devaient porter la robe* mission. Aujourd'hui, Calédoniens* et Calédoniennes* de toutes ethnies portent souvent le manou comme costume d'intérieur, les façons de le porter et de l'attacher connaissant de nombreuses variantes, surtout chez les femmes. Le manou est également souvent présent parmi les dons, lors des échanges coutumiers*. (…) la christianisation ne se fait pas sans la perte ou la transformation des valeurs traditionnelles kanakes* [sic.]. Les Chefs* doivent renoncer à la polygamie, les hommes doivent se vêtir et le port du manou, ce pagne que l'on ceint autour de la taille est considéré comme le signe extérieur de la civilisation. Pour les femmes on crée la robe-mission*, désormais symbole de la femme kanake* [sic.]. Essai Barbançon, 198? 32. (…) elle n’avait rien apporté pour la coutume*, ni tabac, ni manou [note  de bas de page : manou : pagne en coton, équivalent du paréo]. Roman Tcherko, 2001 : 54. (…) elles ont entouré ses hanches d’une pièce de cotonnade (…) un manou (…). Roman Simon, 2021 : 176. Equivalent hexagonal : Paréo (Petit Robert). Locution : Y a une couille dans le manou (V. article ci après).  2. Morceau de tissu souvent utilisé pour s'asseoir ou s'allonger sur la plage ou sur la pelouse (coton imprimé en général de motifs d'inspiration polynésienne, mélanésienne ou indonésienne). [A un enfant, à la plage : ] Allez, allonge toi un peu sur mon manou pour te reposer. Oral spontané, s.d. (…) nos deux amis abrités du soleil par un "manou" tout neuf (…). Sebban, 1984 : 24. (…) [ils] élevaient un manou rouge en drapeau au milieu de la cour (…). Nouvelles Jacques, 2000 : 16. Equivalent hexagonal : Paréo (Petit Robert). Norme : Terme non comptable (on dit du manou).  3. Etoffe de coton très légère, imprimée de motifs d'inspiration polynésienne ou mélanésienne, utilisée en particulier pour confectionner les robes* missions (d'après F.O.L., 1983 : 111). "Maman a acheté 3 mètres de manou pour faire la robe à Louise" (Ibid.). Norme : Terme non comptable (on dit du manou).

Syn. : V. TISSU UVEA.

Locution : V. ci-après.

Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2005-2022).

V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

808

Y A UNE COUILLE DANS LE MANOU* :

phrase. Cour. Fam. Il y a un problème. Attends, ça marche plus, y a une couille dans le manou, là... Equivalent hexagonal (français fam.) : Y a une couille dans le potage (selon informateur -forme absente des dictionnaires consultés). Norme : L’usage de "couille" dans le sens de "problème" est attesté dans l’hexagone (DFNC "Echec, insuccès, aventure déplaisante, ennui inattendu"). C’est donc ici l’usage de manou qui est spécifique.    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

 

808 MANTA :

Variante de RAIE MANTA. V. cette entrée. Répertorié par Laboute, 2000 : 105.

809 MAQUEREAU :

 n.m. Cour. Terme du français de référence en usage en contexte calédonien*. Entre, en tant que générique, dans la composition de noms de poissons du genre Scomberoides (i.e. le même genre que celui des maquereaux de l’Hexagone), tel le maquereau* chevalier,  mais aussi d’autres genres (comme le maquereau* gros yeux). Composés  : V. ci-après.

809

MAQUEREAU* CHEVALIER :

n.m. A.cour. (Scomberoides lysan Forssk.) (endemia.nc). Poisson de la famille des Carangidae. - C’est quoi ? C’est une aiguillette* qui a sauté là-bas ? -Non c’est un maquereau chevalier ! Oral spontané 2022, locuteur kanak*, Ile des Pins.

810

MAQUEREAU* GROS YEUX :

n.m. A.cour. (Selar crumenophtalmus Bloch.). Poisson de la famille des Carangidés caractérisé par ses yeux, particulièrement gros. A marée haute, le flot  y draine des bancs de poissons argentés, les "maquereaux gros yeux" que guettent de petits requins*.  H. De Camaret, 1975 dans Manuel Lectures : 79.

 

809 MARCHER AVEC :

v. A.cour. Plutôt ethnolectal (plus cour. chez les Kanak*). Fonctionner au, être stimulé par. Depuis quelques temps, il marche* avec des feuilles, t'as vu il réussit tout... Equivalent hexagonal : Marcher à ("marcher au café" : boire du café pour se stimuler). Locution : V.article ci-après. Norme : La particularité par rapport à l'équivalent hexagonal fam. "marcher à" est d'ordre syntaxique (marcher avec au lieu de "marcher à").

810

MARCHER* AVEC DES FEUILLES* :

V. FEUILLES.

 

810 MARGOSE (LA -) :

n.f.def. Peu cour. (Momordica charantia L.). Liane herbacée des fourrés et des bords de route, à fleur jaune en forme de clochette, aux fruits jaunes s'ouvrant sur des graines colorées. Encycl. : Famille des Cucurbitacées. Répertorié notamment par Godard, 1978 : 221. Syn. (rare) : Pomme* de merveille.

811 MARGOUILLAT :

n.m. T.cour. (Gekkonidé) (Observatoire, 1985 : 210). Petit lézard familier des maisons (où il chasse le moustique), dont le corps est presque transparent, au point qu'on distingue parfois son squelette. Encycl. : Reptile mammifère saurien (lézard) (Ibid.). / En vietnamien populaire, on trouve un mot approchant avec le même sens. (…) sur le plafond, un margouillat happa un moustique. Roman Sénès, 1987 : 119. (…) elle observait le manège des margouillats qui guettaient les moustiques (…). Roman Tcherko, 2001 : 47. Détail original [du tableau], un morceau de toile peint et décollé sur un bord fait sortir (…) une bouche de margouillat. Journal Les Infos, 05/2006. Norme : Le mot du français de référence "tarente" est d'un usage rare en contexte calédonien*, et il a une connotation de terme "non local".

812 MARGUERITIER :

n.m. Cour. (Motanoa bipinnatifida C.Koch.). Arbuste dont les fleurs ressemblent à des marguerites. Répertorié par B.Suprin, botaniste -parc forestier de Nouméa.

813 MARLIN :

n.m. Cour. (Makaira spp.). Nom donné à de gros poissons, cibles de la pêche au gros, caractérisés notamment par un corps long et musculeux et surtout par un long rostre qui prolonge la mâchoire supérieure. -Pour pêcher ?-Oui pour faire la traîne (…) -Et imaginez qu’il chope un marlin? Oral radio, 2005. [Prix du marché :] Marlin 1400F [CFP*]/KG. Journal Les Nouvelles, 05/2005. Tataki de marlin, Menu affiché dans un restaurant, Nouméa, 2019. Production totale (…) Marlins (rayé, bleu, noir) 103 tonnes en 2019. Document du gouvernement de Nouvelle-Calédonie : dam.gouv.nc, 2020. Composés : V. ci-après. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2005-2022).

814

MARLIN* BLEU :

n.m. A.cour. (Makaira mazara Jordan & Snyder). Poisson : marlin* dont la partie supérieure du corps est bleue. Production totale (…) Marlins* (rayé, bleu, noir) 103 tonnes en 2019. Document du gouvernement de Nouvelle-Calédonie : dam.gouv.nc, 2020. Syn. (cour.) : Marlin*. Dynamique : [Terme peu répertorié ? Répertorié par Laboute, 2000 : 476.] / Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2022).

815

MARLIN* NOIR :

n.m. A.cour. (Makaira indica Cuv.). Gros poisson (marlin*) au corps plus foncé que les autres marlins*, et dont la pêche "reste l'affaire de quelques rares experts" (Fourmanoir, 1976 : 318). Encycl. : Famille des Istiophoridés. Un énorme marlin noir a fait un bond fantastique hors de l'eau (…).  Journal Les Nouvelles, 11/06/1990. Production totale (…) Marlins* (rayé, bleu, noir) 103 tonnes en 2019. Document du gouvernement de Nouvelle-Calédonie : dam.gouv.nc, 2020. Syn. (cour.) : Marlin*. Dynamique : Terme stable selon l’enquête de 2022.

 

814 MARRÉ,-ÉE :

adj. Cour. Fam. Las, fatigué. Encycl. : Le DFNC mentionne "marré, (-e)" : "Importuné, excédé de". Cet ouvrage précise dans la rubrique "Hist[oire]" : "Participe passé du verbe marer, marrer : "Je suis maré", "J'ai eu mon compte, j'en ai assez" (1895, Chautard). Ces emplois sont sortis de l'usage avant 1920.". On a fouillé partout pour le trouver, son morpion. On en est fin marré (…). Sénès, 1987 : 288. Marré d'entendre les gens me raconter leur voyage (…). Roman Jacques, 2002a : 84. Je suis fin marrée de toutes ces caméras (…). BD Berger, 2004 : 49. Equivalents hexagonaux de "être marré" : En avoir marre, ras le bol (français fam.) ...etc. Collocation fréquente : Fin* marré. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005).

814 MARTAOUI :

n.m. Rare. (Acacia simplicifolia Druce (ou Acacia parviflora Willd.). V. ACACIA.  Répertorié par F.O.L., 1983 : 1.

815 MARTIN-PÊCHEUR :

n.m. T.cour. (Halcyon sanctus canacorum Brasil). Petit oiseau au plumage bleu vert et au long bec pointu souvent perché sur les branches sèches ou les fils téléphoniques, qui se nourrit de sauterelles et de lézards (d'où le synonyme de martin-chasseur*) (F.O.L., 1983 : 112). Encycl.: Famille des Alcénidés, comme Alcedo atthis, le martin-pêcheur d'Europe. Quand les ignames* germent et apparaissent sur les sillons, on entend le martin-pêcheur chanter. J.M. Tjibaou 1976, dans Manuel Lectures : 232. (…) long ruban clair où les martins-pêcheurs et les picots* se nourrissaient de vase (…) rien de plus calédonien* que la Coulée (…) Roman Sénès, 1987 : 275. Syn. : Tec-tec* (a.cour.). Martin-chasseur* (peu cour.). Alcyon* sacré des Canaques (rare, spéc.) (Hannecart, 1980 : 15).

816

MARTIN-CHASSEUR :

n.m. Peu cour. (Halcyon sanctus canacorum Brasil). V. MARTIN-PÊCHEUR. Répertorié par F.O.L., 1983 : 112.

 

815 MARTINET :

n.m. Rare. Terme du français de référence en usage en contexte calédonien*. Entre en tant que générique dans la composition de noms d’oiseaux qui ne sont pas de la même espèce que les martinets de France hexagonale (ces derniers étant du genre Apus, les martinets calédoniens* sont du genre Collocalia). Composés  : V. ci-après.

815

MARTINET* SOYEUX :

n.m. Rare. Spéc. Domaine : Ornithologie. (Collocalia esculenta uropygialis). V. HIRONDELLE. Répertorié par Hannecart, 1980 : 72.

815

MARTINET* À CROUPION BLANC :

n.m. Rare. Spéc. Domaine : Ornithologie. (Collocalia spodopygia leucopygia). V. HIRONDELLE. Répertorié par Hannecart, 1980 : 74.

816 MAS :

n.m. Peu cour. Fam. Vieilli. Jardinier. V. CACANE (I.2.). Dans la salle, les Javanais*, les mass [sic.], kretek* au bec, (…) ne s’assoient jamais sur les sièges de toile mais s’accroupissent (…). Prigent, 2006 : 54. Demande au mas de passer la tondeuse. Norme phonétique : [mas] (le "s" final se prononce). Dynamique : La majorité des jeunes interrogés en 2005 ne connaissait pas ce mot (Pauleau, enquête linguistique, 2005).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

816 MASS :

n.f. Cour. Fam. Jeune. Terme d’adresse amical. Encycl. : Troncation de « ma sœur ».  -Mass ? [s’adressant à quelqu’un] (…) on a atteint les trois mille abonnés -Awa* ? -Mass je te jure (…). Vidéo Facebook, ''Lexy Lence -Drag queen Nouméa'', 2020. Collectif ‘Collage de Mass’, nom d’un collectif féministe né à Nouméa en 2021. Mass on te croit, slogan mural d’une campagne contre les violences faites aux femmes, Nouméa, 2022. Coucou les mass. Début de posts Facebook, ''Lexy Lence -Drag queen Nouméa'', 2023. Collons en masse pour toutes nos mass, slogan du collectif féministe ‘Collage de Mass’ sur sa page Facebook, 2024. Variante : Mass peut être parfois substantivé comme dans les illustrations précédentes coucou les mass et toutes nos mass. Norme : Le terme s'adresse aux interlocuteurs également (contrairement à ce que pourrait induire le mot "soeur", dont est issu mass), y compris hors des milieux des drag queens, mais serait restreint au "groupe des jeunes'' -selon informatrice, jeune, Nouméa, 2023. / Cet usage coexiste avec celui de sœur, par exemple pour telle vidéo sur Internet (2023) on observe, dans les commentaires de félicitations adressés à diverses personnes, parfois le terme sœur (Net* les sœurs [= Super, les sœurs]) parfois le terme mass (Tu gères Mass [= Tu es excellente, ma sœur] ).

817 MATANE! :

Attesté uniquement à l'oral. interj. Cour. Fam. ou sociolectal (pop.) et/ou ethnolectal polynésien. Souvent plaisant. Exprime la surprise. V. BABYLONE! [En trébuchant :] Matane!

818 MATCHA! :

Variante de WANAMATCHA! V. cette entrée et BABYLONE! Encycl. : Probablement une troncation de Wanamatcha! [En cassant quelque chose involontairement : ] Matcha!    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

819 MATHIAS! :

Attesté uniquement à l'oral. interj. Cour. Fam. Sociolectal (pop.) Souvent plaisant. Exprime la surprise. V. BABYLONE! [En donnant un coup de frein brusque :] Mathias!    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

820 MEC :

n.m. T.cour. Fam. Anaphorique pouvant reprendre aussi bien un animé humain qu'un animé non humain (animal notamment) : (…) [à la pêche:] y a un "sacré mec", un perroquet* bleu, je crois (…) qui va réussir, hélas à filer vers le large. Album Sebban, 1984 : 14. C'est mon chien (…) il a un flair extraordinaire (…) le mec! BD Berger, 1989 : 33. Norme : Le mot "mec" ne peut désigner qu'un animé humain en français hexagonal. Dynamique : Emploi relativement stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005).

821

"mon/ton/..." MEC :

structure de SN (adj.poss. "mon/ton/..." + MEC). Cour. Fam. Anaphorique signifiant : "le mec dont j'ai parlé/ dont tu as parlé…". (…) y suffit de les forcer un peu, tes mecs! [=il suffit de les forcer un peu, les touristes dont tu t'occupes]. BD Berger, 1991 : 20. Ils parlent de ton mec en page quat' [=Ils parlent du mec dont tu m'as parlé] Roman Ohlen, 2000 : 31. Regardez! C'est l'équipe de nos mecs de la télé (…) [=Regardez! C'est l'équipe des mecs de la télé à qui on a eu à faire] BD Berger, 2004 : 50. Norme : En français hexagonal, "mon/ton... mec" aurait le sens de "mon/ton... amoureux". Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005).

822

PETIT* MEC :

n.m. T.cour. Fam. Enfant, adolescent. Je rencontre (…) Thierry, avec qui j'étais en cinquième l'an passé, un "petit mec" marrant et farceur. Album Sebban, 1984 : 31. Les examens (…) arrivent, le petit mec, il se présente [aux examens] (…). Sketch Wahoo, [2000?]. Equivalent hexagonal : Gosse (Petit Robert). Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005).

 

822 MÉDICAMENT :

n.m. T.cour. Ethnolectal kanak* (a.cour. chez les non Kanak*).  1. Moyen occulte utilisé à des fins bénéfiques. V. FEUILLES. Il connaît plein de médicaments pour porter chance... Oral spontané, 1990. (…) le gardien du dieu-totem (…) parvint à repousser le lézard [être redoutable incarnant un esprit] en crachant sur lui un « médicament » à base d’herbes fraîches mâchées. Etiquette de l’exposition Mue, faire corps, Centre culturel Tjibaou, 2022.  2. Poison, maléfice. V. BOUCAN. Les yeux rivés à ces plantes sortilèges que le magicien appelait ses "médicamins" ["médicaments", prononcé à la manière kanak*]. Roman Sénès, 1987 : 46.  3. Substance protectrice contre les maléfices. V. CONTRE-BOUCAN. Si t'es emboucanné* un jour, tu me dis, je te ferai avoir des médicaments... Oral spontané, s.d.

823 MÉKOUA :

n.m. Cour. (Aprion virescens Valenciennes). Poisson d'un vert bleuté pouvant atteindre un mètre de longueur, à la chair très appréciée. Encycl. : Famille des Lutjanidés. Menu : Mékoua au trois parfums (…). Journal Les Nouvelles, 15/06/1990. [Prix du marché :] Mékoua 1550F [C.F.P.*]/KG. Journal Les Nouvelles, 04/2005. Les poissons récifo-lagonaires vendus en filet : (…) le mékoua (…). Document du gouvernement de Nouvelle-Calédonie : dam.gouv.nc, 2020.  Syn. : Thon* calédonien (peu cour.). Bar*(rare). Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2022).

824 MÉLA :

n. et adj. Cour. Fam. Mélanésien, -ne. V. KANAK. Toi, tu es méla, légitime, quoi! Moi je suis à moitié caledoche [sic], je dois me battre pour exister (…). [note de bas de page : méla : mélanésienne, soit : autochtone* (…)]. Roman Jacques, 2002a : 210.    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

825 MÉLANÉSIA 2000 :

n.pr. Vieilli.  Festival d’arts mélanésiens* de 1975. Encycl. : Souvent décrit comme un marqueur historique de la renaissance culturelle kanak* (Graille, 2016) ce festival avait aussi été très controversé par certains, notamment les indépendantistes des Foulards* rouges et du Groupe* 1878, qui y voyaient une folklorisation voire une ‘prostitution’ de la culture kanak* (Ibid.). Mélanésia 2000, fête cette année ses 40 ans. Le festival s’est déroulé en septembre 1975 sur l’ancien site de "plage 1000" à Tina-sur-mer. (…) Mélanésia 2000 aura permis de faire connaître Jean Marie Tjibaou, avant qu’il ne soit l’homme politique indépendantiste (…). la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie, 09/2015. 3 septembre [1975] : six mille personnes assistent à la cérémonie d’ouverture de « Mélanésia 2000 ». Jean-Marie Tjibaou fait son entrée dans la politique par la porte culturelle. Essai Mokaddem, 2018 : 72. Dynamique : Emploi cour. jusque dans les années 1980 environ.

825 MÉLIPHAGE :

n.m. Rare Spéc. Domaine : Ornithologie. Nom donné à divers oiseaux et entrant, en tant que générique, dans la composition de termes désignant diverses espèces d'oiseaux : V. ci-après.

825

MÉLIPHAGE* À OREILLONS GRIS :

n.m. Rare Spéc. Domaine : Ornithologie. (Lichmera incana incana Latham). V. SUCEUR. Répertorié par Hannecart 1980.

825

MÉLIPHAGE* BARRÉ :

n.m. Rare. Spéc. Domaine : Ornithologie. V. KOUYOUK (1.). Phylidonyris undulata, le méliphage barré. Site foretseche.nc, 2006.

825

MÉLIPHAGE* NOIR :

n.m. Peu cour. Spéc. Domaine : Ornithologie. (Gymnomyza aubryana Verr. & des murs). V. TOUROU.  Droits de chasse : Interdits toute l'année : (…) méliphage noir. Journal Les Nouvelles, 02/06/1990. La forêt humide (…) on y trouve la plupart des oiseaux endémiques dont le Cagou*[sic.] huppé ou encore le méliphage noir en danger critique d’extinction. Pancarte dans un parc naturel (Rivière bleue), 2022.

 

825 MENTI! :

Attesté à l'oral uniquement. interj. Cour. Sociolectal (pop.). ou plaisant. Jeune? Exprime le fait d'avoir dit volontairement quelque chose de faux pour plaisanter. [Feignant la colère :] Là j’ai un coup de gueule ça commence vraiment à bien faire!... [Grand sourire :]  Mentiiiii C’était pour avoir votre attentiooon! Comme je sais que vous aimez bien quand je râle bah voilà! Vidéo Facebook Un signe de l’univers, ''Lexy Lence -Drag queen Nouméa'', 2023. - Y a la prof juste derrière toi - Quoi? - Menti! Equivalent hexagonal : Je rigole! (fam.). Syn. : Arrivé*.  Norme : Emploi (apparemment récent en 2018) cité par une collégienne comme expression locale dans le programme radio "Que dit la jeunesse?" élaboré par des élèves de la banlieue de Nouméa en 2018 (site tazar.nc, Hey hey radio, consultation : 2022).

825 MÉOU :

n.m. A.cour. (Pteropus spp. / P. ornatus). V. ROUSSETTE. Répertorié notamment par F.O.L., 1983 : 114.

825 MÈRE LOCHE :

V. LOCHE.

829 MERLE :

n.m. Terme du français de référence en usage en contexte calédonien*. Entre dans la composition de noms d’oiseaux qui ne sont ni de la même famille ni du même genre que les merles de France hexagonale (ces derniers sont de la famille des Turdidés, les merles calédoniens* de celle des Sturnidés). Composés  : V. ci-après.

829

MERLE* DE MOLUQUES :

Variante de MERLE MOLUQUES. V. cette entrée. Droits de chasse : Autorisés toute l'année : (…) merles de Moluques. Journal Les Nouvelles, 02/06/1990.

830

MERLE* DES MOLUQUES :

Variante de MERLE MOLUQUES. V. cette entrée. Le Merle des Moluques (…) ils ont un chant et une mimique comique. J.Delacour 1966, dans Manuel Lectures : 63. Le dimanche matin les ruelles sont réservées aux oiseliers. (…) merles des Moluques, grives (…), enfermés dans des cages (...). Prigent, 2006 : 49.

831

MERLE* MOLUQUES :

Attesté uniquement à l'oral. n.m. T.cour. (Acridotheres tristis L.). Oiseau familier des agglomérations comme de la brousse* (où on le voit communément autour des bestiaux), aux jeux bruyants; son plumage est sombre, son bec et ses pattes jaunes (d'où le syn. pattes jaunes). Encycl. : Des îles indonésiennes portent le nom d'Iles Moluques. / Cette espèce d'oiseau, indienne, avait été introduite des Philippines par La Réunion (Bourbon) au milieu du XIXe siècle dans le but de lutter contre les sauterelles, fléau de l'époque. Importée notamment dans la région de Bourail, elle est à l'origine du surnom Pattes* jaunes donné aux Bouraillais. / Famille des Sturnidés. Les Bouraillais, on les appelle les "Pattes* jaunes" à cause des merles Moluques... Oral spontané, 1991. Syn. (a.cour.) : Pattes* jaunes. Variantes (rares, spéc.) : Merle* de/des Moluques.    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

832

MERLE* NOIR :

n.m. A.cour. (Aplonis striatus striatus). Oiseau (17cm) noir qui se rencontre par bandes en forêt, en savane, dans les jardins. Encycl. : Famille des Sturnidés. Répertorié par Hannecart, 1980 : 32. Syn. (rare, spéc.) : Stourne* calédonien.

 

833 MÉROU* CÉLESTE :

n.f. Rare. (Cephalopolis miniata Forsskal). V. LOCHE* SANGUINE. Répertorié par Laboute, 2000 : 178.

829 MÉTRO :

n. et adj. T.cour. Fam. Métropolitain. V. ZOREILLE. Encycl. : Terme en usage dans de nombreux pays de la francophonie, notamment à La Réunion (BDLP, 2006). (. ) les femmes rirent (…) se sentant solidaires de cette petite " métro" [note de bas de page : "métro" : terme familier pour désigner les métropolitains installés en Nouvelle-Calédonie]. Roman Tcherko, 2001 : 10. Les Zoreilles*, c’est comme ça qu’on vous appelle, les Métros. Nous c’est les Caldoches* qu’on nous appelle, mais ça nous plaît pas beaucoup. Roman Tcherko, 2001 : 30. (…) leur sentiment par rapport à la France, à l'Europe, est directement lié à leur situation personnelle, les "Métros" s'en sentant naturellement plus proches que les "vrais Calédoniens*". Journal Tazar*, 07/2005. (…) star d'un feuilleton métro (…). Journal l'Echo du tourisme, 07/2006. (…) on l’a choisi, lui, le Métro (plus question de le traiter de zore*) (…). Roman Simon, 2021 : 175. Norme : Le terme "métropolitain" relève du français de référence hexagonal. Dynamique : Emploi stable, mais qui subit la forte concurrence de zoreille*, terme stable également, à la connotation davantage péjorative (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2005-2022).    V. égalemetn la BDLP, 2006-2013.

833 MI-KUA :

n.m. Peu cour. (Chanos chanos Forsskal). V. POISSON-LAIT. Répertorié par Laboute, 2000 : 343.

830 MICROBE! :

Attesté uniquement à l'oral. interj. Peu cour. Fam. ou sociolectal (pop.). Souvent plaisant. Exprime la surprise. V. BABYLONE! [En donnant un coup de frein brusque :] Microbe!

831 MIEL :

n.m. T.cour. Terme du français de référence en usage en français calédonien* et entrant, en tant que générique, dans la composition de divers termes :

832

MIEL DE CAILLOU :

n.m. Peu cour. Miel de l’abeille-caillou*. V. ABEILLE-CAILLOU. Syn. (peu cour.) : Miel* sauvage.

833

MIEL SAUVAGE :

n.m. Peu cour. Miel de l’abeille-caillou*. V. MIEL DE CAILLOU.

 

834 MILO :

n.m. T.cour. Poudre de cacao importée d’Australie. (…) en France, dans un pays qui fabrique les meilleurs biscuits du monde, notre plaisir était de recevoir un colis de Nouméa avec des Sao* et du Milo. Entretien Barbançon, 2022 : 22. Norme : Le Milo fait partie des aliments emblématiques de la culture calédonienne*. Norme phonétique : Prononcé à la française ([milo]). Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2023).

834 MIMOSA :

n.m. T.cour. (Leucaena glauca (Willd.) Benth.). Arbuste envahissant formant des fourrés épais, dont les petites feuilles vert foncé et les fleurs jaunes ressemblent à celles du mimosa méditerranéen. Encycl. : Terme apparu probablement dès le XIXe siècle (Hollyman, 1977 : 917). / Famille des Légumineuses mimosasées. Possède des propriétés médicinales (Rageau, 1973 : 44). Autrefois introduite, cultivée et utilisée comme plante de couverture, d'ombrage, de pâturage, de fourrage, d'engrais vert (Hollyman, 1977 : 21), cette plante a envahi les sols de basse altitude, surtout sur la côte ouest de la Grande-Terre*. D'aspect triste sur les collines et mauvaise herbe indestructible des jardins, elle protège cependant les sols en y fixant l'azote atmosphérique et servait encore d'aliment d'appoint pour le bétail dans les années 90. Quelque uns prenaient des petits sentiers vers (…) les mimosas. Journal Bwenando, 08/10/1988 . (…) le chemin de l'auberge entre les mimosas sur la colline au dessus de la ville (…). Nouvelles Ihage-Gorodé, 2002 : 38. (…) il traverse les mimosas et les faux-poivriers* qui bordent la pointe de l'Artillerie. Roman Jacques, 2002b : 5. Sur l'herbe sèche, aride et brûlante des collines, sous les mimosas. Roman Gorodé, 2005 : 21. Traverser à nouveau la route et me poster en face, devant les mimosas. Théâtre, Duchesne, 2014. Syn. : Faux* mimosa (t.cour.). Acacia* (a.cour.). Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

835 MINERAI :

n.m. T.cour. Terme du français de référence en usage en Nouvelle-Calédonie (usage plus fréquent que dans l'Hexagone du fait de l'exploitation des mines de nickel calédoniennes*). En outre, le terme entre en tant que générique dans la composition de lexies nommant les différentes sortes de minerai : V. ci-après quelques exemples de ces lexies (qui ne sont plus en usage aujourd'hui car la désignation des types de minerai se fonde désormais sur l'analyse chimique et physique des prélèvements, et se réduit souvent à des pourcentages –Darot, 1996) :

836

MINERAI* BRÛLÉ :

n.m. Vx. Minerai de nickel de couleur sombre au fond de la mine. Répertorié par Darot, 1996 52.

837

MINERAI* CHOCOLAT :

n.m. Vx. Minerai de nickel qui a une cassure fine comme le chocolat, produit marron présent dans les fissures au sein des saprolites (Darot, 1996 : 52). Répertorié par Darot, Ibid.

838

MINERAI* ÉCAILLE DE TORTUE :

n.m. Vx. Minerai de nickel bariolé de teinte verdâtre et rougeâtre (Darot, 1996 : 52). Répertorié par Darot, Ibid.

839

MINERAI* FAUSSE MOUTARDE :

n.m. Vx. Minerai de nickel de mauvaise qualité ressemblant au minerai moutarde* (Darot, 1996 : 52). Répertorié par Darot, Ibid.

840

MINERAI* MOUTARDE :

n.m. Vx. Minerai qui a une bonne teneur en nickel, la couleur moutarde étant due à la présence d'une argile (Darot, 1996 : 52). Répertorié par Darot, Ibid.

841

MINERAI* PAIN D'ÉPICES :

n.m. Vx. Minerai de nickel de teinte orangée avec des tâches brunes (Darot, 1996 : 52). Répertorié par Darot, Ibid.

 

842 MISÈRE :

n.f. A.cour. (Zebrina pendula Schnizl.). Plante  de la famille des Commélinacées. Répertorié notamment par Observatoire, 1990 : 101.

842 MISÈRE! :

Attesté uniquement à l'oral. interj. Cour. Fam. ou sociolectal (pop.) Ethnolectal kanak*. Exprime la surprise. V. BABYLONE! [En donnant un coup de frein brusque :] Misère!    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

843 MISSION :

n.f. T.Cour.  1. Lieux où sont regroupés les divers établissements religieux (catholiques ou protestants) : église ou temple, presbytère, bâtiments scolaires, cantine, internat, terrains de jeux …etc. (…) elle regarda la mission presque totalement déserte. Roman Tcherko, 2001 : 97.  2. Par extension : Lieu comprenant habitations, commerces …etc. au sein duquel se trouvent des établissements religieux tels qu'ils sont décrits en 1. (…) leurs habitants et leurs invités des missions voisines (…) ont participé (…). Journal Les Nouvelles, 06/06/1990.

844 MITTÉRRAND! :

Attesté uniquement à l'oral. interj. Peu cour. Fam. ou sociolectal pop.et/ou ethnolectal kanak*. Souvent plaisant. Exprime la surprise. V. BABYLONE! [En donnant un coup de frein brusque :] Mittérand!

845 MOBILE 1 :

n.m. T.cour. Gendarme mobile. (…) vers minuit t'wois t'as les mobiles i z'ont débarqué t'wois, parce que y a des mobiles qui sont stationnés à Gomen, t'wois? Sketch Valéry, 1989. Le bateau est parti sous la protection des mobiles. Journal Les Nouvelles, 29/06/1990. Quand nous sommes allés sur les barrages, ma mission était de surveiller les "mobiles". [note de bas de page : les mobiles : les gendarmes mobiles]. Récits Collégiens, 1995 : 60. Tu parles qu'avec les mobiles, (…) les opérations commandos et autres affaires de flingues, y a avait un sacré grabuge (…). Roman Gorodé, 2005 : 67. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005).

846 MOBILE 2 :

n.m. T.cour. Téléphone portable. V. MOBILIS. (…) vous tapez sur votre portable, votre mobile (…). Oral radio, 05/2005 (petites annonces). Norme : Possible mais peu courant en français hexagonal -et employé plutôt par opposition à "téléphone fixe" (Le client va chercher sur internet quand il est sur le fixe, mais ce n'est pas possible quand vous êtes sur le mobile. Oral radio, France info, 09/2006). Pour être connecté en permanence avec votre mobile et partout (...). nouvellecaledonie.travel, postérieur à 2020, consultation 2022.    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

847 MOBILIS :

n.m. T.cour. Téléphone portable. Encycl. : Terme né dans les années 1990 avec la réalité qu'il nomme. Tu peux m'appeler, j'ai un mobilis…Oral spontané, 2005. Veuillez éteindre votre mobilis lors de votre présence dans nos locaux. Affichette, cabinet médical, 2005. Alex vous transporte rapidement où vous voulez du lundi au samedi de 6h à minuit (…) Mob: 80 21 99. [=numéro de mobile*/mobilis : 80 21 99]. Petites annonces, www.legratuit.nc, 11/2021. Syn. : Mobile* (t.cour.) Variante : Mob*. Norme : Le terme "portable" est peu courant. Dynamique : Terme stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2005-2022).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

847

MOB :

Variante de MOBILIS. V. cette entrée. Tu n'as pas de chargeur?... chargeur de mob? s'enquit aussi sec Maek en montrant son téléphone (...). Roman Derne, 2019 : 33.

 

847 MON :

pr. poss. T.cour. Terme du français de référence en usage en contexte calédonien* et entrant dans la composition des termes d'adresse suivants, de registre fam. ou pop.

848

MON CON :

V. CON.

849

MON FILS :

Variante de FILS. V cette entrée. Salut mon fils, ça va ou quoi? Oral spontané, s.d. [L'épicier au client :] Hééé bonjour mon fils! ça va ? Vidéo Youtube L’alcool en Nouvelle-Calédonie, Coco Banane, 05/2021. Equivalent hexagonal : Mon pote (français pop.). Dynamique : Emploi stable, bien que peut-être vieillissant (Pauleau, enquête linguistique, 2022).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

850

MON FRÈRE :

Variante de FRÈRE. V. cette entrée. Hé mon frère! Oral spontané, sd. HB [happy birthday] mon frère ! Commentaire de vidéo (Youtube La récap de mes 20 ans, Coco Banane, 04/2022). Equivalent hexagonal : Mon pote (français pop.). Poto (français pop. jeune). Norme : Le terme d'adresse pop. mon frère est possible dans l'Hexagone (mais dans l'Hexagone frère semble plus cour., surtout chez les jeunes, comme marqueur générationnel pansocial). Dynamique : Emploi stable, qui semble même être devenu plus courant que la forme sans possessif frère (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2005-2022).

851

MONF :

Variante de MON FRÈRE. V. cette entrée. Joli ce que tu fais Monf (...) / Force à toi monff , très belle vidéo en tous cas (...). Commentaires de vidéo (Youtube Je fais une Rock Drill, Coco Banane, 07/2022). Variante graphique : Monff (?). Dynamique : Terme récent (?) récolté en 2022 (Pauleau, enquête linguistique, 2022).

851

MON GARÇON :

Attesté uniquement à l’oral. n.m. T.cour. Fam. ou Sociolectal (pop.). Ethnolectal (plus cour. chez les Européens*). Terme d'adresse amical pour un interlocuteur masculin plus jeune. V. COUSIN. Alors mon garçon, ça va ? Variante (t.cour.) : Garçon*. Norme : Possible en contexte hexagonal.    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

852

MON GARS :

Attesté uniquement à l’oral. n.m. T.cour. Fam. ou Sociolectal (pop.). Ethnolectal (plus cour. chez les Européens). Terme d'adresse amical pour un interlocuteur masculin. V. COUSIN. Alors mon gars, ça va ? Oral spontané, s.d. Norme : Possible en contexte hexagonal.

853

MON PAUVRE (DIABLE) :

loc. nom. A.cour. Fam. ou sociolectal (pop.), ethnolectal européen*. Terme d'adresse amical marquant l'insistance du propos. - C'est pas là qu'il faut lancer l'épervier mon* fils. - Et où alors? - Un peu plus haut, à l'embouchure de la rivière. - Et pourquoi? - Mon pauvre diable! Mais c'est là que les poissons y vont boire! Kurtovitch, Théâtre calédonien* : 110, 2009, texte non publié. Ma pauvre mais c'est des stars mondiales!  Oral spontané, s.d. Variante courte : Mon, ma pauvre.    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

 

848 MONETTE JAUNE :

n.f. Peu cour. (Allamanda cathartica L.). V. LIANE JAUNE. Répertorié par Godard, 1978 : 221.

852 MONTEUR DE GAMME :

n.m. Rare. (Cacomantis pyrrhophanus pyrrhophanus). V. COUCOU À ÉVENTAIL. Répertorié par Hannecart, 1980 : 80.

852 MONTGOMERY :

n.m. Peu cour. Vieilli. (Identification scientifique?). Variété de trèfle rouge. Encycl. : Terme apparu probablement dès le XIXe siècle (Hollyman, 1971 : 917), où l'anglais néo-zélandais employait "Montgomery red clover" pour désigner une variété de trèfle également (Ibid.). Répertorié notamment par  Observatoire, 1990 : 185.

853 MONTRER (FAIRE -) :

v.tr. T.cour. Voir : faire voir. (…) sa mère l’envoyait pour lui « faire montrer" les cailloux des vieux* d’avant (…). Roman Tcherko, 2001 : 24. J'te ramène chez moi à Boghen j'vais t'faire montrer mon toy! Post humoristique, Facebook, 2022. Fais montrer! [=Fais voir!]. Oral spontané, s.d. Dynamique : Emploi stable très fréquent chez les enfants notamment (Pauleau, enquête linguistique, 2005-2022).

853 MORT BLANCHE :

n.f. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Carcharodon carcharias Linné.). V. REQUIN BLANC. Répertorié par Rivaton, 1990 : 84.

854 MOU :

adj. T.cour. Qualifie le crabe lorsqu’il est au stade de la mue. V. CRABE MOU. (…) il y avait un Vieux* Crabe Malin qui avait refusé de quitter sa carapace, qui ne voulait plus être ni mou, ni carton*, ni rien... ADG, dans Littérature NC : 54.

855 MOUCHE :

n.f. T.cour. Terme du français de référence, en usage en contexte calédonien* et entrant, en tant que générique, dans la composition de termes divers désignant des espèces de mouches : V. ci-après.

856

MOUCHE À BÉTAIL* :

n.f. A.cour. (Hippobosca equina L.). V. MOUCHE À BOEUF. Parmi les mouches, citons la "mouche à bétail" (…) plate et élastique (…). Site internet Futura-Sciences.com, 2006.

857

MOUCHE À BOEUF :

n.f. A.cour. Ethnolectal (rare chez les Mélanésiens). (Hippobosca equina L.). Mouche à corps aplati, piquant le bétail*. Le choix de cette mouche [la mouche verte] plutôt que la mouche à boeuf (…) pour surnommer le Métropolitain (…). Essai Barbançon, 1988 : 48. Syn. : Mouche* à bétail (a.cour.). Mouche* plate (rare).

857

MOUCHE À CACA :

n.f. Cour. Souvent plaisant. (Lucilla cuprina Wiedem.). Grosse mouche de couleur bleu vert souvent posée sur les excréments. Equivalent hexagonal : Mouche à merde (français fam. vulg.). Répertorié par Observatoire, 1990 : 185. Syn. (cour.) : Mouche* bleue. Norme : Les termes en usage dans l'hexagone, "mouche verte" (figurant au Petit Robert) et "mouche à merde" (n'y figurant pas), sont employés aussi en contexte calédonien* comme syn. de mouche à caca.

858

MOUCHE À REQUIN* :

n.f. A.cour. (Dasybasis rubricallosa Ric.). Gros insecte gris (diptère) du bord de mer, qui pique l'homme douloureusement. Le choix de cette mouche [la mouche verte] plutôt que la mouche* à boeuf ou la mouche à requin* pour surnommer le Métropolitain (…). Essai Barbançon, 1988 : 48. Norme : Le mot "taon" (en usage dans l'Hexagone également) est employé couramment comme syn. de mouche à requin.

858

MOUCHE BLEUE :

n.f. Cour. (Lucilla cuprina Wiedem.). V. MOUCHE À CACA. Répertorié par Observatoire, 1984 : 136.

859

MOUCHE PLATE :

n.f. Rare. (Hippobosca equina L.). V. MOUCHE À BOEUF. Répertorié par Observatoire, 1990 : 185.  

 

857 MOUILLER :

Attesté uniquement à l’oral. v. T.cour. Fam. ou Sociolectal (pop.). Parfois plaisant.  1. Frapper, battre. V. ASTIQUER. (I.1.). Y a eu une bagarre, il s’est fait mouiller… Oral spontané, s.d. Collocation usuelle : Mouiller* la gueule (de quelqu’un).  2. Se dépêcher ; se lancer. V. ASTIQUER (II.). Mouille ! On n’avance pas là ! Oral spontané, s.d. Collocations fréquentes (et syn.) : Mouille ton canon* ! Mouille ta boulette* ! Usage préférentiel : Surtout à l’impératif.  3. Donner, offrir. V. ENVOYER. Mouille ta bière, on a soif ! Oral spontané, s.d. Norme : Cette acception semble un peu moins courante.  4. Mettre. Mouille ta veste, on y va… Oral spontané, s.d. Norme : Cette acception semble un peu moins courante.

Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005).

V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

858

MOUILLER LA GUEULE + complément :

Attesté uniquement à l’oral. loc. verbale. Cour. Fam. ou sociolectal (pop.). Parfois plaisant. Frapper + complément. V. MOUILLER (1.) et DÉCALQUER LA GUEULE. Arrête de m’emmerder, j’ vais t’ mouiller la gueule!

859

MOUILLER SA BOULETTE :

Variante de METTRE LA BOULETTE. V. BOULETTE. Mouille ta boulette! [=Dépêche-toi!]. Figure de façon emblématique sur une carte postale -depuis 1992- qui rassemble diverses expressions du pays, avec le titre : Lôngage [=langage*] à nouzautes*.

860

MOUILLER SON CANON :

Cour. Fam. ou sociolectal (pop.). Parfois plaisant. Se dépêcher ; se lancer. V. MOUILLER (2.) et CANON. Dragon : (…) C’est ton année Mâncon [=mon con*] alors mouille ton canon ! [=alors lance toi]. Post Facebook, horoscope 2024 Année du dragon By Maï Nem. Allez ! Mouille ton canon! On va être en retard!    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

 

860 MOYEN! :

Attesté uniquement à l’oral. interj. Cour. Fam. ou sociolectal (pop.). Parfois plaisant. C'est possible. Encycl. : En créole de Saint Louis (tayo*) "monya" [monja] signifie "pouvoir" (Corne, 1990 : 12). -J'aimerais bien prendre ta voiture... Moyen? -Moyen! Variantes : Moyen* faire (cour.). Moyen* bon (peu cour.). Collocations fréquentes : V. articles ci après :

861

MOYEN* + phrase infinitive :

Attesté uniquement à l’oral. structure de phrase complexe (phrase elliptique pouvant subordonner une phrase infinitive). A.cour. Fam. ou sociolectal (pop.). Parfois plaisant. C'est possible de + phrase infinitive. Moyen monter dans le car? [=C'est possible de monter dans le car?]. Oral spontané, 1991. Variante : Moyen* bon + phrase infinitive (peu cour.).

862

MOYEN* BON :

Variante de MOYEN. V. cette entrée. -J'aimerais bien prendre ta voiture... Moyen bon? -Moyen bon! Collocation : V. article ci-après :

863

MOYEN* BON + phrase infinitive :

Variante de MOYEN et de MOYEN BON. V. ces entrées. Moyen bon venir à deux heures? [=Tu peux venir à deux heures?].

864

MOYEN* FAIRE :

Variante de MOYEN. V. cette entrée. –Tu viens à deux heures? Moyen faire? –Moyen faire!

 

864 MULET :

n.m. Cour. (Mugil spp. : Mugil vaïgiensis / M.macrolepsis / M.seheli... ). Nom donné à divers poissons du genre Mugil, comme ceux cités ci-dessus. Encycl. : Terme en usage notamment à l'Ile Maurice (Nallatamby, 1995). (…) les requins* (…) aux côtés des "Picots*" et des "Mulets" (…). R.Lacroix, 1988 dans Anthologie, 1994 : 235. Le message des lézards, des mulets et des anguilles. Roman Gorodé, 2005 : 129. Dans les produits les plus observés, le moins cher est le mulet avec un prix moyen de 692 F CFP*/kg. Document du gouvernement de Nouvelle-Calédonie : dam.gouv.nc, 2020. Composés : V. ci-après. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2005-2022).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

865

GRAND MULET* :

n.m. Rare. (Mugilidés ou Polynémidés). Nom donné aux poissons appartenant à certaines espèces de mulets* de grande taille, ou à d'autres familles de poissons comme les Polynémidés. Répertorié par Observatoire, 1990 : 171. Syn. (cour.) : Mulet*. Composé : V. ci-après :

865

GRAND MULET* À QUEUE BLEUE :

n.m. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Crenimugil crenilabis Forssk.). Poisson, espèce de mulet* à queue bleue, de grande taille. Répertorié par Observatoire, 1990 : 171. Syn. (cour.) : Mulet*.

866

MULET* À QUEUE BLEUE :

n.m. Peu cour. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Crenimugil crenilabis Forssk.). Poisson, espèce de mulet* (60cm), argenté, à queue bleue. Répertorié notamment par Laboute, 2000 : 340. Syn. (cour.) : Mulet*.

867

MULET* BATARD :

n.m. Peu cour. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Polydactylus sexfilis Valenciennes). Poisson, espèce de mulet* (50cm), argenté, possédant six long filaments buco-ventraux. Répertorié notamment par Laboute, 2000 : 345. Syn. (cour.) : Mulet*.

868

MULET* BLANC :

n.m. Peu cour. (Mugilidae indéterminé -Laboute, 2000 : 341.). Poisson, espèce de mulet*. (40cm), argenté. Répertorié notamment par Laboute, op.cit. Syn. (cour.) : Mulet*.

869

MULET* DE CASCADES :

n.m. Peu cour. (Cestraeus plicatilis Valenciennes). V. MULET NOIR. Répertorié notamment par Laboute, 2000 : 59.

870

MULET* DE RIVIÈRE :

n.m. Peu cour. (Cestraeus plicatilis Valenciennes). V. MULET NOIR. Répertorié notamment par Observatoire, 1990 186.

871

MULET* NOIR :

n.m. Peu cour. (Cestraeus plicatilis Valenciennes). Poisson, espèce de mulet* (18cm) vivant en rivière, dans les eaux turbulentes. Répertorié notamment par Laboute, 2000 : 59. Syn. : Mulet* (cour.). Mulet* de rivière, mulet* de cascades (peu cour.).

 

865 MÛRE :

n.f. T.cour. Fruit de Morus alba L., appelé mûrier* (V. ce mot). Pourquoi tu les laisses pourrir les mûres dans ton jardin? Oral spontané, 1991. Dérivé : Mûrier*. Norme : Dans l'Hexagone, bien que ce terme soit souvent connu (la "mûre" en tant que fruit du "mûrier"), il est moins répandu que le terme "mûre" en tant que fruit des "ronces" -du genre Rubus, et non Morus. En contexte calédonien*, c'est l'inverse, le terme mûre renvoie au fruit du mûrier le plus souvent et on appelle parfois framboise le fruit des ronces.

866 MURÈNE :

n.f. Cour. Terme du français de référence, en usage en contexte calédonien* pour désigner les poissons de la famille des Muraenidae, et entrant, en tant que générique, dans la composition de termes (rares, spéc.) désignant des espèces de murènes :

867

MURÈNE* À GUEULE BLANCHE :

n.f. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Gymnothorax meleagris Shaw & Nodder). Espèce de murène* dont l'intérieur de la gueule est blanc. Répertorié  par Laboute, 2000 : 111.

868

MURÈNE* À GUEULE JAUNE :

n.f. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Gymnothorax nudivomer Playfair et Günther). Espèce de murène* dont l'intérieur de la gueule est jaune. Répertorié  par Laboute, 2000 : 112.

869

MURÈNE* À OEIL BLANC :

n.f. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Siderea thyrsoidea Richardson). Espèce de murène* dont les yeux sont entourés de blanc. Répertorié  par Laboute, 2000 : 115.

870

MURÈNE* À POINTS JAUNES :

n.f. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Gymnothorax flavimarginatus Rüppell). Espèce de murène* au corps brun à points jaunes. Répertorié  par Laboute, 2000 : 111.

871

MURÈNE* À TÂCHES NOIRES :

n.f. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Gymnothorax fimbriatus Bennett). Espèce de murène* peu commune, visible surtout de nuit, au corps brun à tâches noires. Répertorié  par Laboute, 2000 : 11.

872

MURÈNE* ÉTOILÉE :

n.f. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Echidna nebulosa Ahl). Espèce de murène* au corps parsemé de tâches noires et blanches. Répertorié  par Laboute, 2000 : 110. Syn. : Murène* flocons de neige.

873

MURÈNE* FLOCONS DE NEIGE :

n.f. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Echidna nebulosa Ahl). V. MURÈNE ÉTOILÉE. Répertorié  par Laboute, 2000 : 110.

874

MURÈNE* GÉANTE :

n.f. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Gymnothorax javanicus Rüppell). V. MURÈNE JAVANAISE. Répertorié  par Laboute, 2000 : 110.

875

MURÈNE* JAVANAISE :

n.f. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Gymnothorax javanicus Rüppell). Espèce de murène* de grosse taille et de couleur brun-gris. Répertorié  par Laboute, 2000 : 110. Syn. : Murène* géante.

876

MURÈNE* RUBAN :

n.f. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Rhinomuraena quaesita Garman). Espèce de murène* fine aux appendices très caractéristiques : doubles sur le museau et triples sous le menton (Laboute, 2000 : 115).  Répertorié  par Laboute, op.cit.

877

MURÈNE* ZÉBRÉE :

n.f. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Gymnomuraena zebra Shaw). Espèce de murène* rare, rouge ou  noire ornée de rayures blanches. Répertorié  par Laboute, 2000 : 110.

 

867 MURER LA GUEULE + complément :

Attesté uniquement à l’oral. loc. verbale. tr.ind. Rare. Fam. ou sociolectal (pop.). Parfois plaisant. Frapper + complément. V. DÉCALQUER LA GUEULE. Arrête de m’emmerder, j’ vais t’ murer la gueule! Oral spontané, s.d.

866 MÛRIER :

n.m. T.cour. (Morus alba L.). Arbre qui produit de petites baies rouges, presque noires (mûres* -V cette entrée). Encycl. : Famille des Moracées, "introduit pour l'élevage du ver à soie, aujourd'hui abandonné" (Rageau, 1973 : 33). Possède des propriétés médicinales (Ibid.). J'avais essayé d'élever des vers à soie sur des mûriers dans le jardin...Oral spontané, s.d. Syn.: Mûrier* sauvage (peu cour.). Mûrier* blanc (rare). Composés : V. ci-après.

866

MÛRIER* À PAPIER :

n.m. Rare. Vx? (Broussonetia papyfera Vent.). Variété de mûrier* : petit arbre "assez communément cultivé servant à confectionner les tapas* (…)". Rageau, 1973 : 30. Encycl. : Famille des Moracées. / Possède des propriétés médicinales (Ibid.). Répertorié par Rageau, op. cit.

867

MÛRIER* BLANC :

n.m. Rare. (Morus alba L.). V. MÛRIER. Répertorié par Rageau, 1973 : 33.

868

MÛRIER* SAUVAGE :

n.m. Peu cour. (Morus alba L.). V. MÛRIER. Les bambous, les banians* et les mûriers sauvages se découvrent  au détour d’un méandre (…). Origin’air Magazine, juin 2022.

 

869 MWAKAA :

n. pr. T.cour. Monument situé à Nouméa, représentant le destin commun des divers groupes coexistants en Nouvelle-Calédonie. Encycl. : Inauguré le 24 septembre 2003, jour du 150e anniversaire de la prise de possession de la Nouvelle-Calédonie par la France (1853), ce monument est constitué d'une sculpture kanak* ayant la forme d'un large poteau, totem à étages de douze mètres de haut. Au pied du totem, on peut lire cette inscription : Le passé a été le temps de la colonisation. Le présent est le temps du partage par le rééquilibrage. L'avenir doit être le temps de l'identité partagée dans un destin commun. Le Mwakaa (mot signifiant "maison de l'humanité" -Terrier, 2010) représente la fin de l'ère coloniale et la dynamique constructive dans laquelle la Nouvelle-Calédonie est engagée par l'accord de Nouméa (1998). Ce dernier "organise sans équivoque la décolonisation de la Nouvelle-Calédonie en prévoyant son émancipation politique. Désormais les enjeux résident dans la capacité des femmes et des hommes issus de cette terre du Pacifique, profondément kanak et calédonienne, à s'accorder autour de leur singulier pluriel afin de répondre au plus difficile des défis : réussir l'alliance entre les membres de son peuple originel et ceux issus de son peuplemet original." (Atlas de la Nouvelle-Calédonie, 2012). Depuis 2010, la Nouvelle-Calédonie n'est plus un T.O.M. mais une collectivité de la République française, inscrite dans la Constitution, "la citoyenneté calédonienne* donnant à ses habitants la possibilité de construire un "destin commun", voire une indépendance librement consentie à l'échéance de 2018." (Terrier, 2010). A Nouméa au pied du Mwâka, les autorités coutumières, le Président du Gouvernement (...), le Président du Congrès (...), ont célébré ensemble cette volonté de construire le pays. Seul manquait à l'appel le Rassemblement UMP qui a préféré faire bande à part à Dumbéa : un bide.  Journal Le Pays, 10/2009.  V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

868 MWATA :

n.m. A.cour. Ethnolectal kanak*. Petite barre de manioc* et de coco* râpé, cuite à la vapeur dans une feuille de bananier*. Encycl. : Dans toutes les langues de la région de Hienghène, "hmwata" a le même sens que ci-dessus (Haudricourt, 1982); en xârâxùù* (autre langue kanak*), "mwata" signifie râper (Moyse-Faurie, 1989). (…) sa tante (…) commença à préparer le mwata. (…)Dans un panier (…) la douce épouse (…) avait glissé des mwatas (…). il grignotait un morceau de mwata ou de coco*. Album Revol, 2001 : 6;14;16.

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MoDyCo

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Université Paris Nanterre
Atanas Tchobanov Ingénieur de recherche CNRS
- MODYCO UMR 7114

MoDyCo

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