Inventaire lexicographique du français calédonien

par Christine Pauleau



Introduction | A | B | C | D | E | F | G | H | I | J | K | L | M | N | O | P | Q | R | S | T | U | V | W | X | Y | Z

Pour citer ce travail :
PAULEAU, C., Inventaire et observatoire lexicographiques du français calédonien (Nouvelle-Calédonie), bilan sociolinguistique sur le géolecte francocalédonien, Paris, site du laboratoire Modèles Dynamiques Corpus (MoDyCo), UMR 7114 du CNRS/ Université Paris Nanterre, depuis 2022, https://ressources.modyco.fr/dicocaledonien/

Cette oeuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International. CC BY-NC-ND 4.0

La recherche pour @lettre ^p* a trouvé 364 résultats

Lexique général (gros caractères) - Lexique flore/faune (petits caractères, termes rares en gris)

Entrées et sous-entrées
Items and subitems
1196 ::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: P :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: :

1041 PACIFIQUE :

loc. nominale. T.cour. Franc de la Communauté du Franc Pacifique, en vigueur dans certaines régions de l'Océanie. Voir l'article C.F.P. Euro et franc pacifique [: titre]. (…) Certains se montrent très attachés au franc pacifique (…). Bulletin d'information n°4, s.d. [2006]. Donne moi le prix en francs pacifique, je l'ai déjà en francs français. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005).

1042 PADDOCK :

n.m. Cour. Spéc. Domaine : Elevage. Petit enclos pour les bovins, avoisinant une autre partie de la ferme (station*) : l'abattoir, l'aire de triage, le bain (piscine*)... etc. Encycl. : L'anglais australien possède le mot "paddock" : "enclos en pâture entourant ou près de l'ensemble des maisons d'habitation (…). Là étaient gardées les bêtes de travail." Glasgow, 1968 : 60./ Ce terme a désigné d'abord l'enclos réservé aux chevaux (Ibid.), sens plus proche du français de référence, qui réserve le mot "paddock" aux courses hippiques. C'était là qu'on le prenait [le bétail] pour le conduire dans les paddocks et ensuite le trier, le marquer. G.Baudoux [1919] dans Manuel Lectures : 101. (…) des femmes de solitude, (…) amazones des paddocks ou princesses de ranches (…). J.Sénès, 1976 dans Anthologie, 1994 : 217. Paddock de la Boutana : Table d'hôte, chasse à la journée, cerfs, cochons (…). Journal L'Ecrit des chasseurs, 04/2006 (publicité). Ils [les enfants] s’occupent de leurs chevaux ils vont les chercher dans les paddocks ils peuvent participer à leur donner des soins. Interview orale d’une animatrice de colonie de vacances, reportage caledonia.nc, 2024. Syn. : Carré* (a.cour., spéc.).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1043 PAICΠ:

n.m. Cour. Ethnolectal kanak* ou spéc. (employé surtout par les Kanak* ou en contexte spéc.). Domaine : Linguistique. Langue kanak* de la région de Poindimié, Ponérihouen, Koné (fond) –Haudricourt, 1979 : 17. Encycl.  : Toutes les langues kanak* sont des langues à tradition orale. Voir à l'article A'JIEË les caractéristiques des langues du centre et du sud de l’archipel, dont le paicî fait partie. Pour six aires linguistiques, voici différents genres (…) : -paicî : Ténô, récit en vers de huit pieds (…). Ouvrage Anthologie, 1994 : 9. L’aire Paicî-Cemuhi [: Gros titre]. Journal Mwà Véé, 09/2005. Les émissions exclusivement en langue kanak* : Ibwekaa [=garder pour demain] (paicî) (…). Site internet Centre Tjibaou (dpt Patrimoine), 03/2006. Faisant partie des 28 langues kanak* de la Nouvelle-Calédonie, qui appartiennent à la famille austronésienne du groupe océanien, le paicî, est la langue de la Grande-Terre* la plus parlée. Selon le recensement ISEE de 1996, elle comptait 5498 locuteurs. Site de l'Académie des Langues Kanak* (ALK), consultation 10/2022. Variante : Cî*. Norme phonétique : [pajci] (en alphabet latin : "païtchi"). Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2005-2022).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1044 PAILLE DE DYS :

n.m. Rare. Vieilli. (Imperata cylindrica Beauv./ Imperata conferta) (Toutain, 1989 : 42). Herbe des savanes, très commune, aux feuilles dressées, en pointe, et à panicules plumeuses. Encycl. : Famille des Graminées. / Cette herbe était autrefois très utilisée pour couvrir les toitures. / Possède des propriétés médicinales. Cryptophytes ou géophytes (…) Certaines graminées (Paille de Dys [sic.]). Manuel Ecologie, 1987 : 132. (…) cette grande étendue inculte  (…) où la paille de dixe (…) monta jusqu'à son ventre plaintif. Roman Sénès, 1987 : 291.  Variante : Paille*. Variantes phonétiques et  graphiques (notamment selon Hollyman, 1977 : 11) : Paille de dis, disc, disk, dixe.

1045

PAILLE :

Variante de PAILLE DE DYS. V. cette entrée. Répertorié pa Rageau, 1973 : 19.

 

1044 PAIN MARMITE :

n.m. A.cour. Pain cuit dans une marmite et au four (ou au feu de bois). Je n'avais faim ni de riz ni de pain marmite... Récits collégiens, 1995 : 53. Et toi, as-tu déjà goûté au pain- marmite? L'aimes-tu? Manuel de Français, 2004 : 17.

1045 PAKALOLO :

Attesté uniquement à l’oral. n.m. A.cour. Fam. Jeune. (Cannabis sativa Linn.).  1. Chanvre (plante sur pied). Faire pousser du pakalolo. Encycl. : Famille des Cannabinées. / V. KALOLO.  2. Chanvre (feuilles de cette plante comme produit consommable). Ils aiment bien fumer du pakalolo. Oral spontané, s.d. Syn. (a.cour., ethnolectal kanak*) : Canon*. Feuilles*. Jah*. Sibannac*.

Equivalents hexagonaux : Herbe (français des jeunes -commun). Beuher, beu (français des jeunes -néo-pop., verlan). Bédo (français des jeunes -néo-pop., masc. -du bédo).

Variante : Paka*.

Norme : En français de l'hexagone, il y a davantage de termes nommant le hachich, ce produit y étant plus courant que le cannabis. / Le terme pakalolo est répertorié par B.Suprin, botaniste –parc forestier de Nouméa./ Terme non comptable (du pakalolo).

V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1046

PAKA :

1. Variante de PAKALOLO. V. cette entrée. (…) tu entends des voix maintenant? (…) tu fumes pas du paka des fois? plaisante-t-il. [note de bas de page : paka : cannabis]. Roman Gorodé, 2005 : 147.  2. Peu cour. (Urena lobata  L.). Herbe dure assez commune poussant en milieu relativement humide sur la côte est de la Grande-Terre* notamment (Rageau, 1973 : 73). Encycl. : Possède des propriétés médicinales. Répertorié par Rageau, op.cit.

 

1047 PALABRE :

n.m. ou f.  1. A.cour. Spéc. Domaine : Sociologie du monde kanak*. Longue discussion que tiennent les Kanak* lors d'un évènement particulier, délibération pour une prise de décision. (…) le Syndic des affaires coutumières* c'est celui qui avec patience établit les procès-verbaux des palabres. Manuel Education civique, 1989 : 85. Dérivé : Palabrer*. Composé : Case* des palabres. Norme : Souvent au pluriel.  2. Peu cour. Spéc. Domaine : Administration. "Acte signé, venant après un long échange de vues [appelé aussi "palabre" (sens 1. ci-dessus)] et confortant une décision du Conseil* des Anciens* de la tribu. Cet acte n'est valable que s'il a reçu la signature conjointe d'un représentant de l'Etat (…)" (F.O.L., 1983 : 127). Tous les détails de l'affaire sont inscrits sur le palabre.

1048

CASE* DES PALABRES* :

V. CASE.

 

1049 PALABRER :

v.intr. A.cour. Spéc. Domaine : Sociologie du monde kanak*. Tenir de longues discussions appelées palabres* : V. ce mot. Leurs jambes sont engourdies par l'immobilité de toutes ces heures passées à palabrer. G.Baudoux, 1920 dans Journal Les Nouvelles, 08/10/1988.

 

1050 PALÉTUVIER :

n.m. T.cour. Terme du français de référence (nommant les arbres de la famille des Rhizophoracées), en usage en contexte calédonien* et entrant dans la composition de termes variés, en tant que générique. Encycl. : Les palétuviers sont des arbres à racines aériennes poussant dans les marais salés du littoral et les embouchures (mangrove), même si on les trouve parfois hors de la zone côtière (V. PALÉTUVIER* ROUGE (2.)). Ils peuvent être des genres Rhizophora (V. PALÉTUVIER* ROSE), Bruguiera, Crossostylis ...etc.; ils peuvent toutefois être aussi de la famille des Verbénacées, du genre Avicennia par exemple. D'autres  espèces sont moins courantes, du genre Xylocarpus, Lumitzera, Excoecaria, Sonneratia, ...etc. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2005-2022).

1051

GRAND PALÉTUVIER* :

n.m. Rare. Variété de palétuvier* (V. ce mot) de grande taille. Répertorié par Observatoire, 1990 : 171. Syn. (t.cour.) : Palétuvier*.

1052

PALÉTUVIER* AVEUGLANT :

n.m. Rare. (Excoecaria agallocha L.). Variété de palétuvier* dont le latex peut brûler les yeux. Encycl. : Répertorié notamment par B.suprin –botaniste du parc forestier de Nouméa. Possède des propriétés médicinales (Bourret, 1981 : 92). On peut également observer d'autres espèces de palétuviers* telles que (…) les palétuviers* aveuglants (…). Manuel Ecologie, 1987 : 76. Syn. (t.cour.) : Palétuvier*.

1053

PALÉTUVIER* BLANC :

n.m. Rare. (Avicennia officinalis L.). V. PALÉTUVIER GAÏAC. Répertorié notamment par B.Suprin, -botaniste du parc forestier de Nouméa, et Rageau 1973 : 135.

1054

PALÉTUVIER* DE MONTAGNE :

n.m. Peu cour. (Crossostylis grandiflora  Panch.) (Hollyman, 1977 : 23). Variété de palétuvier* : petit arbre des forêts humides sur pente à basse altitude, aimant le voisinage des cours d'eau. Crossostylis grandiflora. Palétuvier de montagne. Rhizophoraceae. Pancarte dans un parc naturel (Rivière bleue), 2022. Répertorié notamment par B.Suprin, -botaniste du parc forestier de Nouméa, et Rageau 1973 : 135. Syn. : Palétuvier* (t.cour.). Hêtre* noir noueux (rare).

1055

PALÉTUVIER* GAIAC* :

n.m. Peu cour. (Avicennia officinalis L.). Variété de palétuvier* au bois dur. Répertorié notamment par B.Suprin, -botaniste du parc forestier de Nouméa. Syn. : Palétuvier* (t.cour.). Palétuvier* blanc (rare).

1056

PALÉTUVIER* GRIS :

n.m. Peu cour. (Identification scientifique?). Variété de palétuvier*. Répertorié notamment par B.Suprin, -botaniste du parc forestier de Nouméa. Syn. : Palétuvier* (t.cour.).

1057

PALÉTUVIER* ROSE :

n.m. A.cour. (Rhizophora mucronata Lamarck.). Variété de palétuvier la plus commune, au tronc rougeâtre et aux grandes racines, échasses arc-boutées au dessus de l'eau, poussant sur le front de mer et constituant ainsi la frange externe de la mangrove. Encycl. : Possède des propriétés médicinales (Bourret, 1981 : 98). / L'écorce donne une teinture rouge. On a chanté le lantana* (…) les palétuviers* roses (…)...et puis tout ça.... Sketch Ollivaud, 198?  Syn.: Palétuvier* (t.cour.). Variante (peu cour.) : Palétuvier* rouge.

1058

PALÉTUVIER* ROUGE :

n.m.  1. A.cour. (Bruguiera gymnorrhiza Lamarck.). (Schmid, 1987 : 82). Variété de palétuvier qui pousse en retrait du front de mer, au tronc ocre-rouge foncé et aux racines qui sortent de la vase, et dont la forme rappelle des genoux pliés. Un petit bois de palétuviers* rouges y poussait dru (…). Roman Sénès, 1987 : 293. Syn. (t.cour.) : Palétuvier*.  2. Variante de PALETUVIER ROSE. V. cette entrée. Répertorié par Rageau, 1973 : 135.

 

1059 PALIKA :

sigle. T.cour. Parti de libération kanak* : parti politique indépendantiste. (…) le Palika a obtenu sept sièges (…). Journal Les Nouvelles, 06/1990. Entre le Oui et le Non, le Palika invite la "jeunesse de Kanaky*-Nouvelle-Calédonie" à choisir la non-participation. Journal Les Nouvelles, 12/2021. Variante graphique cour. : Palika. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 1990-2023).

1059 PALISSANDRE :

n.m. Rare.  1. (Podocarpus logefoliatus Pilger). V. BUIS. Répertorié par Observatoire, 1983 : 181.  2. (Podocarpus comptoni). Arbre de forêt. Répertorié par F.O.L., 1983 : 22.

1051 PALMIER :

Ci-dessus : Sur une des plages de Nouméa, palmiers royaux en cercle, au fond. Crédit : C. Pauleau.

 

n.m. T.cour. Terme du français de référence nommant les arbres de la famille des Monocotylédones, en usage en contexte calédonien* et entrant dans la composition de termes variés, en tant que générique (V. articles ci-après). Encycl. : Dix-sept genres de palmiers (parmi les 220 connus dans le monde) sont endémiques à la Nouvelle-Calédonie (palmiers arécoïdées), les plus grands peuvent dépasser 25m de hauteur.

1051

PALMIER* (À) ÉCHASSE(S) :

n.m. Peu cour. (Campecarpus fulcitus (Brongn.) Becc.). Variété de palmier endémique des forêts denses humides (sud de la Grande-Terre) dont les grandes racines aériennes forment comme des échasses. Sa hauteur peut atteindre une dizaine de mètres. Encycl.  : Diverses identifications synonymes : Cyphophoenix fulcita (Brongn.) Hook.f. ex Salomon. Ou encore : Kentia fulcita Brongn. (ces dernières sont mentionnées par endemia.nc ). Campecarpus fulcitus. Palmier à échasses. Palmae (palmiers). Pancarte dans un parc naturel (Rivière bleue), 2022. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2005-2022).

1051

PALMIER* BLANC :

n.m. Peu cour. (Cyphokentia macrostachya  Pancher ex Brongn.). Variété de palmier endémique des forêts humides (Grande-Terre) pouvant atteindre 15m de hauteur, aux couleurs assez claires. Palmier blanc. Palmae (palmiers). Pancarte dans un parc naturel (Rivière bleue), 2022. Palmier blanc. (…). Accessibilité : Sur les sentiers de la rivière bleue, dans les monts Koghis, dans le Parc des grandes fougères. Noé, 2022 : 35. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2005-2022).

1052

PALMIER* MULTIPLIANT :

n.m. Cour. (Actinokentia divaricata Damm.) (Schmid, 1981 : 100, d'après illustration). Variété de palmier* à feuilles fines et nombreuses. Les palmiers* multipliants donnent une touche exotique aux jardins. Syn. (t.cour.) : Palmier*.

1053

PALMIER* ROYAL :

n.m. Cour. (Roystonea regia O.F.Cook.). Variété de palmier* caractérisée par sa hauteur, pouvant atteindre 25m. Encycl.: La présence du palmier* royal marque souvent l'emplacement d'une ferme (station*) -F.O.L., 1983 : 128. Le palmier royal est originaire de Cuba. Schmid, 1981 : 156. Une allée de palmiers* royaux devant ta maison, c'est magnifique! Oral spontané, s.d. (…) ce fameux tronc du palmier (…). Le palmier royal a perdu ses palmes. Couic le coup de la guillotine. Roman Simon, 2021 : 201. Syn. (t.cour.) : Palmier*. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 1990-2022).

 

1053 PALOURDE SAVONNETTE :

n.f. A.cour. (Tapes literatus L.). V. SAVONNETTE. (…) pour pêcher sur le récif de terre des (…) palourdes savonnettes (…). H.Daly, s.d. dans Manuel Lectures, 1978 : 213.

1054 PAMPLEMOUSSE :

n.m. T.cour. (Citrus decumana Murr.) Pamplemoussier. Il faut tailler et traiter le pamplemousse, il est plein de pucerons. Oral spontané, 1991. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2005-2022).

1055 PANDANUS :

Ci-dessus : Pandanus au premier plan. Crédit : C. Pauleau.

 

n.m. T.cour. (Pandanus spp.). Nom donné aux arbres du bord de mer ou des rivages de cours d'eau, au feuillage élégant à plusieurs têtes, dont chacune rappelle l'allure d'un petit palmier. Encycl. : Famille des Pandanacées. / Certaines variétés possèdent des propriétés médicinales, notamment P.vieillardii Mart. (Rageau, 1973 : 17), la seule dont les feuilles sont utilisées pour la fabrication des nattes est P. tectorius Park. (Ibid.). (…) ces plages de sable fin et blanc bordées de bois* de fer et de pandanus (…). Journal Les Nouvelles, 06/1990. (…) son vieux chapeau tressé en pandanus sur la tête attirait l'attention (…). Nouvelles Ihage-Gorodé, 2002 : 84. Les nattes de pandanus font partie des offrandes coutumières*. Autrefois les nattes de Houailou étaient réputées, on les échangeait contre des parures de coquillages de Canala. Etiquettes expliquant le mythe du premier homme Téâ Kanaké (chemin kanak*), Centre culturel Tjibaou, 2022. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 1990-2022).   V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1056 PANGOLA :

n.m. Peu cour. (Digitaria decumbens). Herbe  utilisée comme pâturage. Encycl. : L'anglo-américain "pangola grass" désigne la même herbe. Répertorié notamment par F.O.L., 1983 : 129. Syn. (peu cour.) : Herbe* de Pangole.

1056 PANSE :

n.f. Cour. Fam. Correction. V. DOUILLE (2.) et ASTIQUER (I.1.). (…) un enfoiré qui foutait une panse bleue à un clebs. Roman Ohlen, 2000 : 98. Tiens toi bien, si j'entends que tu m'as déshonorée, tu vas voir la panse! Roman Tcherko, 2003 : 79. Norme phonétique : Prononcé "ponse" ou "panse", la confusion des deux nasales [õ] et [ã] étant caractéristique de la prononciation du français calédonien*.    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1057 PAPAYE :

1. n.f. T.cour. Terme du français de référence nommant le fruit de Carica papaya L.  2. Par métaphore. n.f.pl. Cour. Fam. Plaisant. Gros seins. Franciska, dit [sic.] 'Miss Papaye' [légende de la caricature d'une femme aux seins volumineux]. Journal Les Nouvelles, 02/06/1990. -Tu as vu les papayes qu'elle a? -Ah bon? Elle a de gros seins tu trouves?

1057

PAPAYE DE JAVA :

n.f. Rare. (Carica papaya L.). V. PAPAYE ROUGE. Répertorié notamment par Observatoire, 1990 : 102.

1057

PAPAYE JAUNE :

n.f. A.cour. (Carica papaya L.). Variété de papaye à chair jaune. Répertorié notamment par Observatoire, 1990 : 102.

1057

PAPAYE ROUGE :

n.f. A.cour. (Carica papaya L.). Variété de papaye à chair orange foncé. Encycl. : Variété introduite. Répertorié notamment par Observatoire, 1990 : 102.  Syn. : Papaye* de Java.

 

1058 PAPE DE NOUMÉA :

n.m. Rare. Spéc. (Erythrura psittacea Gm.). V.CARDINAL. Répertorié par Hannecart, 1980.

1058 PAPILLON :

n.m. Rare. (Chaetodontidés : Chaetodon sp. / Forcipiger sp. / Hemitaurichtys sp.). V. POISSON PAPILLON. Répertorié par Observatoire, 1990 : 191.

1058 PAPILLON! :

interj. Cour. Fam. ou sociolectal (pop.). Parfois plaisant. Exprime la surprise. V. BABYLONE! [en trébuchant :] Papillon! Oral spontané, s.d.    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1059 PAPILLON BLEU :

n.m.  1. Cour. (Papilio montrouzieri Boisduval.). Papillon d'un bleu intense, bordé de noir. PAPILLON BLEU [.] c'est sans doute le papillon le plus spectaculaire et le plus connu des habitants du Territoire*. Envergure : 7 à 10 cm. Cette espèce endémique pourrait être menacée par les collectionneurs trop acharnés. Manuel Ecologie, 1987 : 283.  2. Peu cour. (Clitoria ternatea L). Liane herbacée commune  aux fleurs solitaires d'un bleu profond. Encycl.: Famille des Légumineuses Papilionoïdées. / L'anglais "butterfly pea" désigne la même plante (Godard, 1978 : 223). / Possède de nombreuses propriétés médicinales (Rageau, 1973 : 47). Répertorié par Godard, op.cit.

1060 PAPOU, -E :

n. et adj. Cour. Personne originaire de Papouasie-Nouvelle-Guinée/ Relatif à la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les barrages du temps S'écroulent Sous la poussée des machines (…) Le Papou Se motorise (…). J.Mariotti, 1969 dans Anthologie, 1994 : 229. (…) au nord de la Grande-Terre* vous trouvez des noms à consonance papoue, des habitants qui ont le nez courbé typique des Papous, et des masques au nez courbe très proche des masques papous. Journal Les Nouvelles, 21/06/1990. Norme : Ce terme est beaucoup plus courant en contexte calédonien* qu’en contexte hexagonal, où il est souvent méconnu du grand public.

1061 PAPYRUS :

n.m. A.cour. (Kyllinga sp.). Plante envahissante de la famille des Cypéracées. Encycl. : Quatre espèces sont endémiques : K. brevifolia Rottb., K. melanosperma Nees, K.nemoralis Forster, K. polyphyla Willd. Répertorié notamment par Observatoire, 1990 : 191. Syn. (a.cour.) : Parapluie*, petit* jonc. Norme : Le "papyrus" du français de référence est Cyperus papyrus.

1068 PAR UNE AILE (SE FAIRE CROCHER -) :

Attesté uniquement à l'oral. loc.verbale. Cour. Fam. Se faire prendre. Il a triché, il s'est fait crocher par une aile. Equivalent hexagonal : Se faire attraper. Variante (moins cour.) : Se faire attraper par une aile.

1067 PARA :

n.m. A.cour. Spéc. Domaine : Elevage. (Brachiaria mutica Fork.). Herbe de pâturage aux longues tiges grossières (1,50m à 2m), rampantes puis dressées, poussant dans les lieux humides, les fossés. Encycl. : L'anglo-américain et l'anglo-australien "para grass" désigne la même herbe. / Famille des Graminées. Répertorié notamment par F.O.L., 1983 : 129. Syn. (peu cour.) : Herbe* de para. Composé : V. ci-après :

1068

PARA ROUGE :

n.m. Peu cour. Spéc. Domaine : Elevage. (Axonopus compressus (Sw.) Beauv.). V. CARPET GRASS. Répertorié notamment par F.O.L., 1983 : 129.

 

1069 PARAPLUIE :

n.m. A.cour. (Kyllinga sp.). V. PAPYRUS. Répertorié notamment par Observatoire, 1990 : 191.

 

1061 PARLER :

1. Attesté uniquement à l'oral. v.intr. Cour. Fam. Enrager, "manifester sa mauvaise humeur, son dépit" (Petit Robert : "râler"). On a crevé sous la pluie, en pleine nuit, dans le col des roussettes*... Ben là on a parlé hein? Equivalent hexagonal : Râler (Ibid.).  2. T.cour. Terme du français de référence entrant dans la composition de certaines lexies : V. ci-après.   V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1062

AVOIR LA/UNE BOUCHE QUI PARLE MAUVAIS :

Attesté uniquement à l'oral. Variante de PARLER MAUVAIS : V. cette entrée. Arrête! Toi, t'as toujours la bouche qui parle mauvais!

1063

PARLE BIEN! :

interj. Cour. Fam. Populaire ou Plaisant. Exprime un avertissement vis-à-vis de quelqu'un qui s'exprime de façon grossière ou injurieuse. –(…) Merde! Fais chier! (…) -Hé*, mais parle bien toi! Roman Jacques, 2002b : 30. Syn. (peu cour.) : Dis* bien!

1064

PARLER MAL :

loc.verbale. Cour. Fam. Ethnolectal kanak*/polynésien. Médire. (…) il a parlé mal sur mon père (…) ils racontent n'importe quoi, juste pour parler mal des autres. Roman Tcherko, 2003 : 65-66.« (…) ça te dérange pas d’être un raté comme ta mère ? »  Arrête de parler mal, Lisé. Théâtre, Duchesne, 2014. Equivalents hexagonaux : Casser (français des jeunes). Bâcher (français argotique; terme absent de tous les lexiques consultés). Syn. : V. PARLER MAUVAIS. Norme : Employé soit sans complément (parler mal) soit avec complément introduit par sur ou de (parler mal sur/de).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1065

PARLER MAUVAIS :

loc. verbale. Cour. Fam. Populaire et Ethnolectal kanak*/ polynésien.  1. Médire. V. PARLER MAL. Arrête de dire du mal! Parle pas mauvais! Variante (moins cour., basilectal) : Parler* mauvais la bouche. Collocation (moins cour.) : Avoir la/une bouche qui parle mauvais (V. articles ci-dessus).  2. Parler grossièrement. (…) il m'a envoyé bouler! Et il parle mauvais, tu peux me croire! Roman Jacques, 2002b : 54. Maman! Kevin, il dit plein de gros mots, il parle mauvais! Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005).

1066

PARLER MAUVAIS LA BOUCHE :

Attesté uniquement à l'oral. Variante de PARLER MAUVAIS : V. cette entrée. Parle pas mauvais la bouche!

 

1067 PARTIR EN BOUILLON DE BRÈDES* :

Variante de BARRER EN BOUILLON DE BREDES*. V. cette entrée. L'autre voit bien qu'il n'a pas un bon public, juste un vieux birbe qui part en bouillon de brèdes*, mais c'est pas grave (…). Roman Ohlen, 2000 : 17. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005).

1068 PASPALUM :

n.m. Rare. Spéc. Domaine : Elevage. (Paspalum sp. / Paspalum dilatatum Poir.). V. HERBE D'AUSTRALIE. Encycl. : Comme on le voit, c’est le terme latin qui est à l’origine du nom usuel. / Il a jeté un coup d'oeil à son passpalum, une bonne graminée (…). Roman Sénès, 1987 : 252. Variante graphique : Passpalum.

1069 PATATE 1 :

n.f. T.cour.  1. (Ipomoea batatas L.Lamk.). Patate douce : plante à grosse feuilles en coeur et à tubercule comestible (tubercule décrit en 2.). Encycl. : Famille des Convolvulacées "d'introduction pré-européenne" (Hollyman, 1977 : 18). Possède des propriétés médicinales (Rageau, 1973 : 100). M. de Réséda était tout autre chose qu'un planteur de patates douces (…). Roman Sénès, 1987 : 210. (…) un prêt (…) pour créer une plantation d'ignames*, patates (…). Journal Construire les Loyauté, 01/2006. Syn. (a.cour., vieilli) : Koumala*.  2. Tubercule comestible (clone) d' Ipomoea batatas (plante décrite en 1.), plus gros et moins rond que la pomme de terre, de couleur jaune (V. PATATE CURRY) ou violette (V. PAPATE VIOLETTE). Patates douces frites (…). Recettes Masachs, 1980 : 6. Donc un pot au feu Kalédonien [sic.]  peut et même doit contenir de l’igname* (…) des taros*(…) et de la patate (jaune, mauve, curry…) (…). Recettes Moglia, 2004 : 77.

Composés : V. articles ci-après.

Norme : Mentionné par le Petit Robert mais inexistant dans l'usage hexagonal, "patate" y étant employé pour "pomme de terre".

Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2005-2022).

V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1069

PATATE* AÉRIENNE :

n.f. Rare. (Dioscorea transversa R.Br.). V.IGNAME SAUVAGE. Répertorié par B.Suprin –botaniste du parc forestier de Nouméa.

1069

PATATE* BLANCHE :

Attesté à l'oral uniquement. n.f. Peu cour. Tubercule de patate douce à peau violette et à chair claire. V. PATATE VIOLETTE. Prends des patate blanches, elles sont meilleures. Oral spontané, s.d.

1069

PATATE* CARI :

Variante graphique de PATATE CURRY. V. cette entrée. Répertorié par F.O.L., 1983.

1070

PATATE* CURRY* :

T.cour. Tubercule de patate douce dont la chair et la peau sont jaune-orange (comme le curry*). (…) nous avons pu déguster (…) des patates "curry*" (…). B.Robert, 1976 dans Littérature NC : 245. Syn. : Patate* (t.cour.). Patate douce (t.cour.). Patate* jaune (a.cour.). Variante graphique : Patate cari (F.O.L., 1983). Norme : Répertorié par B.Suprin, botaniste –parc forestier de Nouméa. Norme phonétique : [patatkari].    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1071

PATATE* D'EAU :

Attesté uniquement à l’oral. A.cour. (Ipomoea aquatica Forsk.) (Hollyman, 1977 : 24). Variété de patate douce poussant en milieu très humide. Les patates d'eau, c'est les patates tahitiennes, ça pousse là où il y a de l'eau... Oral d'enquête, 1990. Syn. (t.cour.) : Patate*. Norme : Non répertorié par B.Suprin, botaniste –parc forestier de Nouméa- (Pauleau, enquête linguistique, 1990).

1072

PATATE* JAUNE :

n.f. A.cour. Tubercule de patate douce dont la chair et la peau sont jaunes. V. PATATE* CURRY. Donc un pot au feu Kalédonien peut et même doit contenir de l’igname* (…) et de la patate* (jaune, mauve, curry…) (…). Recettes Moglia, 2004 : 77.

1073

PATATE* MAUVE :

n.f. A.cour. Tubercule de patate douce à peau mauve. Donc un pot au feu Kalédonien peut et même doit contenir de l’igname* (…) et de la patate (jaune, mauve, curry…) (…). Recettes Moglia, 2004 : 77. Syn. (t.cour.) : Patate*. Patate douce.

 

1070 PATATE 2 :

n.f. T.cour. Massif corallien, dont la forme arrondie et irrégulière rappelle celle de la pomme de terre et dont les parties émergées sont souvent de couleur jaune, d'où le syn. de tête* jaune. Mais le [bateau] "Close Encounters" était bien mouillé sur les "patates". Journal Les Nouvelles, 19/06/1990. Lifou. (…) plongée de nuit sur les « patates » de Notre-Dame pour les plus aguerris. Brochure touristique d’Aircalin, 2022. Syn. (peu cour.) : Tête* jaune. Variante (peu cour.) : Patate* de corail. Dynamique : Emploi relativement stable (un peu moins connu des jeunes Kanak*?) -Pauleau, enquête linguistique, 2005.    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1071

PATATE DE CORAIL :

Variante de PATATE : V. PATATE 2. (…) [la plate*] [=la barque] se manoeuvre mieux sur les patates de corail [que le bateau] (…). Album Sebban, 1984 : 21.

 

1072 PÂTE À PICOT* :

V. PICOT.

1073 PATOIS :

n.m. Cour. Ethnolectal kanak* (peu cour. dans les autres groupes). Créole parlé en Nouvelle-Calédonie, et né dans la région de Saint-Louis, près de Nouméa. Encycl. : Terme en usage notamment à l'Ile Maurice pour nommer le créole mauricien (Nallatamby, 1995). Le tayo* c'est le langage d'ici mais on dit pas tayo*, on dit langage* ou patois... Oral d'enquête, 1990. Syn. : Langage* (cour.). Tayo* (peu cour.). Variante : Patois* de Saint-Louis (a.cour.).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1074

PATOIS DE SAINT LOUIS :

Variante de PATOIS. V. cette entrée. Répertorié par Observatoire, 1991 :125.

 

1075 PATTE :

n.f. T.cour. Fam. Pied. Trempe tes pattes dans la bassine pour les nettoyer... Oral spontané, s.d. Hé! Tu m'écrases la patte! Oral spontané, s.d. Composé : V. articles ci-après. Norme : Possible en français hexagonal mais bien moins courant.    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1076

CROCHE-PATTE :

n.m. T.cour. Fam. Croche-pied. Arrête! T'as failli me faire un croche-patte! Norme : Possible en français hexagonal mais bien moins cour.

 

1076

FATIGUÉ, -ÉE DES PATTES ARRIÈRE :

loc. adj. A.cour. Fam. Très fatigué. On marchait on marchait (…). On commençait à être fatigués des pattes de derrière (…). Entretien Barbançon, 2022 : 109. Variante : Fatigué, -ée des pattes arrière.

 

1075 PATTE DE POULE :

n.f. Rare. (Eleusine indica GAERTN.). Mauvaise herbe poussant dans les lieux cultivés, en touffes étalées (40cm), aux épis attachés au sommet de la tige. Encycl. : Possède des propriétés médicinales (Rageau, 1973 : 19). Répertorié par Observatoire, 1990 : 192. Variante : Patte* d'oie.

1075

PATTE D'OIE :

Variante de PATTE DE POULE. V. cette entrée. Répertorié par Observatoire, 1990 : 192.

 

1077 PATTES JAUNES :

n.m.  1. A.cour. (Acridotheres tristis L.). V. MERLE MOLUQUES. (…) les merles* des Moluques, les « pattes jaunes » piaillent dans les manguiers. Prigent, 2006 : 62.  2. Fig. Cour. Fam. Bouraillais : Personne originaire de Bourail, village de la côte ouest, près de Nouméa. Encycl. : V. MERLE MOLUQUES. Si Paris a ses titis eh bien nous avons [à Bourail] nos pattes jaunes... Sketch Valéry, 1989. C'est une pattes jaunes, elle est de Bourail... Oral spontané, s.d. Répertorié à l'écrit par Observatoire, 1990: 192.

V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1078 PÉ A KEU :

Attesté uniquement à l’oral. loc. adverbiale. A. cour. Fam. Ethnolectal kanak* (plus rare dans les autres groupes). Il n'y en a pas/plus. V. AÏTA. Encycl. : En drehu* (langue kanak* de Lifou), "pëkö" [pɛkø] signifie : zéro (Sam, 1980). Pe a keu oignon. Oral spontané, 1991. [arrivant trop tard à une séance de cinéma :] Pé a keu cinéma [=c'est raté pour le cinéma]. Variante : Pé* a keu laï*.    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1079

PÉ* A KEU LAÏ* :

Attesté uniquement à l’oral. Variante de PÉ A KEU. V. cette entrée. V. aussi LAÏ. -Donne une cigarette –Pé a keu laï*.

 

1080 PÉ TSAÏ :

Attesté uniquement à l'oral. n.m. Peu cour. Variété de chou* de Chine. V. CHOU DE CHINE BLANC. Encycl. : Terme en usage notamment à l'Ile Maurice (Nallatamby, 1995). Le hakka "yang-pai-t'sai" est probablement à l'origine de ce terme (Ibid.). Ah oui ça c'est du pé-tsaï., du chou* de Chine, quoi. Oral d'enquête, 1990.

1080 PEAU 1 :

Attesté uniquement à l’oral. n.f. T.cour. Fam. ou sociolectal (pop.). Tendance ethnolectale européenne. Rien. J'ai un élève dans ma classe (…) il vaut peau (…) [: l'institutrice] Sketch Wahoo, [2000?]. Ralentis! On voit peau avec la pluie! Equivalent hexagonal : Peau de balle (Petit Robert "pop."). Syn. : V. CAILLOU (2.). Composé : V. article ci-après. Dynamique : Emploi qui tend à vieillir (Pauleau, enquête linguistique, 2005).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1080

BON,-NE À PEAU* :

loc. nominale/adjectivale. T.cour. Fam. Incapable, bon à rien. Encycl.  : De l'expression de français hexagonal (français populaire), en usage en contexte calédonien* également : peau de balle ("rien"). (…) le docteur pour faire les analyses il est bon à peau! Sketch Ollivaud, 1973. J'ai travaillé avec lui, je peux te dire qu'il a jamais rien su faire, c'est un bon à peau, ce mec là! Oral spontané, 1990. Bon à peau : figure de façon emblématique sur une carte postale -depuis 1992- qui rassemble diverses expressions du pays, avec le titre : Lôngage [langage*] à nouzautes*.    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

 

1082 PEAU 2 :

n.f. Cour. Écorce. (…) un petit tambour en peau de figuier* (…). Roman Sénès, 1987 : 341. Les niaoulis* crépitent, la flambée les dévore (…) Leurs peaux effilochées crèvent, rabattant des fumées noires. Roman Sénès, 1987 : 67. Collocation fréquente : V. article ci-après :

1083

PEAU DE NIAOULI* :

loc. nominale. T.cour. Écorce de niaouli*. Encycl. : L'écorce de niaouli* est feuilletée et souple, cet aspect favorise d'autant plus l'appellation de peau*. On utilise cette écorce souple pour la réalisation des murs ou des toits de case*. (…) case* (…) à la toiture de paille séchée ou de peaux de niaouli*. Poèmes Gorodé, 1985 : 35. Il saisit un flotteur du filet en peau de niaouli* (…). Récits Juncker, 2018. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 1990-2022).   V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

 

1085 PEAU BLEUE :

Variante de REQUIN* PEAU BLEUE. V. cette entrée. Répertorié par Laboute, 2000 : 96.

1084 PEIGNE DE VÉNUS :

n.m. Cour. (Murex troscheli Lischke). Coquillage aux longs "doigts" fins alignés qui rappellent les dents d'un peigne. Encycl. : Famille des Muricidés. Je trouve même un coquillage abandonné, assez rare et très beau, un Peigne de Vénus... Album Sebban, 1984 : 25. 

1085 PERROQUET :

n.m. T.cour. (Scaridés : Scarus sp.). Nom donné aux poissons de la famille des Scaridés, du genre Scarus en général, aux couleurs vives (vert, bleu, rose) et à la chair très appréciée. Leurs dents sont soudées, et placée en avant, rappelant ainsi la forme du bec des perroquets. Encycl. : On appelle aussi du même nom des poissons d'autres genres qui ont à peu près les mêmes caractéristiques, notamment celle du "bec" (Bolbometopon, Cetoscarus, Hipposcarus, Leptoscarus), ainsi que certains Labridés (V. PERROQUET BANANE et PERROQUET GRIS). Menu (…) Filet de perroquet au beurre de citronnelle (…). Journal Les Nouvelles, 07/06/1990. [Les pêcheurs] ont dû travailler toute la nuit (…). Dans les glacières, des trésors brillent : (…) carangues*, perroquets. Roman Ohlen, 2000 : 44. Le produit vendu en filet le plus observé sur le marché est le perroquet avec 89% de présence sur les étals. Document du gouvernement de Nouvelle-Calédonie : dam.gouv.nc, 2020. Cannelloni de loche* grisette chou* kanak* et peau de perroquet (…) Ingrédients : (…) 250g loche grisette filet / 1 peau de perroquet (…). Origin’air Magazine, juin 2022. Syn. : Poisson-perroquet* (rare). Composés : V. articles ci-après. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2005-2022).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1085

PERROQUET* À BANDES BLEUES :

n.m. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Scarus ghobban Forsskal). Poisson, espèce de perroquet* à bandes verticales bleues. Répertorié par Rivaton, 1990 : 130. Syn.: Perroquet*(t.cour.). Poisson-perroquet*, perroquet Rédika (rare).

1085

PERROQUET* À BEC VERT :

n.m. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Scarus altipinnis Steindachner). Poisson, espèce de perroquet* à bec bleu turquoise et à moustache faite d'algues. Répertorié par Rivaton, 1990 : 130. Syn.: Perroquet*(t.cour.). Poisson-perroquet*, perroquet-moustache* (rare).

1085

PERROQUET* À BOSSE :

n.m. Peu cour. (Bolbometopon muricatum Valenciennes). Poisson, espèce de perroquet* ayant une bosse au dessus de la tête.(…) un banc de perroquets à bosse faisait un raffus (…). De leurs becs puissants ils arrachaient des morceaux de coraux (…). Récits Juncker, 2018 : 55. Syn.  : Perroquet* (t.cour.). Poisson-perroquet* (rare). Norme : Peu attesté mais répertorié par Rivaton, 1990 : 130.

1085

PERROQUET* À CASQUETTE :

n.m. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Scarus oviceps Valenciennes). Poisson, espèce de perroquet* dont la partie supérieure de la tête est de couleur foncée, comme s'il avait une casquette. Répertorié par Laboute, 2000 : 381. Syn.: Perroquet* (t.cour.). Poisson-perroquet* (rare).

1085

PERROQUET* À JOUE CLAIRE :

n.m. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Chlorurus bleekeri de Beaufort). Poisson, espèce de perroquet* ayant une tâche claire sous l'oeil. Répertorié par Laboute, 2000 : 376. Syn.: Perroquet* (t.cour.). Poisson-perroquet* (rare).

1085

PERROQUET* À LONGUE TÊTE :

n.m. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Hipposcarus longiceps Valenciennes). Poisson, espèce de perroquet* à tête un peu allongée, avec une nageoire caudale jaune vif lorsqu'ils sont jeunes. Répertorié par Rivaton, 1990 : 130. Syn.: Perroquet* (t.cour.).  Poisson-perroquet*, perroquet jaune (rare).

1085

PERROQUET* À MUSEAU RAYÉ :

n.m. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Scarus rivulatus Valenciennes). Poisson, espèce de perroquet*, la tête du mâle est parsemée de tracés fins. Répertorié par Rivaton, 1990 : 130. Syn.: Perroquet* (t.cour.). Poisson-perroquet* (rare).

1085

PERROQUET* À RAIE JAUNE :

n.m. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Scarus schlegeli Bleeker). Poisson, espèce de perroquet*, le mâle est orné d'une trace jaune au milieu du corps. Répertorié par Rivaton, 1990 : 131. Syn. : Perroquet* (t.cour.). Poisson-perroquet* (rare).

1086

PERROQUET* BANANE :

n.m. T.cour. (Bodianus perditio Quoy & Gaimard). Poisson, espèce de perroquet* (V. ce mot) très répandu, qui porte au dos une bande jaune, et qui se pêche facilement à la ligne. Répertorié notamment par F.O.L., 1983 : 131. Encycl. : Famille des Labridés, contrairement aux autres perroquets*, qui sont de la famille des Scaridés. Syn. (t.cour.) : Perroquet*.

1087

PERROQUET* BLEU :

n.m. Cour. (Scarus microrhinos Bleeker.) (Rivaton, 1990 : 130). Poisson, espèce de perroquet* (V. ce mot) aux couleurs à dominante de bleu et bleu-vert. (…) il y a un perroquet bleu (…) qui va réussir hélas à filer vers le large. Album Sebban, 1984 : 14. Syn. (t.cour.) : Perroquet*.

1087

PERROQUET* BICOLORE :

n.m. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Cetoscarus bicolore Rüpell). Poisson, espèce de perroquet* dont au moins la femelle et le jeune ont le corps partagé en deux parties, l'une claire, l'autre foncée (marron, pour la femelle). Répertorié par Laboute, 2000 : 376. Syn.: Perroquet* (t.cour.). Poisson-perroquet*, perroquet* chocolat (rare).

1087

PERROQUET CHOCOLAT :

n.m. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Cetoscarus bicolore Rüpell). V. PERROQUET BICOLORE. Répertorié par Laboute, 2000 : 376.

1087

PERROQUET* GRIS :

n.m. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Choerodon transversalis Whitley). Poisson, espèce de perroquet* de la famille des Labridés (et non des Scaridés comme la plupart des perroquets*). Répertorié par Observatoire, 1990 : 193. Syn.: Perroquet*(t.cour.). Poisson-perroquet* (rare).

1087

PERROQUET* JAUNE :

n.m. Rare Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Hipposcarus longiceps Valenciennes). V. PERROQUET À LONGUE  TÊTE. Répertorié par Laboute, 2000 : 376.

1087

PERROQUET* LIE DE VIN :

n.m. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Scarus rubroviolaceus Bleeker). Poisson, espèce de perroquet* aux couleurs bleue et lie de vin. Répertorié notamment par Observatoire, 1990 : 193. Syn.: Perroquet*(t.cour.). Poisson-perroquet* (rare).

1087

PERROQUET MOUSTACHE :

n.m. Rare. V. PERROQUET À BEC VERT. Répertorié par Laboute, 2000 : 377.

1087

PERROQUET* RÉDIKA :

n.m. Rare. V. PERROQUET À BANDES BLEUES. Répertorié par Laboute, 2000 : 379.

1087

PERROQUET* SALE :

n.m. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Scarus sordidus Forsskal). Poisson, espèce de perroquet*aux couleurs "salies" de brun (?). Répertorié par Rivaton, 1990 : 131. Syn.: Perroquet*(t.cour.). Poisson-perroquet* (rare).

1087

PERROQUET* VERT :

n.m. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Scarus jouesi). Poisson, espèce de perroquet* de couleur plus verte que les autres (?). Répertorié par Observatoire, 1990 : 193. Syn.: Perroquet*(t.cour.). Poisson-perroquet* (rare).

 

1112 PERRUCHE :

Ci-dessus : Dans le parc provincial de la Rivière bleue (2022), panneau annonçant  (en bas à droite) la perruche de la chaîneCrédit : Province sud, Nelle-Calédonie.

 

n.f. T.cour. (Psittacidés). Nom donné aux oiseaux de la famille des Psittacidés. Tu as vu les perruches dans cet eucalyptus le matin? Oral spontané, s.d. Composés : V. articles ci-après. Norme : Le Petit Robert attribue le mot "perruche" aux Platycercidés, et le mot "perroquet" aux Psittacidés.    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1112

PERRUCHE* À FRONT ROUGE :

n.f. Rare. Spéc. Domaine : Ornithologie. (Cyanoramphus novaezelandiae saisseti Verr. & des Murs). V. KAKARIKI. Perruche à front rouge (…) Peu commune, cette perruche est protégée (…). Manuel Ecologie, 1987 : 283. La perruche à front rouge ou kakariki* (…) Régime alimentaire : frugivore (…). Pancarte dans un parc naturel (Rivière bleue), 2022Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 1990-2022).

1112

PERRUCHE* À TÊTE BLEUE :

n.f. Rare. Spéc. Domaine : Ornithologie. (Erythrura trichroa cyaneifrons). Oiseau (perruche* -V. ce mot) de 11 cm, verte à tête bleue, très rare, observé  aux Iles Loyautés. Encycl. : L'anglais "blue-faced parrot" désigne le même oiseau (Hannecart 1983 : 16).  Répertorié par Hannecart, op.cit.  Syn. (rare) : Tête* bleue.

1113

PERRUCHE* DE LA CHAÎNE* :

n.f. Cour. (Eunymphicus cornutus cornutus). Oiseau vert (perruche* -V. ce mot), de 35cm aux plumes arrière violettes dont le front ocre est orné d'une huppe composée de deux plumes fines, qui vit dans les forêts humides de la Grande-Terre* (Hannecart, 1983 58). Encycl. : Famille des Psittacidés. Perruche de la chaîne (…) Endémique au territoire, (…) elle niche dans les talus ou sous les rochers (…) elle se signale par un cri bruyant (…). Manuel Ecologie, 1987 : 283. La perruche de la chaîne. (…) Régime alimentaire : Frugivore et granivore. Pancarte dans un parc naturel (Rivière bleue), 2022.  Syn. : Perruche* huppée  (peu cour.). Nymphique cornue (rare, spéc.). Variante (peu cour.) : Grande* perruche de la chaîne. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 1990-2022).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1113

PERRUCHE* D'OUVÉA :

n.f. Cour. (Eunymphicus cornutus uveaensis Layard). Oiseau vert (perruche* -V. ce mot), de 32 à 36 cm, dont le front à tâche rouge est orné d'une huppe composée de six petites plumes : il est endémique à l'île d'Ouvéa, où il vit dans les forêts du nord. Encycl. : Oiseau très menacé et très protégé (Hannecart, 1983). Droits de chasse : Interdit toute l'année (…) Perruche d'Ouvéa. Journal Les Nouvelles, 02/06/1990. Syn. : Perruche* des Iles*(a.cour.). Nymphique* d'Ouvéa (rare, spéc.).   V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1113

PERRUCHE* DES ÎLES* :

n.f. A.cour. (Eunymphicus cornutus uveaensis Layard). V. PERRUCHE* D'OUVÉA.

1113

PERRUCHE* ÉCOSSAISE :

n.f. A.cour. (Trichoglossus haematodes deplanchei). Oiseau (perruche* -V; ce mot) répandue sur tout le Territoire, multicolore, visible dans les érythrines*, les orangers, les mandariniers. Répertorié par Hannecart, 1980 : 69. Syn. spéc. : Loriquet* calédonien*.

1113

PERRUCHE* HUPPÉE :

n.f. Peu cour. (Eunymphicus cornutus cornutus). V. PERRUCHE* DE LA CHAÎNE. Répertorié par F.O.L., 1983 : 132.

1113

PETITE PERRUCHE* :

n.f. Rare. Spéc. Domaine : Ornithologie. (Cyanoramphus novaezelandiae saisseti Verr. & des Murs). V. KAKARIKI. Répertorié par Observatoire, 1983.

 

1091 PERSIL CHINOIS :

n.m. T.cour. (Coriandrum sativum L.). Coriandre : plante aromatique utilisée dans la cuisine asiatique. Nems* au crabe (…) [Ingrédients :](…) Bouquet de persil chinois. Recettes Masachs, 1980 : 13. Un peu de coriandre (" persil chinois") (…). Recettes Moglia, 2004 : 17. Un agglo (…) qui servait (…) de jardinière à persil chinois. Roman Simon, 2021 : 128. Norme : Plante appelée parfois "persil arabe" en français hexagonal (Petit Robert). Dynamique : Il semblerait que la concurrence de "coriandre" soit croissante depuis les années 1990 -Pauleau, enquêtes linguistiques, 1990-2022. Mais notons que ce terme est employé au masculin en contexte calédonien* -du coriandre, contrairement à l'usage hexagonal -"de la coriandre".    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1091 PERVENCHE :

n.f. Cour. (Cataranthus roseus). Herbe commune aux fleurs roses (ou parfois blanches), aux cinq pétales tout simples, la floraison en est continuelle. Encycl. : Famille des Apocynacées. Son jardin est envahi de pervenches. Syn. (peu cour.) : Pervenche* de Madagascar. Norme : La pervenche de l’Hexagone est du genre Vinca L.

1091

PERVENCHE* DE MADAGASCAR :

n.f. Peu cour. (Cataranthus roseus). V. PERVENCHE. Encycl. : En anglais "Madagascar periwinkle" désigne la même plante. Répertorié notamment par Godard, 1978 : 184. Norme : Le même terme est peut-être en usage dans l’Hexagone (?).

 

1091 PÈTE-PÈTE :

n.m.pl. A.cour. (Passiflora foetida L.). V. GLOU-GLOUS. Répertorié notamment par F.O.L., 1983 : 132.

1092 PÉTER :

Attesté à l'oral uniquement.    I. v.tr.dir. T.cour. Fam. ou sociolectal (pop.). Parfois plaisant.  1.a. Donner, offrir, mettre. V. ENVOYER. Pète un café!  1.b. SE PÉTER : forme pronominale. S'offrir. V. SE CLAQUER (2.). On se pète une bière?  2. Faire. V. CLAQUER. Si on allait péter un coup de chasse? Sketch Wahoo, [2000?]. Locution : Péter* un réglage.  3. Chasser, tuer. C'est la crise (…) On peut plus claquer* un coup de fête, on peut plus péter des roussettes* (…). Sketch Ollivaud, 198? J'arrive en bas [sous l'eau] j'en pète un [de poisson] (…). Sketch Wahoo, [2000?]. Quand ton pote commence à raconter comment il a pété 19 cerfs avec un bibiche* (…). Post Facebook, 2023.    II. v.intr. Cour. Fam. ou sociolectal (pop.). Parfois plaisant. Aller. Connotation : Aller quelque part sur un coup de tête et/ou rapidement. On pète à Bourail ou quoi? [=On va à Bourail, vite fait?]. Oral spontané, s.d. Equivalent hexagonal : Aller vite fait (DEL).

V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1093

PÉTER* SA GUEULE :

Attesté uniquement à l’oral. Cour. Fam. Se vanter. On a parlé moto et comme il est champion il a encore pété sa gueule... Equivalent hexagonal : Ouvrir sa gueule. Syn. (peu cour.) : (Faire*) Claquer* sa gueule. Variante (cour.) : Faire* péter sa gueule. V. également Pauleau, BDLP.

1094

PÉTER* UN RÉGLAGE :

Attesté à l'oral uniquement. loc. verbale. A.cour. Fam. Réprimander, donner une correction. Elle est insupportable depuis ce matin, va lui péter un réglage...

 

1095 PETIT,-E :

adj. T.cour. Terme du français de référence entrant dans la composition de nombreuses lexies dans divers domaines : V. ci-après.

1096

PETIT BLANC* 1 :

V. BLANC (poisson du genre Gerres spp.).

1097

PETIT BLANC 2 :

n.m. A.cour. Vieilli. Personne d'origine européenne et de petite condition. Encycl. : Cette expression est employée dans nombre d'anciennes colonies, notamment aux Antilles ou à La Réunion. Le terme "grand blanc", employé dans ces régions, n'est pas usité en Nouvelle-Calédonie. (…) les femmes [des petits blancs de brousse*], provinciales hospitalières aux doigts tâchés de jamelons* (…). Roman Sénès, 1987 : 319. Syn. (Vx) : Petit colon.

1098

PETIT CHEF* :

V. CHEF.

1098

PETIT JONC :

n.m. A.cour. (Kyllinga sp.). V. PAPYRUS. Répertorié notamment par Observatoire, 1990 : 194.

1099

PETIT MEC* :

V. MEC.

1099

PETIT RÂLE* :

V. RÂLE.

1099

PETIT TRAIN :

Attesté à l'oral uniquement. n.m. A.cour. (Iulus sp.). Iule : "Myriapode [petit mille-pattes] noir et luisant qui s'enroule en spirale quand on le touche" (Petit Robert : "iule"), et dont la démarche articulée rappelle l'allure d'un train en marche. Tu sais les petits mille-pattes qui s'enroulent là, on appelle ça des petits trains... Oral d'enquête, 1990.

1100

PETITE AUSTRALIE* (LA -) :

Attesté à l'oral uniquement. n.propre. Peu cour. Fam. Ethnolectal non européen?. La prison de Nouméa. V. CAMP EST. Il est à la petite Australie (=Il est en prison].

1101

PETITE SENSITIVE* :

n.f. A.cour. (Mimosa pudica L.). V. SENSITIVE. Dans un champ de petites sensitives une bête bougea (…). Roman sénès, 1987 : 45. Chamephytes : (…) : végétaux de petite taille à port buissonnant (…) : petite sensitive.  Manuel Ecologie, 1987 : 132. Norme : Employé par opposition (implicite ou explicite) à la sensitive* géante.

 

1100 PÉTROGLYPHE :

n.m. Cour. Gravure sur pierre. Encycl. : Contrairement à l’emploi hexagonal rare, ce mot est d’un usage courant en Nouvelle-Calédonie, les pétroglyphes figurant notamment comme curiosité touristique. Les Pétroglyphes. Nom d’un Lotissement à Païta (Province* sud), 2023. Les pétroglyphes, curiosités naturelles (…). Longtemps attribués à un peuple qui aurait précédé les Kanak* en Nouvelle-Calédonie, les pétroglyphes sont des gravures sur des rochers ou des pierres. Site sudtourisme.nc, consultation décembre 2023. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 1990-2023).

1100 PÉTROLETTE :

n.f. Vieilli. Bateau d’assez petite taille. Elle disait la force des hommes au chargement des lourds sacs de grains au quai où accostait la pétrolette [dans les années 1970]. Elle disait le chalandage qui empruntait le canal creusé par les bagnards (…). Entretien Barbançon, 2022 : 14. Norme : Le Robert (lerobert.com, 2023) donne comme définition : « Petite moto, vélomoteur ». Dynamique : Emploi quasi-obsolète en 2023.

 

1100 PEUPLIER :

n.m. A.cour.  (Erythrina orientalis MURR.). V. ERYTHRINE. Répertorié notamment par : F.O.L., 1983 : 133. Norme : Le Petit Robert mentionne le peuplier européen (Salinacées).

1100

PEUPLIER* KANAK* :

n.m. Peu cour.  (Erythrina orientalis MURR.).  V. ERYTHRINE. Le peuplier kanak* délimite l’espace cérémoniel et marque les bords de l’allée* centrale en compagnie du pin* colonnaire. Il symbolise le terroir et, à ce titre, il est le gardien des droits fonciers. (…) le peuplier kanak* représente la terre et la femme, il est souvent opposé à la cordyline*, elle-même symbole masculin. Etiquettes expliquant le mythe du premier homme Téâ Kanaké, Centre culturel Tjibaou, 2022. Variante graphique : Peuplier* canaque*. Dynamique : La variante graphique peuplier* canaque* semble rare et vieillie -répertoriée par : F.O.L., 1983 : 133- (Pauleau, enquête linguistique, 2022).

1101

PEUPLIER* CANAQUE* :

Variante graphique de PEUPLIER* KANAK*. V. cette entrée.

 

1102 PFUIN! :

interj. Cour. Fam. Exprime la surprise, l'admiration, …  - Regarde la photo que j'ai faite - Pfuin de l'air! C'est toi le chef! Locutrices, écrit électronique spontané, janvier 2023. Equivalents hexagonaux : Ooh! Woow! (ce dernier est donné ici comme équivalent fe français hexagonal malgré le fait de l'anglicisme, car il s'agit d'un anglicisme bien ancré). Collocation : Pfuin de l'air! (« Woow ! »). Norme phonétique : Se prononce avec allongement vocalique.

1101 PIA! :

interj. A.cour. Insulte. Connotation : Wallisienne. Encycl. : En wallisien "manu pia" est une insulte signifiant approximativement "qui sent les sécrétions du pénis mal incisé". (…) Pia! Tu es un monstre (…) une pourriture! Roman Jacques, 2002b : 213. Sshh*! Pia fais vite là! [= Psst! Allez connard fais vite!]  Post Facebook, 2022. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005-2022).

1101 PIAC :

n.m. A.cour. (Passer domesticus). Moineau. Encycl. : Probablement à rapprocher du français populaire "piaf" signifiant : petit oiseau. Répertorié par Hannecart, 1980 : 40. Variante graphique : Piaque.

1101

PIAQUE :

Variante graphique de PIAC. V. cette entrée. Répertorié notamment par F.O.L., 1983 : 134.

 

1102 PIC! :

V. À* PIC.

1103 PICOLADE :

n.f. A.cour. Jeune. Fam. Beuverie. L'autre soir, ça a été la picolade! Ecrit d'enquête, 05/2005. Dynamique : Terme récolté auprès des lycéens en 2005 (Pauleau, enquête linguistique, 2005).

1104 PICOT :

n.m. T.cour.  1. (Siganus sp.). Nom donné aux poissons du genre Siganus portant des épines ventrales et dorsales venimeuses qui blessent souvent le pêcheur (Observatoire, 1988 : 129). Encycl. : Famille des Siganidés. Composés dans lesquels picot renvoie à Siganus sp. : Picot* à lignes bleues/ à tâches oranges/ gris/ rayé. (V. articles ci-après).  2. (Acanthurus dussumieri Val. / Paracanthurus hepatus L.).  Nom donné aux poissons Acanthurus dussumieri Val. / Paracanthurus hepatus L. portant de chaque côté de la queue une épine tranchante : il s'agit du picot* bleu et du picot* kanak*. V. ces mots. Encycl. : Famille des Acanthuridés. Syn. (selon le cas) : Picot* canaque* (t.cour. V. ci-après). Poisson* chirurgien, picot* bleu (a.cour.). Chirurgien* (peu cour.). Picot* de récif (rare). Composés et Locutions : V. articles ci-après. Composés dans lesquels picot renvoie à Acanthurus et Paracanthurus sp. : Picot* à marques jaunes/ bleu/ canaque*/ de récif (V. articles ci-après).

Picots farcis (…). Recettes Masachs, 1980 : 51. Picots ou friture diverse : 750F[C.F.P.*]/kg (…). Journal Les Nouvelles, 29/06/1990. (…) il chasse les communards* et les picots. Roman Jacques, 2002b : 5. (…) il a rapporté quelques beaux picots. Roman Calandra, 2004 : 59. (…) une bobine-dévidoir (…) du genre qu’utilise le commun des pêcheurs de picots.  Roman Simon, 2021 : 128. On a l’habitude de pêcher ce genre de poissons. C’est principalement des picots (…). la1ere.francetvinfo.fr, 01/2022.

Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2005-2022).

V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1104

FAIRE LES YEUX DE PICOTS* FRITS :

loc.verbale. A.cour. Fam. Plaisant. Tomber de sommeil, être fatigué au point d'avoir les yeux vitreux. Allez, va te coucher, tu fais les yeux de picots frits, là! Dynamique : Terme récolté en 2005 (Pauleau, enquête linguistique, 2005).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1105

PÂTE À PICOT* :

Attesté uniquement à l'oral. n.f. Cour. Pâte servant d'appât pour la pêche à la ligne (en particulier, pour attirer les poissons appelés picots*), composée d'un mélange de farine, d'huile et de sauce de soja (soyo*). Ça y est les lignes sont prêtes! T'as fait la pâte à picot*?    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1105

PICOT* À LIGNES BLEUES :

n.m. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Siganus puellus Schlegel). Poisson (picot* : V. PICOT (1.)) orné de lignes bleues longitudinales. Répertorié par Observatoire, 1990 : 156. Syn.: Picot*(t.cour.). Chirurgien* à lignes bleues (rare).

1106

PICOT* À LIGNES D'OR :

n.m. Cour. (Siganus lineatus Val.). V. PICOT* RAYÉ. Répertorié par Laboute, 2000 : 442.

1107

PICOT* À MARQUES JAUNES :

n.m. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Acanthurus aliala Less). Poisson (picot* : V. PICOT (2.)) dont le corps est orné de bandes jaunes verticales et longitudinales. Répertorié par  Observatoire,  1990 : 156. Syn.: Picot* (t.cour. V. PICOT (2.)). Chirurgien* à marques jaunes (rare).

1108

PICOT* À TACHES ORANGES :

n.m. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Siganus ponctatus Shneider). Poisson (picot* : V.PICOT (1)) bleu couvert de tâches régulières de couleur orange. Répertorié notamment par Laboute, 2000 : 443. Syn.: Picot*(t.cour.).

1110

PICOT* BLEU :

n.m.  1. A.cour. (Paracanthurus hepatus L.).  Poisson (picot* : V. PICOT (2.)) dont le corps est bleu et  noir et la queue jaune, très prisé des aquariophiles pour sa beauté. (…) à une quarantaine de mètres de là, un banc de picots bleus (…). Récits Juncker, 2018 : 164.   Syn.: Picot* (t.cour. V. PICOT (2.)). Chirurgien* (peu cour.). Variante (rare) : Picot* bleu à queue jaune. Dynamique : Répertorié notamment par Observatoire,  1988 : 129. Attesté à l’écrit en 2018. Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 1990-2022).  2. A.cour. (Siganus argenteus Quoy & Gaimard). ). V. PICOT GRIS. Répertorié notamment par Laboute, 2000 : 440.    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1111

PICOT* BLEU À QUEUE JAUNE :

Variante de PICOT BLEU. V. cette entrée. Répertorié notamment par Laboute, 2000 : 429.

1112

PICOT* CANAQUE* :

Variante graphique de PICOT* KANAK*. V.cette entrée.  Filets de picots* (gris, rayé ou canaque*): 200g par pers. Recettes Moglia, 2004 : 34. (…) poissons récifo-lagonaires vendus entiers : (…) picot canaque* (…). Document du gouvernement de Nouvelle-Calédonie : dam.gouv.nc, 2020. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2005-2022).

1113

PICOT* DE RÉCIF :

n.m. Rare. (Acanthurus  dussumieri Val. / Paracanthurus hepatus L.). V. PICOT (2.).  Répertorié notamment par Observatoire, 1990 : 194.

1114

PICOT* DU LARGE :

 n.m. Peu cour. (Acanthurus sp.). Poisson (picot* : V. PICOT (2.)) vivant en dehors du récif. Les poissons récifo-lagonaires vendus en filet : (…) picot* du large 2%  (…). Document du gouvernement de Nouvelle-Calédonie : dam.gouv.nc, 2020. 

1114

PICOT* JAUNE À LIGNES BLEUES :

 n.m. Rare. . Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Siganus puellus Schlegel).  Poisson (picot* : V. PICOT (1.)) dont le corps est jaune avec des lignes horizontales bleues. Répertorié par Laboute, 2000 : 442. Syn. : Picot*(t.cour.). Chirurgien* (peu cour.).

1116

PICOT* JAUNE À POINTS BLEUS :

n.m. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Siganus corallinus Cuvier). Poisson (picot* : V. PICOT (1.)) dont le corps est jaune et couvert de petits points bleus. Répertorié notamment par Laboute, 2000 : 441. Syn.: Picot*(t.cour.). Chirurgien* (peu cour.).

1118

PICOT* GRIS :

n.m. A.cour. (Siganus argenteus Quoy & Gaim.).  Poisson (picot* : V. PICOT  (1.)) de couleur gris-argenté, prisé pour sa chair. Filets de picots* (gris, rayé ou canaque*): 200g par pers. Recettes Moglia, 2004 : 34. Le sable puis la diversité des colonies coralliennes y concentrent des poissons-papillons*, poissons-perroquets*, picots gris (…). Origin’air Magazine, juin 2022. Syn. (t.cour.) : Picot*. Picot* bleu (a.cour.). Variante (rare, spéc.) : Picot* gris à tâches jaunes. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2022).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1119

PICOT* NOIR :

V. PICOT* KANAK*. Les poissons récifo-lagonaires vendus en filet : (…) picot* noir 36% (…). Document du gouvernement de Nouvelle-Calédonie : dam.gouv.nc, 2020.

1119

PICOT* GRIS À TÂCHES JAUNES :

Variante de PICOT GRIS. V. cette entrée. Répertorié notamment par Laboute, 2000 : 440.

1119

PICOT* KANAK* :

n.m. T.cour. (Acanthurus  dussumieri Val./ Acanthurus blochii Val.). Poisson (picot* : V. PICOT (2.)) de couleur foncée (A. blochii) / dont la nageoire caudale bleue est tâchée de noir (A. dussumieri).   Un banc de jolis picots kanak détale aussitôt (...). Récits Juncker, 2018 : 55. L'interdiction annuelle de pêche entre en vigueur dimanche, pour les poissons de la famille des siganidés  (…) «Les picots kanak* (…) ne sont pas concernés», rappelle la province Sud (…). https://la1ere.francetvinfo.fr, 08/2019. Syn.: Picot* (t.cour.). Poisson* chirurgien (a.cour.). Picot* noir,  chirurgien* (peu cour.). Chirurgien* de Dussumier (rare). Variantes graphiques : Celles du mot kanak*. Picot * kanak* est plus récent et plus courant. Picot* canaque*, plus ancien, semble cependant toujours relativement courant (Pauleau, enquête linguistique, 2022).   V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1120

PICOT* RAYÉ :

n.m. Cour. (Siganus lineatus Val.). Poisson (picot* -V. PICOT (1.)) bleu foncé à rayures jaunes. Tudy (…) guetta rougets* et picots rayés. Roman Sénès, 1987 : 97. [Prix du marché :] Picot rayé : 1450F[C.F.P.*]/KG. Journal Les Nouvelles, 05/2005. Cinq mois sans délicieux picot rayé au déjeuner! L'interdiction annuelle de pêche entre en vigueur dimanche (…). https://la1ere.francetvinfo.fr, 08/2019. Syn.: Picot* (t.cour.). Chirurgien* rayé, picot* à lignes d'or (rare). Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2005-2022).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1121

PICOT* RENARD :

n.m. Peu cour. (Siganus vulpinus Schlegel & Muller).  Poisson (picot* : V. PICOT (1.)) à tête effilée. Répertorié notamment par Laboute, 2000 : 443. Syn.: Picot* (t.cour.). Chirurgien*, tête* de renard (peu cour.). Variante (peu cour.) : Picot* tête de renard.

1121

PICOT* TÊTE DE RENARD :

Variante de PICOT RENARD. V. cette entrée. Répertorié notamment par Laboute, 2000 : 443.

 

1109 PIÈCE :

n.f. ou m. T.cour. Fam. Objet, animal ou personne de belle taille. Son chien, le doberman là*, c'est un pièce le mec* hein? [=il est énorme hein?] / T'as vu la pièce ? [=T'as vu comme il est gros?]. Je descends [sous l'eau] (…) je regarde un peu plus loin... Mais alors une grisette*! Mais une pièce! Sketch Wahoo, [2000?]. Syn. : Pas un gosse*. Locution : V. article ci-après. Norme : L'expression "une belle pièce" du français hexagonal (expression en outre absente des lexiques consultés) peut être mentionnée ici comme proche et peut-être à l'origine de l'expression calédonienne*. Dynamique : Emploi vieillissant (Pauleau, enquête linguistique, 2005).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1110

UN(E) PIÈCE DE + Nom :

structure de loc. nominale (f. ou m.). T.cour. Fam. Un/une énorme + nom. C'est une pièce de bateau, son voilier là!* [=C'est un énorme bateau]. (…) c'était un pièce de mec* [=C'était un énorme type]. F.O.L., 1983 : 134. Dynamique : Emploi vieillissant (Pauleau, enquête linguistique, 2005).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

 

1111 PIERRE :

n.f. T.cour. Terme du français de référence entrant dans la composition des termes suivants :

1112

PIERRE À SAVON :

n.f. T.cour. Pierre meuble utilisée par les sculpteurs kanak*. Cette fois les thèmes proposés sont (…) la sculpture sur pierre à savon. Journal Les Nouvelles, 04/2005.

1113

PIERRE BLEUE :

n.f. Cour.   1. Roche d'un gris bleuté, extrêmement dure. Abondante en Nouvelle-Calédonie, elle est utilisée dans le bâtiment mais redoutée lorsqu'il s'agit de creuser le sol, pour tracer une route*, par exemple. Encycl. : Ce type de roche (les grauwackes) "date de la fin de l'ère primaire et du début de l'ère secondaire (…) D'origine sédimentaire, elle provient de la compression d'argiles" F.O.L., 1983 : 134. (…) équipement pour les professionnels du bâtiment (…) la pierre bleue ne résiste pas (…) au marteau pneumatique. Journal Les Nouvelles, 23/06/1990.  2. Instrument de pêche illégal, constitué par un produit chimique de couleur bleue (sulfate de cuivre) qui aveugle et fait sortir les poulpes de leur trou. Moi, avec ma pierre bleue, je compte bien prendre des poulpes (…). Album Sebban, 1984 : 13.

 

1113 PIGEON :

n.m. T.cour. Terme du français de référence servant de générique dans la composition des noms de Columbidés :

1113

PIGEON À GORGE BLANCHE :

n.m. Rare. Spéc. Domaine : Ornythologie. (Columba vitiensis hypoenochroa Gould.). V. COLLIER BLANC. Répertorié par Hannecart, 1980 : 82.

1113

PIGEON SOYEUX :

n.m. Rare. Spéc. (Drepanoptila holoserica Temm.). V. PIGEON VERT (1.). Répertorié par F.O.L., 1983 : 135.

1114

PIGEON VERT :

n.m. T.cour.  1. (Drepanoptila holoserica Temm.). Pigeon endémique à la Grande-Terre*, où il fréquente forêts et savanes. Son plumage soyeux est d'un vert éclatant mêlé de jaune vif. Encycl. : Famille des Columbidés. "Très difficile à voir, car il se dissimule dans le feuillage (…) cet oiseau est intégralement protégé" (CTRDP, 1987 : 283). Il écouta avec hostilité la plainte nostalgique du pigeon vert (…). J.Mariotti, 1947 dans Littérature NC : 18. Au pigeon vert. Enseigne, Nouméa, 1990. Le pigeon vert ou ptilope vlouvlou (…) chant monocorde profond répété (…). Pancarte dans un parc naturel (Rivière bleue, Grande-Terre), 2022. Le fracas des détonations a fait s’envoler (…) les pigeons verts (…) [à Canala]. Entretien Barbançon, 2022 : 266. Syn. (rare, spéc.) : Pigeon* soyeux.  2. (Ptilinopus greyi Bonap.). Pigeon surtout répandu aux Iles Loyauté, plus petit que le pigeon vert décrit en 1. Encycl. : Son nombre peut augmenter [dans le sud de la Grande-Terre*] après le passage d'un cyclone, le vent ayant amené les oiseaux des Loyauté, puis diminue par la suite, certains éléments repartant aux îles (Hannecart, 1980 : 87). (…) [le nid] peut être placé (…) à la base d'une branche maîtresse tout près du tronc (Pigeon vert). Manuel Ecologie, 1987 : 117. Syn. : Tourterelle* verte (a.cour.). Pigeon* vert des îles*, pigeon* vert des Loyauté (rares).

V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1115

PIGEON* VERT DES ÎLES :

n.m. Peu cour. (Ptilinopus greyi Bonap.). V. PIGEON VERT (2.). Répertorié notamment par FOL 1983 135.

1116

PIGEON* VERT DES LOYAUTÉ :

n.m. Rare. (Ptilinopus greyi Bonap.). V. PIGEON VERT (2.). Répertorié par Observatoire, 1990 : 195.

 

1115 PIJE :

n.m. A.cour. Ethnolectal kanak* ou spéc. (employé soit par les Kanak* soit en contexte spéc.). Domaine : Linguistique. Langue kanak* des régions suivantes : Tiendanite, vallée de la Tipindje (Haudricourt, 1979 : 17). Encycl.  : Toutes les langues kanak* sont des langues à tradition orale. Voir à l'article KUMAK les caractéristiques des langues kanak* du nord dont le pije fait partie. Nos langues dansent la danse de la terre... (…) Pwapwa*, Pwa* améi, Pijé (…), Dansez au point du jour (…). W.Welepane, 1993 dans Anthologie, 1994 : 249. En pije, le concept [de journal] renvoie à la notion de "maison de parole" : Ngen Falik. Journal Mwà Véé, 07/2005. Exposition "Pe-thiic Hunge" (en langue Pije [sic.]) : Jeux et jouets traditionnels de la vallée de Hienghène. Journal Le Pays, 04/2006. Le pije, qui est rattaché au groupe des langues kanak* du Nord de la Nouvelle-Calédonie, compte actuellement 183 locuteurs âgés de plus de 14 ans (ISEE, 2009). Il est fortement menacé d'extinction selon l'UNESCO. Site de l'Académie des Langues Kanak* (ALK), consultation 10/2022. Variante graphique : Pijé. Norme phonétique : [pindje] (en alphabet latin, approximativement : "pidjé"). Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2005-2022).

1116 PILOU :

n.m.  1. T.cour. Danse kanak* autrefois nocturne et chargée de significations symboliques (V. en 2.), aujourd'hui seulement pratiquée à l'occasion d'évènements particuliers (coutumiers* ou administratifs -venue d'un représentant de l'Etat français, par exemple) ou destinée à distraire les touristes. Encycl. : Terme apparu probablement dès le XIXe siècle (Hollyman, 1971 : 917). / "... On frappe des coups retentissants, pour appeler la gent canaque* au pilou. (…) la masse humaine s'agite, ondule, se met en marche, en pilonnant le sol, cadençant son pas sur le rythme brutal de l'orchestre, tous les Canaques* (…) formant un disque immense, tournent, tournent, en avançant par petites saccades en cadence : a é, a a, a é, a a, pied droit, pied gauche, pied droit, pied gauche, toujours ce même pas invariable." (G. Baudoux, cité par Leenhardt, 1937 : 159-161). La deuxième partie de l'épreuve s'est conclue par un pilou. Journal Les Nouvelles, 15/10/1988. C'est aussi le cas du pilou (ou pilou-pilou*), une danse traditionnelle kanak*, souvent associée à des fêtes religieuses, sociales ou claniques*. nouvellecaledonie.travel, consultation 2022. Variante (vieillie) : Pilou-pilou*. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2022).  2. Peu cour. Spéc. Domaine : Sociologie du monde kanak*. Ancienne cérémonie kanak*, qui constituait autrefois le "moment culminant de la société" (Leenhardt, 1937 : 159), et à l'occasion exclusive de laquelle on dansait le pilou décrit en 1. Encycl. : Pour désigner cette cérémonie, les langues kanak* possèdent des mots dont la prononciation varie peu d'une langue à l'autre : par exemple en caac "philu", en yâlayu "phiilu" (Observatoire, 1983). / Maurice Leenhardt (1937 : 162) explique : "Il y a donc bien autre chose dans le pilou, que la danse nocturne, et celle-ci a un sens plus profond que ne peut l'imaginer un spectateur européen* surpris par ces remous humains et leurs relents. (…) Le pilou est la cérémonie qui porte la société à son point culminant, celle où sont renouvelés les contrats sociaux, effectués les échanges, acquittées les dettes, affirmés le prestige et la puissance du clan paternel. (…) [Il] a été à l'époque, quand aucune colonisation ne troublait la vie primitive, le plus glorieux stimulant de son activité. (…)/ La préparation d'un grand pilou demande trois ou quatre ans d'efforts. Il s'agit d'avoir assez de nourriture pour recevoir les hôtes, qui seront plusieurs centaines. (…) La fête peut durer plusieurs semaines. "Ainsi le sommet de la société canaque* n'est pas une tête hiérarchique, un chef*, il est le pilou lui-même (…) Que les pilous cessent, la société perdra son lien et se désagrègera. Et c'est ce qui est arrivé. Sous l'empire de la colonisation, les pilous sont devenus une entreprise trop lourde, les danses nocturnes soutenues par l'alcool, ont exaspéré leur agonie. Et la société est apparue mourante." (Ibid. 170). Avant le pilou c'était pas seulement une danse, au temps des vieux*, c'était plus important... Oral d'enquête, 1990. Trois regards sur le pilou, cérémonie et danse traditionnelle de Nouvelle-Calédonie. Présentation d'ouvrage, www.vers-les-iles, 1998.

V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1117

PILOU-PILOU :

Variante de PILOU. V. cette entrée. (…) tu danseras le pilou-pilou, tu seras Kanak* (…). Contes de Thio, 1997 : 56.

 

1118 PIN COLONNAIRE :

n. m. T.cour. (Araucaria cookii R.BR.) (ou Araucaria columnaris Hook. –Schmid, 1981 : 50). Arbre des falaises littorales, qui pousse tout en hauteur, formant une colonne pouvant atteindre cinquante mètres. Encycl. : Famille des Araucariacées, qui se répartit "entre les genres Araucaria* ("pins colonnaires" et Agathis ("kaoris*") –Manauté, 2003. Caractéristique notamment du sud de l'archipel et des îles Loyauté (l'Ile des Pins doit son nom à l'abondance de cet arbre sur l'île), le pin colonnaire est visible également dans les plaines de la Grande-Terre*. « Le pin colonnaire est planté autour des habitations des hommes de haut rang, sur les lieux sacrés. Il marque les interdits et reste le signe, dans le paysage, d’un lieu d’habitation ancien. Planté sur l’allée* centrale qui mène à la grande* case*, il est le symbole de l’élément masculin, symbole de la durée du lignage. Il incarne le pouvoir du chef* ; quand un chef* meurt on dit : ‘les bourgeons des sapins* tombent à terre’ ». Etiquette expliquant le mythe du premier homme Téâ Kanaké, Centre culturel Tjibaou, 2022. V. ARAUCAURIA. Un deuil un mariage sous pins colonnaires et cocotiers*. Poèmes Gorodé, 1985 : 42. (…) les pins colonnaires marquaient les lieux anciens (…). Roman Jacques, 2002b : 19. Téâ kanaké échange les premières ignames* et construit la case* ronde. Il plante le pin colonnaire qui délimite les lieux sacrés et tabous* (…). Etiquette expliquant le mythe du premier homme Téâ Kanaké, Centre culturel Tjibaou, 2022. Avec ses cagous*, pins colonnaires, baleines…L’exceptionnelle biodiversité calédonienne (endémique à 76%) n’a pas fini d’enchanter (…). Présentation d’une vidéo « Faune et flore » sur la chaîne touristique d’Aircalin, 2022. Syn. : Sapin* (cour.). Araucaria* (a.cour.). Variantes : Pin* (cour.). Pin* colonnaire de bord de mer (rare). Composés : V. ci-après. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2005-2022).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1119

PIN :

Variante de PIN COLONNAIRE. V. cette entrée. L'Île des Pins. Nom de l'une des Îles Loyauté. C’est en plein cœur de la forêt que se trouvent les grands arbres destinés à la coque [des pirogues] : le pin, le kohu*, l’acacia* ou le bois* bleu. Etiquette de l’exposition Mue, faire corps, Centre culturel Tjibaou, 2022.

1119

PIN* COLONNAIRE DE BORD DE MER :

n.m. Rare. (Araucaria cookii R.BR.) (ou Araucaria columnaris Hook. –Schmid, 1981 : 50). V. PIN COLONNAIRE. Répertorié par Hollyman, 1977.

1121

PIN* COLONNAIRE DE MONTAGNE :

n. m. Rare. (Araucaria humboldtensis Buchh. / A. montana Brongn. Et Gris / A. rulei Muell.). V. ARAUCARIA. Répertorié par F.O.L., 1983 :135. Variante : Pin colonnaire des montagnes.

 

1120 PINCE DE CRABES :

n.f.pl. Cour. (Epiphyllum sp.) (Hollyman, 1977 : 25). Plante grasse ornementale aux fleurs roses et aux tiges articulées rappelant les pattes des crustacés. Ça fait de belles fleurs, les pinces de crabes. Oral d'enquête, 1990.

1121 PINE :

Attesté à l'oral uniquement. n.f. T.cour. Fam. Registre vulg. souvent neutralisé. Insulte ou dépréciatif injurieux. Encycl. : "Pine, le plus ancien (1260) des désignants du pénis en français, avec vit, est utilisé comme insulte en français calédonien* (Pine!) et figure, dans des composés : Pine d'ours! Pine de chacal! Pine de roussette*...etc. (…) Tête de pine! Enculé de tête de pine! Leur structure syntaxique, caractéristique du syntagme nominal de l'insulte ou du titre, est réitérable : <déterminant 0 + Nom 1> + <Préposition DE + déterminant 0 + Nom 2> + < Préposition DE + déterminant 0 + Nom 3> ...etc. (…) L'utilisation du même mot pine dans des Locutions comme être une pine, rigoler comme une pine, relève d'un mode indirect de l'insulte, la dépréciation injurieuse." Darot-Pauleau, 1992. –J'aimerais bien me faire démobiliser ici (: un garde mobile) –Encore une pine qui veut rester là! Sketch Lewis, 1990. Vous êtes tous des pines (…) parce qu "con'y a pas une fourmi rouge qu'est crevée! Sketch Lewis, 1990. Mais t'es la vraie pine hein! [=Mais t'es vraiment con!] Oral spontané, s.d. Equivalent hexagonal : Con. Locutions et composés : V. articles ci-après. Norme : L'usage de ce terme est moins vulgaire en contexte calédonien* qu'en contexte hexagonal (où ce terme est en général perçu comme très vulgaire) : cette neutralisation du registre vulgaire est comparable à celle concernant le mot "con" en français hexagonal (le mot "con" a en effet perdu une bonne part de sa vulgarité à force d'être employé en situation familière : dire de quelqu'un qu'il est "con" en France ne choque donc pas plus que de dire de quelqu'un que c'est une pine en français calédonien*).

1122

RIGOLER COMME UNE PINE* :

Attesté à l'oral uniquement. loc. verbale. Cour. Fam. Registre vulg. souvent neutralisé. Rire bêtement. Arrête de rigoler comme une pine! Oral spontané, s.d. Norme : L'usage de cette expression est moins vulgaire (vulgarité neutralisée) en contexte calédonien* qu'en contexte hexagonal (dans lequel ce terme est en général perçu comme très vulgaire).

1123

TAPER LA PINE* (SE -) :

Attesté à l'oral uniquement. loc.verbale pron. Cour. Fam. Vulg. (registre vulg. souvent neutralisé) ou Plaisant.  1. Se masturber, en parlant d'une personne de sexe masculin. Les mecs, ils se tapent la pine devant les films porno... Oral spontané, s.d.  2. Se faire des illusions. Tu crois qu'elle te drague? Mais tu tapes la pine ou quoi? Oral spontané, s.d. Norme : Marque pronominale souvent élidée. / L'usage de cette expression est moins vulgaire (vulgarité neutralisée) en contexte calédonien* qu'en contexte hexagonal (dans lequel ce terme est en général perçu comme très vulgaire).

1124

TÊTE DE PINE* :

loc. nominale. T.cour. Fam. Registre vulg. souvent neutralisé. Insulte ou dépréciatif injurieux. "Tête de pine, va! Sale vieux chien*! (…)" Roman Gorodé, 2005 : 43. C'est une vraie tête de pine, ce mec! Oral spontané, s.d. Norme : L'usage de cette expression est moins vulgaire (vulgarité neutralisée) en contexte calédonien* qu'en contexte hexagonal (dans lequel ce terme est en général perçu comme très vulgaire) : cette neutralisation du registre vulgaire est comparable à celle concernant le mot "con" en français hexagonal (le mot "con" a en effet perdu une bonne part de sa vulgarité à force d'être employé en situation familière : dire de quelqu'un qu'il est "con" en France ne choque donc pas plus que de dire de quelqu'un que c'est une tête de pine en français calédonien*). Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005).

 

1125 PIOUIN :

Attesté à l'oral uniquement. n. Cour. Fam. Injurieux. Mélanésien : Kanak*. V.KAOUIN. Y a que des piouins dans ces quartiers-là... Oral spontané, s.d.

1126 PIQUANT :

n.m. Cour. Terme du français de référence d'usage plus fréquent en contexte calédonien* qu'en contexte hexagonal, constituant une lexie particulière au pluriel  et entrant dans la composition de termes variés (V. article ci-après). Norme : Le mot "épine" est peu employé et a une connotation métropolitaine. 

1127

HERBE À PIQUANTS* :

V. HERBE.

1127

PIQUANTS :

n.m.pl. Rare. (Erythrina fusca LOUR.). V. ERYTHRINE. Répertorié par F.O.L., 1983. Variante : Piquants* à roussettes*.

1128

PIQUANTS À ROUSSETTES* :

Variante de PIQUANTS. V. cette entrée et V. ERYTHRINE. Répertorié par F.O.L., 1983.

1129

PIQUANTS NOIRS :

n.m. pl. A.cour. (Heteropogon contortus L.). V. HERBE À PIQUANTS. Répertorié notamment par F.O.L., 1983 : 136.

 

1128 PIQUER :

v.tr.dir. T.cour. Fam. Pêcher au fusil* sous-marin. Un perroquet* (…) que j'ai piqué juste au bord (…) j'ai enlevé la tête, c'est gratteux*. BD Niko-Solo, 2004 : 14. (…) je vais aller vous piquer un poisson (…) dans mon coin. C’est la « cuvette à picots* » (…). Récits Juncker, 2018 : 114. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 1990-2022).

1129 PISCINE :

n.f. Cour. Spéc. Domaine : Elevage. Installation permettant de baigner le bétail afin de le débarrasser de ses tiques : "Long couloir cimenté à plan incliné contenant une quantité d'eau et de produit (…) contre les tiques suffisante pour que chaque tête de bétail qui y est amenée soit baignée jusqu'à l'encolure (…)" F.O.L., 1983 : 136. . Il a besoin d'aide pour pousser le bétail (…) dans la piscine. Album Sebban, 1984 : 28. Syn.(a.cour.) : Carré*.    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1132 PISSE-PISSE :

n.m. T.cour.  1. (Spathodea campanulata P.Beauv.). Arbre au feuillage foncé et aux fleurs orange en forme de tulipes, dont les boutons remplis d'eau (appelés également pisse-pisse : V. 2.) font le bonheur des enfants qui jouent à les presser pour en faire jaillir le jus. Encycl. : Possède des propriétés médicinales (Rageau, 1973 : 106). Tu te souviens quand on jouait avec les pisse-pisse en sortant de l'école? Oral spontané, s.d. Répertorié à l'écrit notamment par F.O.L., 1983 137. Syn. (cour.) : Tulipier* du Gabon.  2. Boutons de fleurs de Spathodea campanulata, tels que décrits en 1. On ramasse des pisse-pisse ? Répertorié à l'écrit notamment par F.O.L., 1983 137.

1133 PISSER :

Attesté à l'oral uniquement. v.intrans. T.cour. Fam. Avoir la forme, être en forme, aller bien. Salut, ça pisse? Collocation fréquente : -Ça pisse? -Oui, ça pisse! [-Ça va? -Oui Ça va!]. V. BOULETTE.    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1130 PISTACHE :

n.f. Cour. Cacahuète. Encycl. : Terme en usage notamment à La Réunion (site BDLP, 2006). Mais non les pistaches, y a pas forcément une coquille autour hein ? Oral d'enquête, 1991. Syn.  : Arachide*. 

1131 PISTACHE! :

interj. Cour. Fam. ou sociolectal (pop.). Parfois plaisant. Exprime la surprise. V. BABYLONE! Encycl. : La création de cette interjection est probablement davantage liée à la sonorité du mot qu'au sens calédonien* décrit dans l'article précédent. [en trébuchant :] Pistache!    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1134 PLA-PLA :

n.m. Peu cour. (Gerres acinaces Bl.). V. POISSON-BLANC. Répertorié  notamment par F.O.L., 1983 : 137.

1133 PLANTE :

n.f. T.cour. Terme du français de référence servant de générique dans la composition des noms de plantes :

1134

PLANTE À BRÛLURE :

n.f. T.cour. (Aloe spp.). Aloès, plante aux grosses feuilles pulpeuses disposées en rosette, souvent cultivée dans les jardins pour sa sève qui calme les brûlures et accélère la cicatrisation. (…) il cueillit une feuille de plante à brûlure et après l'avoir cassée, il en fit couler le jus épais sur sa plaie (…). Album Revol, 2001 : 16. (…) un jardin où cohabitent des pieds de pommes-cannelles* (…) une pomme-liane* caillou, des plantes à brûlures (…). Entretien Barbançon, 2022 : 106.  Syn.  : Aloès* (cour.), cactus* à brûlures (a.cour.). Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2005-2022).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1135

PLANTE ARAIGNÉE :

n.m. Peu cour. (Cleome spinosa). Plante aux longues étamines rappelant des pattes d'araignées, et aux feuilles palmées rappelant les feuilles de manioc*, dont les hampes de fleurs roses et blanches ornent souvent les villages de brousse*. Encycl. : Famille des Caparidacées. / L'anglais "spider flower" désigne la même plante. Répertorié par Godard, 1978 : 170. Syn. : Fleur* de manioc.

1136

PLANTE CORAIL :

n.m. Peu cour.  1. (Jatropha multifida L.).  2. (Jatropha podagrica).

V. ARBRE À CORAIL. Encycl. : L'anglais "coral plant" désigne la même plante (Godard, 1978 : 130). Répertorié par Godard, op.cit.

 

1135 PLATE :

n.f. T.cour. Petite embarcation sans cabine, utilisée pour de petits trajets ou comme auxiliaire d'un plus gros bateau. Une gamme complète de canots et plates aluminium de 2m à 4m. Journal Les Nouvelles, 07/06/1990 (publicité). Une brise de mer (…) berce sur l'eau (…) une plate en alu (…). Nouvelles Jacques, 2000 : 7. Augustin (…) tire une plate qu'il cache là lorsqu'il s'absente [note de bas de page : plate : barque à fond plat]. Roman Calandra, 2004 : 21. (…) la plate du pêcheur avance dans les eaux sombres de la baie. Récits Juncker, 2018 : 104. Syn. : Annexe* (t.cour.). Composé : V. ci-après. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 1990-2022).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1136

PLATE* ALU :

n.f. Cour. Fam. Embarcation (plate* : V. ce mot) en aluminium. (…) il avait acheté un propulseur Mercury pour sa plate alu (…). Entretien Barbançon, 2022 : 109.  Il a une plate alu pour la pêche.

 

1137 PLEIN :

Attesté uniquement à l’oral. adj. Cour. En parlant du crabe* : rempli de chair (juste avant la mue), à un stade intéressant pour le consommateur. V. CRABE MOU. Tu as vu les crabes que j'ai achetés, ils sont bien pleins hein?

1138 PLONGE :

n.f. Cour. Fam. Plongée sous-marine. (…) les poumons nettoyés par la plonge et l'air marin (…). ADG dans Littérature NC, 1988 : 53. (…) il est champion de la plonge ! (…). Sketch Wahoo, [2000?]. Délire plonge en Nouvelle-Calédonie, titre vidéo Youtube, noumeajocolares, 04/2013. La pêche où Kelly excellait était "la plonge". Récits Juncker, 2018 : 53. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 1990-2022).   V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1139 PLONGER :

v. intrans. Cour. Fam. Faire de la plongée sous-marine; pêcher en plongée sous-marine. Ils les ont laissés partir à la pêche donc ils ont été plonger chez ma tante là. Oral d'enquête, locutrice, Nouméa, 2010. Moi je pêche plus mais je continue à plonger quand on part en bateau.     V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1138 PLONGEUR :

n.m. Peu cour. (Podiceps novaehollandiae leucosternos). Oiseau (27cm) assez farouche, nageant sur les étangs, visible aussi près des trous d'eau creusés par le bétail. Encycl. : Famille des Podicepedidae. Répertorié par Hannecart, 1980 : 102. Syn. (rare, spéc.) : Grèbe australien.

1138 PLUIE D'OR :

n.f. A.cour. (Cassia fistula L.). Petit arbre aux éclatantes grappes de fleurs jaunes en cascades. Encycl. : Famille des Légumineuses Caesalpiniacées. Possède des propriétés médicinales (Rageau, 1973 : 40). Répertorié par Godard, 1978 : 56. Syn. (rare) : Gerbe* d'or.

1138 POAKA :

Variante de POKA. V. cette entrée. On marchait (…) pour rejoindre un trou* d’eau (…) à l’heure pas tranquille où les poakas vont boire. On était sûrs de trouver des cochons (…). Entretien Barbançon, 2022 : 109.

1142 POC-POCS :

n.m.pl. A.cour. (Passiflora foetida L.). V. GLOU-GLOUS. Répertorié notamment par F.O.L., 1983 : 132.

1139 POCA :

Variante graphique de POKA : V. cette entrée. Nez de poca : groins. Journal Tazar*, 08/2005 (mots croisés). POCA. Inscription, avec le même graphisme que la marque « Puma », sur des t-shirts de la marque By Mai Nem -marque détournant des noms de produits renommés en leur donnant une couleur locale ; sur le t-shirt est aussi imprimé une silhouette de cochon.

1140 POCCA :

Variante graphique de POKA : V. cette entrée. Avec les bêtes, se sent-on jamais perdus? (…) poccas engraissés pour la Noël, biquettes aux yeux de sucre candi (…). Roman Sénès, 1987 : 226. 

1141 POCHON :

n.m. T.cour. Poche : sac en plastique ou en papier. (…) un couple (…) a donné un pochon de fruits aux membres de la caravane. Journal Les Nouvelles, 07/06/1990. La voici [la boîte d'allumette] serrée dans un pochon plastique. Roman Jacques, 2002b : 70. Pochon 500F. Affiche (maraîcher), marché de Nouméa, 05/2005. Variante : Poche* (v. ci-après). Norme : Possible en français hexagonal –régional (Petit Robert). Précisons que le mot poche, conforme à la norme selon le Petit Robert, est une variante de pochon en contexte calédonien*; ce mot poche est d’un usage qui semble plus courant localement que dans l’Hexagone, ou le mot le plus courant semble être sac. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1142

POCHE :

n.f. Cour. V. POCHON. Banane 500F / poche. Affiche sur le stand d’un vendeur de rue, 2022.

 

1142 POÉ :

n.m. T.cour. Plat d'accompagnement polynésien consommé en Nouvelle-Calédonie comme plat ou comme dessert. Encycl. : Le plat en question est appelé en tahitien "po'e" (Observatoire, 1985). / Préparé à base de farine de manioc*, de fruits (en particulier banane*, papaye* et citrouille), le poé est enveloppé dans des feuilles de bananier* et cuit dans des pierres chauffées au feu (four* tahitien). Au menu : (…) Poé à la banane* (…) Poé à la citrouille (…). Journal Les Nouvelles, 10/10/1988. Menu : (…) en dessert : un poé banane*. Magazine Conso +, 04/2005. Composés : Poé banane, poé citrouille, .... Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005).   V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

 

1143 POINGO :

Variante de BANANE POINGO. V. cette entrée. (…) des régimes de "poingos" (…). B.Robert, 1976, dans Manuel Lectures : 245. Poingos au four (pareil que les pommes de terre mais avec des poingos (…). Recettes Moglia, 2004 : 96. Le marché de la poingo s'est beaucoup élargi (…). Site internet Province Nord, 2005. Carpaccio de cerf, salade de chouchoute* et papaye* verte rôties, sauce ranch, croquette de manioc* et poingo. Menu affiché dans un restaurant, Nouméa, 2019. Composés : V. ci-après. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005).

1144

POINGO* PALAGOTA :

n.f. Peu cour.? Spéc. Domaine : Agriculture. Variété de banane* poingo* cultivée à l'origine par un cultivateur nommé Palagota. Les sélections (…) sont nommées selon leur origine ou l'identité de la personne qui les cultive : poingo* Vanuatu, poingo Palagota. Site internet Province nord, 2005.

1145

POINGO* VANUATU :

n.f. Peu cour.? Spéc. Domaine : Agriculture. Variété de banane* poingo* provenant du Vanuatu. Les sélections (…) sont nommées selon leur origine (…) : poingo Vanuatu (…). Site internet Province nord, 2005.

 

1144 POINSETTIA :

n.m. Cour. (Euphorbia pulcherrima Willd.). Arbrisseau ornemental très courant dans les jardins, aux grandes bractées, en général rouges ou jaune pâle, qui entourent des fleurs jaunes minuscules. Encycl. : Famille des Euphorbiacées crotonoïdées. Possède des propriétés médicinales (Rageau, 1973 : 79). / Terme en usage notamment à l'Ile Maurice (Nallatamby, 1995). (…) poinsettias allumés de feuilles cramoisies. Roman Sénès, 1987 : 226. 

1156 POINTE :

n.f. A.cour. Aileron du requin*, terme servant de générique dans la composition des noms de requins* ci-après :

1156

POINTE* BLANCHE :

n.m. ou f. A.cour. (Carcharhinus albimarginatus Rüpp. / Triaenodon obesus Rüpp.). Requin* "dont les longues ailes pectorales ont des extrémités blanches" (Observatoire, 1988 : 136.). C'était un requin*, un pointe* blanche, il était coincé dans le filet... Oral spontané, 1990. Syn.: Requin-corail* (a.cour.). Variantes : Requin* pointe blanche (peu cour). Requin* à pointe blanche (rare).

1156

POINTE* NOIRE :

n.m. ou f. A.cour. (Carcharhinus melanopterus Quoy & Gaim.). Requin* qui porte "au bout des nageoires une tâche noire (…)" (Observatoire, 1988 : 136). Répertorié par Observatoire, op.cit. Syn. (rare et spéc.) : Requin* de récif à aileron noir. Variantes : Requin* pointe noire (peu cour.). Requin* à pointe noire (rare).

 

1156 POIS D'ANGOLE :

n.m. Rare. (Cajanus cajan Millsp). V. AMBREVADE. Répertorié par Observatoire, 1990 197.

1157 POIS DE SEPT ANS :

n.m. Rare. (Cajanus cajan Millsp). V. AMBREVADE. Répertorié par Observatoire, 1990 197.

1158 POIS GÉANT :

n.m. Peu cour. (Castanospermum australe A.Cunn.). V. FAUX* ÉBENIER. Répertorié notamment par Godard, 1978 : 52.

1145 POISSON :

n.m. T.cour. Terme du français de référence entrant en tant que générique dans la composition de termes variés (V. articles ci-après).

1145

POISSON-ANGE :

n.m. Peu cour. (Apolemichthys sp., Centropyge sp., Chaetodontoplus sp., Genicanthus sp., Pomancanthus sp., Pygoplites sp.). Nom donné à divers poissons (des genres cités ci-avant), ressemblant aux poissons-papillons* par leur corps comprimé latéralement, aux couleurs vives, avec de petites gueules, mais s'en distinguant par leurs épines à l'avant du corps... Elles [les femmes] sortent des cases toutes pimpantes comme des poissons-anges (…).  Récits Juncker, 2018 : 154. Composés (rares, spéc.): Poisson-ange à monocle/ à oeil poché/ à six bandes/ à tache blanche/ à trois taches/ bicolore/ de Watanabe/ empereur/ jaune à bordures bleues/ lyre/ noir/ rouge à bandes noires/ royal (Laboute, 2000 : 513). Dynamique : Emploi peu courant mais stable, répertorié par Laboute, 2000 : 305, attesté en 2018 (Pauleau, enquêtes linguistiques, 1990-2022).

1145

POISSON-ARLEQUIN :

n.m. Peu cour. (Choerodon fasciatus Günther). Poisson (30cm) orange rayé de turquoise, aux dents proéminentes bleues. Encycl. : Famille des Labridés. Répertorié par Laboute, 2000 : 353.

1145

POISSON-BALAYEUR :

m. Peu cour. (Pempheris otaitensis Lesson). Petit poisson (8cm) marron, très comprimé latéralement, le plus souvent en groupes, dans les zones d'ombre. Encycl. : Famille des Pemphridés. Répertorié par Laboute, 2000 : 288. Syn. (rares) : Poisson-hachette*, poisson-harpe*.

1146

POISSON BALLON :

n.m. T.cour. (Arothron sp. / Diodon sp.). Nom donné aux poissons qui, lorsqu'il sont effrayés, se gonflent d'eau (ou d'air s'ils sont hors de l'eau).  1. Poissons du genre Arothron. Encycl. : Famille des Tétraondotidés. 2. Poissons du genre Diodon, qui sont hérissés d'épines. Encycl. : Famille des Diodontidés. Syn. (cour.) : Poisson* porc-épic. Variante (cour.) : Poisson* ballon à piquants. Norme : Rivaton, 1990 (:118) appelle les Diodontidés poissons* porc-épics et non poissons ballons.

Encycl. : Ces poissons ne sont jamais consommés car toxiques. Il est mauvais pêcheur! Il remonte que des poissons ballons! Oral spontané, 1990.

Composés (rares, spéc. –Laboute, 2000 : 513) : Poisson-ballon à bandes argentées/  à piquants*/ à points noirs/ à taches blanches/ à taches bleues/ étoilé/ griffonné/ noir à points blancs/ rayé.

Variante (cour.) : Ballon*.

1147

POISSON BALLON À PIQUANTS* :

n.m. Cour. (Diodon sp.). V. POISSON BALLON (2.). Répertorié par F.O.L., 1983 139.

1147

POISSON-BANANE :

n.m. Peu cour. (Albula glossodonta  Forsskal). Poisson (90 cm) argenté à reflets jaunes qui vit par bancs en bordure des plages. Répertorié par Laboute, 2000 : 342.

1147

POISSON-BEURRE :

 n.m. Peu cour. (Priacanthus hamrur  Forsskal). Poisson (40cm) rouge à bouche oblique dont la chair est délicieuse et fondante. Encycl. : Famille des Priacanthidae. Répertorié par Laboute, 2000 : 209. Syn. : Poisson-lanterne*.

1147

POISSON BLANC* :

Variante de BLANC. V. cette entrée. Répertorié par Laboute, 2000 : 345. Composé : Poisson* blanc à dorsale noire.

1147

POISSON* BLANC* À DORSALE NOIRE :

n.m. Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Gerres oyena  Forsskal). Poisson argenté (blanc* : V. cette entrée) dont la nageoire dorsale est bordée de noir, qui se déplace souvent en groupe dans très peu d'eau. Encycl. : Poisson de la famille des Gerreidae. Répertorié par Laboute, 2000 : 345. Syn.: Blanc* (cour.). Poisson* blanc (peu cour).

1147

POISSON CAILLOU :

n.m. Rare.  (Synanceja verrucosa Bloch. & Schn.). V. STONE FISH. Ah oui la rascasse c'est le poisson caillou, quoi... Oral d'enquête, 1990.

1147

POISSON-CARDINAL :

Rare. Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Apogon sp.). V. TACOT. Encycl. : Ces poissons ne sont presque jamais rouges, contrairement à ce qu'indique leur nom de "cardinal". Répertorié notamment par Laboute, 2000 : 210.

1147

POISSON-CHIRURGIEN :

n.m. A.cour. (Acanthurus  dussumieri Val.). V. PICOT CANAQUE. Dawas* (...) poisson-chirurgiens viennent à leur tour s'empêtrer dans la senne. Récits Juncker, 2018 : 165.  Dynamique : Répertorié par Laboute, 2000 : 425. Attesté en 2018. Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 1990-2022).

1148

POISSON CLOWN :

n.m. Cour. (Amphiprion sp.) (Laboute, 2000 : 313-315). Petit poisson multicolore fréquentant les anémones. Encycl. : Famille des Pomacentridés (appelés "demoiselles"), sous-famille des Amphiprioninés. Les herbiers : (…) de grosses actinies "choux fleur*" (…) vivent en symbiose avec des poissons clowns (…). Manuel Ecologie,1987 : 49. Syn. (rare) : Amphiprion* (spéc.). Poisson* d'anémone.

1148

POISSON-COCHON :

n.m. Cour.  1. (Leiognathus equulus Forsskal). V. GLUANT 2. Répertorié par Laboute, 2000 : 344.  2. (Gazza minuta Bloch). Poisson (18cm) argenté dont la gueule peut s'étirer en avant. Répertorié par Laboute, 2000 : 344.

1148

POISSON-COUVREUR :

n.m. Peu cour. (Hoplolatilus sp. / Malacanthus sp.). Nom donné aux petits poissons (15cm), au corps allongé, vivant sur le sable, de la famille des Malacanthidés et des genres Hoplolatilus et Malacanthus. Répertorié par Laboute, 2000 : 152.

1148

POISSON-COUTEAU :

n.m. Cour. (Aeoliscus strigatus Gunther). Petit poisson argenté (15cm) extrêmement mince, se déplaçant tête en bas, en groupes. Répertorié par Laboute, 2000 : 152.

1148

POISSON-CRAPAUD :

n.m. Rare. (Antennarius sp.). V. POISSON-PÊCHEUR. Répertorié par Laboute, 2000 :130.

1148

POISSON-CROCODILE :

n.m. Cour. (Cymbacephalus beauforti Knapp / Onigocia macrolepsis Bleeker). Nom donné aux poissons cités ci-avant, à la tête cuirassée et aplatie, et aux postures immobiles. Encycl. : Famille des Platycephalidés. Répertorié par Laboute, 2000 :173. Syn. (peu cour.) : Tête* plate.

1148

POISSON D'ANÉMONE :

n.m. Peu cour. (Amphiprion sp.). V. POISSON CLOWN. Répertorié notamment par Laboute, 2000 : 314.

1148

POISSON DE CRÏNOÏDES :

n.m. Rare.  Spéc. Domaine : Ichtyologie. (Discotrema crinophila Briggs). Petit poisson (4cm) vivant à l'abri de la crinoïde Comanthus benetti (organisme à cinq bras) et ressemblant beaucoup au poisson* d'oursin. Encycl. : Poisson de la famille des Gobiesocidae. Répertorié notamment par Laboute, 2000 : 133.

1148

POISSON D'OURSINS :

n.m. Peu cour. (Diademichthys lineatus Sauvage). Petit poisson (6cm) marron rouge rayé de blanc-crème vivant à l'abri des épines des oursins. Encycl. : Poisson de la famille des Gobiesocidae. Répertorié notamment par Laboute, 2000 : 133.

1148

POISSON DU CHEF :

n.m. A.cour. Ethnolectal kanak* (moins cour. dans les autres groupes). (Naso unicornis Forsskal). V. DAWA. Répertorié notamment par Observatoire, 1988 : 132.

1148

POISSON DU ROI :

n.m. Peu cour. Ethnolectal polynésien. Vx? (Cheilinus undulatus Rüpp.).V. NAPOLÉON. Répertorié notamment par Laboute, 2000 : 353.

1148

POISSON-ÉCUREUIL :

n.m. Rare. (Neoniphon sp. / Sargocentron sp.). Nom donné aux poissons (30cm) cités ci-avant, dont le corps a souvent des couleurs rouges (mais aussi parfois roses ou argentées). Encycl. : Famille des Holocentridés. / Ces poissons se distinguent des poissons-soldats* par leur épine pré-operculaire blessante. Répertorié par Laboute, 2000 : 130.

1148

POISSON–ÉPERVIER :

n.m. Rare. (Cirrhitidés). Nom donné aux poissons de la famille des Cirrhitidés, "entre loches* et rascasses* par leur forme mais de taille plus petite" (Laboute, 2000 : 329). Répertorié par Laboute, op.cit.

1148

POISSON-FLÉCHETTE :

n.m. Peu cour. (Microdesmidés). Nom donné aux petits poissons de la famille des Microdesmidae, fins et allongés qui se précipitent comme des flèches dans leur refuge (Laboute, 2000 : 420). Encycl. : Poissons de la même famille que les poissons-vers*, leur ressemblant mais ayant un corps moins long. Répertorié par Laboute, op.cit.

1148

POISSON-FLÛTE :

n.m. Cour. (Fistularia commersonii Rüppell). Poisson (1,50m) à la bouche tubulaire et au corps très allongé, sans écaille, se terminant par un long filamente (Laboute, 2000 : 152). Répertorié par Laboute, op.cit.

1148

POISSON-GRENOUILLE :

n.m. Rare. (Antennarius sp.). V. POISSON-PÊCHEUR. Répertorié par Laboute, 2000 :130.

1148

POISSON-HACHETTE :

n.m. Rare. (Pempheris otaitensis Lesson). V. POISSON-BALAYEUR. Répertorié par Laboute, 2000 : 288.

1148

POISSON-HARPE :

n.m. Rare. (Pempheris otaitensis Lesson). V. POISSON-BALAYEUR. Répertorié par Laboute, 2000 : 288.

1148

POISSON–HUILE :

n.m. Rare. (Ruvettus pretiosus Cocco). Poisson (2,5m) de profondeur, de couleur foncée, à la peau très râpeuse et à la chair huileuse et laxative. Répertorié par Laboute, 2000 : 494.

1149

POISSON LA BOÎTE :

n.m. Cour. Basilectal. Poisson en conserve, et spécialement : pilchards. (…) croisant un pêcheur kanak* (…) : -Tu as fait une belle pêche, tu vas où avec les poissons? –Je vais les vendre à l'hôtel –C'est bien, mais tu vas faire quoi avec l'argent? –Je vais aller au magasin acheter des pilchards (…) Le "poisson la boîte" est devenu meilleur que le "poisson* la mer" (…). Essai Barbançon, 1988 : 35.

1149

POISSON–LAIT :

n.m. Peu cour. (Chanos chanos Forsskal). Poisson argenté qui ressemble à un gros mulet* (V. ce mot), nageant à la surface de l'eau. Encycl. : Famille des Chanidae. Répertorié par Laboute, 2000 : 343. Syn. (rares) : Poisson-os*, mi-kua*.

1150

POISSON LA MER :

n.m. Cour. Basilectal. Poisson frais, par opposition au poisson en conserve (V. POISSON LA BOITE). Le "poisson* la boîte" est devenu meilleur que le "poisson la mer" (…). Essai Barbançon, 1988 : 35. Les baby-cars* s’appellent « Casse* pas la tête » (…) « Ma jolie chérie », « Mon Dieu là-haut, Poisson la mer », « Tous les nous* aut’ » (…). Prigent, 2006 : 98.

1150

POISSON-LANTERNE :

n.m. Peu cour. (Priacanthus hamrur  Forsskal). V. POISSON-BEURRE. (…) l’appât lui permettait de capturer (…) de délicieux poissons lanternes à la chair si délicate. Récits Juncker, 2018 : 45. Dynamique : Emploi peu courant et peu répertorié -répertorié par Laboute, 2000 : 209- (Pauleau, enquêtes linguistiques, 1990-2022).

1150

POISSON LÉZARD :

n.m.  1. A.cour. (Saurida undosquamis Richardson). (Rivaton 134). V. GOBIE. Répertorié par F.O.L., 1983 : 140.  2. Peu cour. (Saurida sp. / Synodus sp.). Nom donné aux poissons des genres cités ci-avant, peu colorés, posé sur le sable ou enfoui, aux postures immobiles. Encyl. : Famille des Synodontidés. Répertorié par Laboute, 2000 : 125.

1150

POISSON LICORNE :

n.m. Rare. (Naso unicornis Forsskal). V.DAWA. Répertorié par F.O.L., 1983 : 140.

1150

POISSON-LIME :

n.m. Rare. (Cantherhines sp.). Nom donné aux poissons ressemblant aux balistes* mais au corps plus aplati et à l'aspect velouté et rugueux comme une lime fine. Répertorié par Laboute, 2000 : 458. Composés (rares, spéc.) : Poisson-lime à barre noire/ à brosse/ à long nez/ à lunettes/ à oeil jaune/ à selle noire/ à tache oranges/ à tête noire/ japonais/ rayé/ rhinocéros.

1150

POISSON MILLION :

n.m. A.cour. (Poecilia reticulata Peters). Petit poisson (3cm) de rivière argenté. Encycl. : Famille des Poeciliiade. / Introduit par les Américains en 1942 dans le cadre de la lutte anti-moustiques. Répertorié notamment par Laboute, 2000 : 72. Syn. (peu cour.) : Guppy*.

1150

POISSON NETTOYEUR :

n.m. A.cour. (Labroides sp.). V. NETTOYEUR. Blennie* et poisson netoyeur sont remarquablement semblables quant à la forme, la taillle et la couleur (…). . Manuel Ecologie, 1987 : 171.

1150

POISSON–OS :

n.m. Peu cour. (Chanos chanos Forsskal). V. POISSON-LAIT. Répertorié par Laboute, 2000 : 343.

1151

POISSON-PAPILLON :

n.m. Cour. (Chaetodontidés : Chaetodon sp. / Forcipiger sp. / Hemitaurichtys sp.) (Rivaton, 1990 116). Nom donné aux poissons cités ci-avant, aux larges nageoires supérieures et inférieures, qui "volent" hors de l'eau. Encycl. : Famille des Chaetodontidés. / Poissons non comestibles. (…) un minuscule poisson-papillon à aigrette noire (…). B.Gorsky, 1965, dans Manuel Lectures : 242. Le sable puis la diversité des colonies coralliennes y concentrent des poissons-papillons, poissons-perroquets*, picots* gris (…). Origin’air Magazine, juin 2022.  Syn. (rare) : Papillon*. Norme : Possible en français hexagonal (mentionné par le Petit Robert dans les exemples à l'article "poisson"). Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005).

1152

POISSON-PÊCHEUR :

n.m. Rare. (Antennarius sp.). Nom donné aux poissons (18cm) dont le corps flasque à couleur changeante a une "vague forme globulaire qu'ils sont susceptibles de modifier" (Laboute, 2000 : 130) pour se fondre dans l'environnement. Ils possèdent une "canne à pêche", le premier rayon de leur nageoire dorsale munie d'un lambeau de chair frétillant leur servant parfois de leurre (Ibid.). Répertorié par Laboute, op.cit. Syn. (rares) : Antennaire*, poisson-crapaud*, poisson-grenouille*.

1153

POISSON-PERROQUET* :

n.m. Rare. (Scaridés : Scarus sp.). V. PERROQUET. (…) sur le sable brillèrent des écailles de poisson-perroquet (…). Album Revol, 2001 :10. Le sable puis la diversité des colonies coralliennes y concentrent des poissons-papillons*, poissons-perroquets, picots* gris (…). Origin’air Magazine, juin 2022.

1154

POISSON PIERRE :

n.m. Cour. (Synanceja verrucosa Bloch. & Schn.).V. STONE FISH. La rascasse* caillou ou poisson pierre (stone* fish) [: titre de chapitre]. Manuel Ecologie, 1987 : 62.

1154

POISSON PILOTE :

n.m. Cour.  1. (Naucrates ductor L.). Commensal du requin. Encycl. : Famille des Carangidés.  2. (Echeneis naucrates L.). V. RÉMORA.

La pêche commence (…) on remplit le bateau de merveilles (…) Il y a même... un poisson pilote. Album Sebban, 1984 : 19. Norme : Mentionné par le Petit Robert dans les exemples de l'article "poisson".

1154

POISSON-PIPE :

n.m. Rare. (Syngnatidés : Corythoichthys sp. ...). Nom donné aux petits poissons (10-20cm) au corps allongé et à la tête effilée, de la famille des Syngnatidés et notamment du genre Corythoichthys. Répertorié par Laboute, 2000 : 155.

1155

POISSON PORC-ÉPIC :

n.m. Cour. (Arothron sp.). V. POISSON BALLON (1.). J'aurais dû t'rapporter un poisson porc-épic (...). Récits Juncker, 2018 : 167. Dynamique : Répertorié par Rivaton, 1990 : 118. Attesté en 2018. Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 1990-2022).

1160

POISSON-RASOIR :

n.m. Rare. (Xyrichtys payo Valenciennes). Poisson (30cm) doté d'une longue lame souple au dessus de la tête, vivant parfois dans le sable et sachant s'y déplacer. Encycl. : Famille des Labridae. Répertorié par Laboute, 2000 : 371.

1161

POISSON-SAVON :

n.m. Peu cour. (Belonoperca chabanaudi Fowler & Bean, Diploprion bifasciatum Cuvier). Nom donné aux poissons cités ci-avant, enduits d'un mucus toxique qui les protège des prédateurs, et spécialement les espèces citées ci-avant. Encycl. : Famille des Serranidae. Répertorié par Laboute, 2000 : 194. Syn. pour Belonoperca chabanaudi Fowler & Bean (peu cour.) : Tête* de flèche.

1162

POISSON-SERPENT :

n.m. Peu cour. (Myrichthys sp., Leiuranus sp., Pisodonophis sp.). Nom donné aux poissons des genres cités ci-avant, qui ont l'allure de serpents. Encycl. : Famille des Ophichtidae. Répertorié par Laboute, 2000 117.

1163

POISSON-SOLDAT :

n.m. Rare. (Miripristis sp.). Nom donné aux poissons du genre Miripristis, au corps rouge uniforme et aux gros yeux. Encycl. : Famille des Holocentridés. V.POISSON-ECUREUIL. Répertorié par Laboute, 2000 : 142.

1164

POISSON-VENTOUSE :

n.m. Cour. (Echeneis naucrates L.). V. RÉMORA. Répertorié notamment par F.O.L., 1983 : 139.

1165

POISSON-VERS :

 n.m. Peu cour. (Gunnellichthys sp.). Nom donné aux petits poissons (12cm) du genre Gunnellichthys, fins et allongés qui plongent dans le sable tête la première au premier danger (Laboute, 2000 : 419). Encycl. : Famille des Microdesmidae. Répertorié par Laboute, op.cit.

1166

POISSON-VIOLON :

n.m. Peu cour. (Terapon jarbua Forsskal, Terapon theraps Cuvier & Valenciennes). Nom donné aux poissons du genre Terapon cités ci-avant, qui émettent des sons rappelant celui du violon. Encycl. : Famille des Teraponidae. Répertorié par Laboute, 2000 : 208. Syn. : Terapon  jarbua est plus couramment appelé relégué* : V. ce mot.

1167

POISSON VOLANT :

n.m. T.cour. Nom donné aux petits poissons qui bondissent hors de l'eau, souvent par bancs entiers, notamment :   1. (Exocoetus volitans L.). Encycl. : Famille des Exocoetidés.  2. (Dactyloptena orientalis Cuv.). Encycl. : Famille des Dactyloptéridés. Syn. (rare, spéc.) : Grondin* volant.

Il nage à fortes brasses (…) la poitrine ouverte sur des gîtes de poissons-volants qui jaillissent devant lui. Roman Sénès, 1987 : 257.

 

1155 POIVRIER :

n.m. A.cour. (Piper austro-caledonicum C.D.C.). Plante lianescente commune en forêt à basse altitude (Rageau, 1973 : 27). Encycl. : Famille des Pipéracées. / Possède des propriétés médicinales (Ibid.). / Mise à part la concordance du nom, cette plante n'a rien à voir avec le faux* poivrier. V. cette entrée. Répertorié notamment par Observatoire, 1990 : 27.

1156 POKA :

n.m. T.cour. Fam. Porc, domestique ou sauvage. Encycl.: Terme apparu probablement dès le XIXe siècle (Hollyman, 1971 : 917). On trouve le même mot, désignant le même animal, dans certaines langues kanak* ("poka", "pooka"...etc. -Observatoire, 1986 : 80), mot proche de l'anglais "porker" (Ibid.). -[un Calédonien* :] Qu'est-ce que tu veux exactement comme poka? -[un Métropolitain* :] Je désirerais un cochon d'environ 25 Kg. Sketch Lewis, 1990. (…) on a tué un poka (…). Brochure pour une campagne anti-alcoolisme, 1991. Le cochon sauvage n’est pas réputé pour être très tendre (…) on a souvent affaire à des pokas ayant bien vécu (…). Recettes Moglia, 2004 : 59. Syn. : V. COCHON SAUVAGE. Variante : Poaka*. Variantes graphiques : Poca*, pocca*, poka*, puka*. Composé : Banane* poka. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 1990-2023).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1157 POKEN :

n. et adj. T.cour. Fam. Personne originaire d'un pays anglo-saxon, et spécialement d'Australie ou de Nouvelle-Zélande. / Relatif aux anglo-saxons et spécialement à l'Australie ou à la Nouvelle-Zélande. Connotation : Parfois péjorative. Encycl. : L'anglais "english spoken" : "Ici, on parle anglais", formule employée dans le commerce, n'est apparemment pas sans rapport avec ce mot. C'était un voyageur australien* (…) avec l'air de chercher quelque chose d'introuvable (…) Le poken ne s'était pas réveillé à l'escale d'avant [l'escale de Sydney, avant Nouméa]. Journal Les Nouvelles, 02/06/1990.  -Yes No Yes!  -Pourquoi tu lui parles poken? BD Berger, 2000 : 10. Kaïn s’en va (…)  chez les Pokènes [sic.]. Roman Simon, 2021 : 13. Dynamique : Emploi vieillissant chez les Kanak* -?- (Pauleau, enquête linguistique, 2005). Emploi stable au moins chez les Européens (Pauleau, enquête linguistique, 2022).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1157 POMMADERIS :

n.m. Peu cour. (Alphitonia neocaledonica Guil.). V. BOIS ASPIRINE. Répertorié notamment par Rageau, 1973 : 64

1158 POMME :

n.f. T.cour. Terme du français de référence entrant dans la composition de termes variés (V. articles ci-après).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1158

POMME CAILLOU :

n.f. Rare. (Passiflora aurantia Forst.). V. POMME LIANE BOIS. Répertorié par F.O.L., 1983 : 141.

1159

POMME CANAQUE* :

Variante graphique de POMME* KANAK. V. cette entrée. (…) [les grands-mères] nous fourrèrent dans les mains deux pots de gelée de goyave*, un sac de pommes-canaques (…). Roman Chabas, 1996 : 17. (…) des mélanges extraordinaires (…) des  papayes*, (…) des pommes canaques (…). Recettes Moglia, 2004 : 99. Variantes graphiques : Pomme-canaque, pomme* kanak* -V. aussi les variantes du mot canaque* / kanak*. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005). La graphie « pomme canaque* » serait devenue moins courante que la graphie « pomme* kanak* » (Pauleau, enquête linguistique, 2022).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1160

POMME-CANNELLE :

n.f. T.cour.  1. n.m. ou f. (Annona squamosa L.). Arbuste aux feuilles ovales d'un vert clair cultivé pour ses fruits (V.2.). Encycl. : Arbre introduit de la famille des Annonacées. Il ne vivait pleinement que dans ce jardin de pommes-cannelles et de gaïacs* (…). Roman Sénès, 1987 : 138.  2. n.f. Fruit de l'Annona squamosa, gris vert, de la taille d'une pomme, à la surface formée de petites rondeurs qui renferment une chair blanche et crémeuse qui se mange à la cuillère. Encycl. : Possède des propriétés médicinales (Rageau, 1973 : 37). On passa une assiette de pommes-cannelles (…). Roman Sénès, 1987 : 289. (…) des mélanges extraordinaires (…) des papayes* (…) des pommes* canaques, des pommes cannelles (…). Recettes Moglia, 2004 : 99. (…) un jardin où cohabitent des pieds de pommes-cannelles, des citronniers, des papayers, une pomme-liane* caillou (…). Entretien Barbançon, 2022 : 106.

Variante graphique : Pomme canelle.

Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2005-2022).

V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1160

POMME CITERNE :

V. POMME CYTHERE.

1161

POMME CYTHÈRE :

 Cour.  1. n.f. ou m. (Spondias cythera Sonn.). Grand arbre cultivé pour son fruit (V.2.). Encycl. : Arbre introduit de la Famille des Anacardiacées. / "Nouvelle Cythère" est l'ancien nom de Tahiti. / A l'Ile Maurice, "arbre de Cythère" désigne le même arbre (Nallatamby, 1995). Je vais planter un pomme cythère dans le jardin... Oral spontané, 1990. Variante (rare) : Pommier* cythère.  2. n.f. Fruit du Spondias cythera, rond, de couleur vert clair, au goût âpre. Encycl. : A l'Ile Maurice, "fruit de Cythère" désigne le même fruit (Nallatamby, 1995). Les pommes cythère c'est pas très bon à manger... Oral d'enquête, 1990. (…) des mélanges extraordinaires (…) des papayes*, (…) des pommes* cannelles, des pommes Cythère, (…). Recettes Moglia, 2004 : 99. Sauce vierge : Tailler des tranches de pomme cythère de 2mm d’épaisseur puis les tailler en dés, comme les tomates (…). Origin’air Magazine, juin 2022.

Norme : Barbarisme (a.cour.) : Pomme citerne.

Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2005-2022).

1161

POMME DE MERVEILLE :

n.f. Rare. (Momordica charantia L.). V. MARGOSE (LA -). Répertorié notamment par Godard, 1978 : 221.

1161

POMME ÉPINEUSE :

n.f. Rare.  1. (Datura innoxia). V. DATURA. Répertorié par Observatoire 1990 : 191.  2. Fruit du Datura innoxia, qui porte des épines et contient un poison violent concentré dans ses graines. (…) Hippocrate était mort. Avant de presser dans sa bouche le jus des pommes épineuses, il avait confectionné sa boîte mortuaire (…). Roman Sénès, 1987 : 51.

1162

POMME KANAK* :

n.f. T.cour. Fruit de Syzygium malaccense L. Mer. & Per. (pommier* kanak*/ canaque*). (…) pourquoi avoir appelé ces pommes les "pommes kanaks*" [sic] ? Eh bien apparemment (…) la première fois que les navigateurs européens* l'auraient vu [cette pomme] c'était en Nouvelle-Calédonie. Blog Made in Knky, 2014. Je connaissais les vertus [médicinales] de la pomme kanak* (...). Commentaire de vidéo (Youtube, Magazine Wéari, 03/2016). N’emporte jamais de canne à sucre quand tu vas pêcher ! Pas de pommes kanak ni de bananes mûres (…) c’est la poisse assurée ! Récits Juncker, 2018 37. Variantes graphiques : Pomme* canaque* -V. aussi les variantes du mot canaque/ kanak. Selon l’enquête de 2022 (Pauleau, enquête linguistique, 2022), la graphie « pomme* canaque* » semble moins courante que la graphie « pomme kanak* ».

1163

POMME LIANE :

I. n.f. ou m. T.cour. (Passiflora spp.). Nom donné aux plantes du genre Passiflora (fleurs de la passion), et spécialement celles décrites de 1 à 3 ci-après, aux tiges grimpantes et aux feuilles trilobées, dont les fleurs sont généralement blanches et violettes et les fruits ronds, très appréciés. Encycl. : Terme apparu probablement dès le XIXe siècle (Hollyman, 1971 : 917). / Famille des Passifloracées. Variante graphique : Pomme-liane (V. ci-dessous). Composés : V. article ci-après. Norme : Appelé en français de référence "fleur de la passion" ou "passiflore" (Petit Robert -article "passion").  1. (Passiflora laurifolia L.). Plante cultivée pour ses fruits. Encycl. : Possède des propriétés médicinales (Rageau, 1973 : 84). Tu as vu ma pomme liane comme elle est chargée cette année?  2. (Passiflora foetida L.). Plante à petits fruits verts poussant spontanément dans les fourrés. Encycl. : Possède des propriétés médicinales (Rageau, 1973 : 84). C'est rempli de pommes lianes ici!  3. (Passiflora incarnata L.). Plante ornementale. Répertorié par Observatoire, 1990.   II. n.f. T.cour. Fruit de Passiflora spp. : Fruit de la passion. Madame Weiss qui nous donne un sorbet à la pomme liane (…). Album Sebban, 1984 : 8. (…) il ajoute d’autres fruits un peu acides comme (…) la "pomme liane" ("fruit de la passion"). Recettes Moglia, 2004 : 99. (…) les pommes-lianes furent ligotées (…). Contes Buchert, 2004 : 23. [Prix du marché :] Pomme liane 215F[C.F.P.*]. Journal Les Nouvelles, 04/2005. Un petit sirop de pomme-liane ? leur demande Marceline (…) elle saisit cinq verres et sert (…) le délicieux nectar. Récits Juncker, 2018 : 82.

Dynamique : On peut remarquer que le terme "fruit de la passion" semble désormais en concurrence avec pomme liane en contexte local : les deux termes apparaissent comme on le voit ci-dessus, côte à côte, chez Moglia (op.cit.), ou encore d'une page à l'autre, dans les contes de Buchert (op.cit. : 9-23). Malgré cela, l'emploi de pomme liane reste stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 1990-2022).

V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1164

POMME LIANE BOIS :

n.f. Peu cour. (Passiflora aurantia Forst.). Variété de pomme* liane plus rare que les autres, à petits fruits ronds et verts, dont la coque est extrêmement dure et le goût très acidulé. Répertorié par F.O.L., 1983 : 141. Syn. : Pomme* liane caillou (peu cour.). Pomme* caillou, pomme* liane du pays (rares).

1165

POMME LIANE CAILLOU :

n.f. Rare. (Passiflora aurantia Forst.). V. POMME LIANE BOIS. (…) un jardin où cohabitent des pieds de pommes-cannelles*, des citronniers, des papayers, une pomme-liane* caillou (…). Entretien Barbançon, 2022 : 106.  Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2005-2022).

1166

POMME LIANE DE TAHITI :

Attesté uniquement à l'oral. n.f. Peu cour. (Passiflora edulis Sims.). V.POMME LIANE VIOLETTE. La pomme liane violette, c'est la pomme liane de Tahiti. Oral d'enquête, 1990.

1167

POMME LIANE DU PAYS :

n.f. Rare. (Passiflora aurantia Forst.). V. POMME LIANE BOIS. Répertorié par F.O.L., 1983 : 141.

1168

POMME LIANE* JAUNE :

1. n.f. ou m. Cour. (Passiflora maliformis L.). Variété de fleur de la passion (pomme* liane : V. ce mot) cultivée pour ses fruits jaunes très appréciés. Encycl. : Plante introduite d'Australie. / Répertorié notamment par B.Suprin, botaniste –parc forestier de Nouméa.  2. n.f. Cour. Fruit de Passiflora maliformis décrit en 1. Répertorié par F.O.L., 1983 : 142. Encycl. : Appelé "barbadine" hors de Nouvelle-Calédonie, alors que la barbadine est un autre fruit dans le lexique calédonien* (Ibid.).

1169

POMME LIANE* VIOLETTE :

A.cour. (Passiflora edulis Sims.). Variété cultivée pour ses fruits violets, les plus parfumés de toutes les pommes lianes. Répertorié par F.O.L., 1983 : 141. Syn. (rares) : Grenadille, pomme* liane de Tahiti.

1170

POMME ROSE :

1. n.f. ou m. Cour. (Syzygium jambos (L.) Alson.) (Observatoire, 1985 : 100). Jamerosier : Arbre (encore appelé "jambosier" en France –Petit Robert) dont le fruit comestible a une odeur de rose. Encycl. : Famille des Myrtacées. Répertorié par Observatoire, 1985 : 100.  2. n.f. Cour. Fruit du jamerosier, tel que décrit en 1. (…) des mélanges extraordinaires (…) des papayes* (…) des pommes roses (…) des pommes* canaques (…). Recettes Moglia, 2004 : 99.

Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005).

V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

 

1164 POMMIER :

n.m. T.cour. Terme du français de référence entrant dans la composition de termes variés : V. articles ci-après :

1164

POMMIER CANAQUE* :

Variante graphique de POMMIER* KANAK*. V. cette entrée.  Répertorié par Hollyman, 1990 : 199. Dynamique : La graphie « pommier canaque* » serait en perte d’attestation dans les corpus écrits locaux (Pauleau, enquête linguistique, 2022).

1165

POMMIER CYTHÈRE :

Variante de POMME CYTHERE (1.). V. cette entrée. Répertorié par Observatoire, 1990 : 199.

1166

POMMIER DE FORÊT :

n.m. Peu cour. (Caryophyllus undulatus Guillaum.). V. POMMIER DE MONTAGNE. Répertorié par Observatoire,  1983 : 191.

1167

POMMIER DE MONTAGNE :

n.m. Peu cour. (Caryophyllus undulatus Guillaum.). Arbre dont les fruits ressemblent aux pommes. Répertorié par Observatoire,  1983 : 191. Syn. : Faux* pommier. Pommier* de forêt.

1168

POMMIER KANAK* :

n.m. A.cour. (Syzygium malaccense (L.) Mer.& Per.). Grand arbre cultivé comme ornemental et comme fruitier, aux fleurs rose fuchsia en pompons disposés en bouquets, aux fruits blancs ou, plus rarement, rouges, à la chair ferme et craquante (pommes* kanak*), aux feuilles luisantes, pointues, serrées. Dans la culture kanak*, l'écorce du pommier kanak* était utilisée pour soigner les maux. Blog Made in Knky, 2014. Les fruits du pommier kanak* sont offerts aux ancêtres (…) Quand le pommier kanak* fleurit, on dit que les poissons sont « gratteux »*. Une décoction de son écorce soigne la gratte* (…). Etiquette sur le « chemin kanak », Centre culturel Tjibaou, 2022. Encycl. : Possède des propriétés médicinales (Bourret, 1981 : 53). Répertorié par Bourret, 1981 : 53. Syn. (peu cour.) : Pommier* sauvage. Variante graphique : Pommier* canaque* (moins cour. aujourd’hui -Pauleau, enquête linguistique, 2022). V. aussi les variantes du mot canaque* / kanak*.

1169

POMMIER SAUVAGE :

n.m. Peu cour. (Syzygium malaccense (L.) Mer.& Per.). V. POMMIER* KANAK*. Répertorié par Observatoire, 1990 : 199.

 

1164 POMPON :

n.m. T.cour. Terme du français de référence entrant dans la composition de certains noms de plantes : V. articles ci-après :

1164

POMPON BLANC :

n.m. A.cour. (Barringtonia asiatica). Grand arbre aux larges feuilles vernissées et aux fleurs en pompons blancs, dont le fruits quadrangulaires ont inspiré le syn. de bonnet* d'évèque. Encycl. : Famille des Lecythidacées (Godard, 1978 : 56). Répertorié par Godard, op.cit. Syn. : Bonnet* d'évèque.

1164

POMPON DE MARIN :

n.m. A.cour. (Calliandra inaequilatera). Arbuste touffu aux fleurs en pompons rouges. Encycl. : Famille des Légumineuses Mimosoidées (Godard, 1978 : 53). Répertorié par. Godard, op.cit.

 

1165 PONOCHE :

n.f. T.cour. Fam. Femme (jeune fille/petite fille) kanak*. Connotation : Péjorative. Femme de chez moi fardée laquée "blanchie" popinée* ou ponoche. Poèmes Gorodé, 1985 dans Littérature NC : 78. Syn. : Grise*, grisette*, roussette* (peu cour.). V. également POPINÉE. Dynamique : Emploi vieilli chez les Kanak*, vieillissant dans les autres groupes (Pauleau, enquête linguistique, 2005).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1166 PONSE :

V. PANSE.

1168 POPINÉE :

n.f. T.cour.  1. Fam. Femme (et plus souvent : jeune fille, petite fille) kanak*. Connotation : rarement péjorative, voire affectueuse. Encycl. : Terme apparu probablement dès le XIXe siècle (Hollyman, 1971 : 917). En ouest-ouvéen (faga* uvea, langue polynésienne d'Ouvéa, île Loyauté) "fafine" a le même sens (Observatoire, 1983). (…) les popinées sont parties à rire. Maintenant elles se tordent et vocifèrent en se donnant de fortes tapes sur les cuisses (…). G.Baudoux, 1952 dans Manuel Lectures : 144. (…) ici, ce sont surtout les femmes canaques*, les "popinées", qui jouent [au cricket]. Roman Chabas, 1996 : 60. La nuit suivante, la petite popinée garda les yeux ouverts. Album Revol, 2001 : 12. Syn. (peu cour.) : Grisette*. Composé : Robe popinée -V. ci-après. Dynamique : Emploi relativement stable (peut-être vieillissant chez les Kanak*? : les jeunes Kanak* connaissent mieux le composé robe popinée –V. ci-après) -Pauleau, enquête linguistique, 2005. V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.  2. (Scyllaridés). Nom donné aux crustacés ressemblant aux "cigales de mer", qui vivent près des parois supérieures de petites cavernes de corail*, n'en sortant que la nuit, pour se nourrir. Leur chair est très estimée. Encycl. : V. le sens 1. ci-dessus.  Popinées au curry* (…) popinées grillées (…). Recettes Masachs, 1980 : 52. [Prix du marché :] Popinée 2800F[C.F.P.*]/KG. Journal Les Nouvelles, 1990. Prix annuels (…) prix mini (…) popinée 3800 [F CFP*] (…). Document du gouvernement de Nouvelle-Calédonie : dam.gouv.nc, 2020. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2022).

1168

POPINÉE* ROUGE :

n.f. Peu cour. (Scyllarides squamosus). Gros crustacé : espèce de popinée* (V. cette entrée) de grande taille. Encycl. : Terme bien connu des pêcheurs. Répertorié par Observatoire, 1984 : 142. Syn. (t.cour.) : Popinée*.

1168

POPINÉE* ROYALE :

n.f. Rare. (Arctides regalis). Crustacé : espèce de popinée* (V. cette entrée), rare, visible la nuit. Répertorié par Observatoire, 1984 : 142. Syn. (t.cour.) : Popinée*.

1169

ROBE POPINÉE* :

n.f. T.cour. Robe ample de coton léger : V. ROBE MISSION. Elle s'habille toujours en robe popinée. Oral spontané, s.d. Répertorié à l'écrit par F.O.L., 1983 : 152.   V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013. 

 

1170 POPPERS :

n.m. T.cour. Fam. Berlingot de vin bon marché. Acheter un poppers. Ecrit d'enquête, 05/2005. Variante : Pops*. Dynamique : Terme relativement récent en 2005, récolté en 2005 (Pauleau, enquête linguistique, 2005).

1171

POPS :

Variante de POPPERS. V. cette entrée. Il s'achète un pops.

 

1172 POPWAALÉ :

n. A.cour. Ethnolectal kanak*. V. EUROPÉEN, -ÉENNE et KAMADJA. Encycl. : En paîci* (langue kanak*), "popwaale" signifie "1. Blanc, Européen*. 2. Clone d'igname*" (Rivierre, 1983). / V. (pour la relation métaphorique à la racine alimentaire) SAOUETE et MANIOC. Connotation : Souvent péjorative. (…) c'était encore des histoires de Blancs, des histoires de popwaalé dont il n'avait rien à faire (…) [note de bas de page : popwaalé : européen*]. Roman Gorodé, 2005 : 99. (…) chez l'une de ses patronnes popwaalé (…). Roman Gorodé, 2005 : 125. Variante : Popalé*.    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1173

POPALÉ :

Variante de POPWAALÉ. V. cette entrée. Tous les hommes de la vallée voudront les voir Mais elles ne les regarderont pas, les belles Popalés (…). P.Bloc, 1965 dans Anthologie, 1994 : 153.

 

1174 PORC AU SUCRE :

n.m. T.cour. Plat vietnamien très populaire en Nouvelle-Calédonie : viande de porc cuite avec du sucre et caramélisée. Encycl. : Le porc au sucre est devenu plus populaire encore depuis que les marchands ambulants (dits camions* ou roulottes*) en vendent comme plats à emporter. Porc au sucre. Recettes Masachs, 1980 : 35. On dit (…) "aller aux roulottes*" ou "aller au porc au sucre"… Recettes Moglia, 2004 : 64. -Un porc au sucre, s'il vous plaît. [Didascalie : ] Derrière le camion-snack 7, fourmillement fracassant des voitures quittant le centre-ville. Théâtre, Duchesne, 2014. Y a rien à manger, va acheter un porc au sucre aux camions*... Oral spontané, s.d. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2005-2022).    V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1173 PORCELAINE :

n.f. Cour. (Panulirus ornatus) (F.O.L., 1983 : 142). Grosse langouste* (V. ce mot) pouvant dépasser les dix kilos, aux pattes tâchetées de jaune et de noir et à la carapace aux dominantes jaunes et bleues. La porcelaine, elle devient énorme hein? Oral d'enquête, 1991. Fréquence d’observation annuelle (…) porcelaine 11% (…). Document du gouvernement de Nouvelle-Calédonie : dam.gouv.nc, 2020. (…) on s’est aperçu que c’était une très grosse porcelaine, l’hameçon s’était coincé dans sa carapace (…). Entretien Barbançon, 2022 : 100. Syn. (peu cour.) : Langouste* porcelaine. Variante : Grosse* porcelaine. Composé : V. article ci-après. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2022).

1173

PORCELAINE* VERTE :

n.f. A.cour. (Panulirus versicolor). Langouste* (porcelaine*, V. ce mot) très colorée, vivant surtout dans le sud de l'archipel (F.O.L., 1983 : 104). Répertoriée notamment par Observatoire, 1990 : 201.

 

1173 PORTE-MONTRE :

n.m. A.cour. (Murex/Chicoreus ramosus L.). Coquillage utilisé comme support pour les montres. Encycl. : Famille des Muricidés. Répertorié notamment par F.O.L., 1983 : 143.

1173 POTIÈRE :

n.f. Rare. Spéc. Domaine : Entomologie. (Eumenes germaini Lucas). V. GUÊPE MAÇONNE. Répertorié par CTRDP, 1987 : 178.

1176 POUATTE :

n.m. Cour. (Lutjanus sebae Cuv.). Grand poisson à la chair très appréciée, pouvant atteindre un mètre de longueur, blanc rosé, rayé de rouge vif, qui à l'âge adulte devient entièrement rouge, et souvent toxique (provoque l'ichtyosarcotoxisme, ou gratte*). Encycl. : Le mot jawe* (langue kanak* de Oubatche) "phwat" désigne le même poisson (Observatoire, 1985 : 158). (.) procurez vous du pouatte (.). Recettes Moglia, 2004 : 54. Les poissons récifo-lagonaires vendus en filet : (…) la pouatte (…). Document du gouvernement de Nouvelle-Calédonie : dam.gouv.nc, 2020. On allait faire les pouattes [=pêcher la pouatte] et il fallait pêcher à une grande profondeur. Entretien Barbançon, 2022 : 99. Variante graphique (cour.) : Pouate*. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 1990-2022).

1177

POUATE :

Variante orthographique de POUATTE. V. cette entrée. Poissonnerie : (.) Filet de pouate le kg 950F. Journal Les Nouvelles,  22/06/1990. Son étal est situé au bord de l’eau (…) on y trouve des cageots de bossus*, de becs*, de pouates (…). Récits Juncker, 2018 : 129.   V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

 

1176 POULE SULTANE :

n.f. A.cour. (Porphyrio porphyrio caledonicus). Oiseau (37cm) très répandue dans les lieux humides ou aquatiques. Encycl. : Famille des Rallidés. (…) dans la vallée les poules sultanes attrapent de petits insectes et des vers. Récits Juncker, 2018 : 111. Norme : Répertorié notamment par Hannecart, 1980 : 95. / Le terme en usage en français standard désigne Porphyrio porphyrio. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 1990-2022).

1176 POULET :

n.m. Rare. (Pristipomoides multidens Day). V. VIVANEAUÀ GROSSES ÉCAILLES. Répertorié par Laboute, 2000 : 489.

1177 POUR ALLER OÙ? :

phrase infinitive interrogative. A.cour. Fam. Ethnolectal kanak* (moins cour. dans les autres groupes?). Pour quoi faire? -Allez , laisse-nous dormir maintenant! -Dormir pour aller où? Roman Gorodé, 2005 : 30. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005).

1178 PRENDRE LA GAMELLE* :

V. GAMELLE.

1179 PRENDRE UN COUP DE FEUILLES* :

Attesté uniquement à l'oral. loc. verbale. A.cour. Fam. ou sociolectal (pop.) et/ou ethnolectal kanak*/polynésien.  1. Etre la victime d'un maléfice ou d'un empoisonnement (boucan* ou feuilles*). Il est tombé malade parce qu'il a pris un coup de feuilles... Syn. (t.cour.) : Etre emboucané*.  2. Utiliser pour soi-même des moyens occultes à des fins bénéfiques : remèdes, porte-chance (appelés médicaments* ou feuilles*), contre-poisons (appelés contre* ou contreboucan*), ...etc. Si tu veux réussir, t'as qu'à prendre un coup de feuilles.

V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1180 PRÉSENT COUTUMIER* :

V. COUTUMIER.

1181 PRÊTE :

n.f. ou m. T.cour. (Atherinomorus lacunosus Bloch & Shneider). Petit poisson aux flancs argentés dont les bancs, visibles dans les baies ou autour des îlots, peuvent rassembler des dizaines de milliers d'unités. Encycl. : Famille des Athérinidés. (…) Maman nous attend avec une grande soupe de poisson pimentée qu'elle a préparé avec des "prêtes". Album Sebban, 1984 : 18. Norme : F.O.L. (1983 : 144) donne l'identification Pranesus pinguis Lacep. pour ce poisson. / Prête constitue probablement un barbarisme par rapport à prêtre*, cette dernière forme, d'un usage peu cour., semblant être pourtant le terme d’origine (?).

1182

PRÊTRE :

Variante de PRÊTE. V. cette entrée. [Pour pêcher à la ligne :] On mettait d’abord le morceau de poulpe et après le prêtre parce que le prêtre se décroche rapidement et le poisson va revenir pour manger le poulpe. Entretien Barbançon, 2022 : 97.  Norme : Cette variante (qui est probablement le terme d'origine) est beaucoup moins courante que la forme altérée prête. Répertorié par Laboute, 2000 : 344.

 

1182 PRO-FRANÇAIS :

Attesté à l'oral uniquement. n. et adj. Cour. Fidèle au gouvernement français. V. ANTI-INDÉPENDANTISTE. Il a toujours été pro-français. Oral spontané, s.d.

1183 PRO-KANAK :

Attesté à l'oral uniquement. n. et adj. Cour. Personne dont les opinions sont opposées à la présence des habitants d’origine européenne* et/ou à ce qu’elles peuvent symboliser : V. ANTI-BLANC. Ils sont tous pro-kanak dans sa famille.

1184 PROPRIÉTÉ :

n.f. T.cour.  1. Terres. Lorsqu'il a pris sa retraite, nous sommes revenus sur la propriété, car je voulais faire de l'élevage comme mon père (…). Journal Le Pays, 04/2006. Aujourd'hui, on ne voit presque plus de roussettes* sur nos propriétés (…). Journal Le Pays, 04/2006. Je suis heureuse de te recevoir (…) ce sont des roches calcaires (…) on est sur notre propriété (…). Vidéo Youtube, magazine Wéari, 03/2016.  2. Maison de campagne. (…) la mère offrit au jeune couple de la remplacer dans le magasin (…) avant de se retirer sur la propriété de ses parents, en brousse* (…). Roman Gorodé, 2005 : 32. Etant de Nouméa et n’ayant pas de propriétés en brousse* (…) il y a très peu de chasseurs chez nous. Entretien Barbançon, 2022 : 95.  Tu viens avec nous sur la propriété ce week-end?

Norme : S'emploie avec la prép. sur, comme le montrent les illustrations ci-dessus.

Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2005-2022).

V. également Pauleau, BDLP, 2006-2013.

1185 PROTÈGE :

n.m. Cour. Ethnolectal kanak*/polynésien. Substance ou objet qui protège contre les maléfices. V. CONTREBOUCAN. (…) beaucoup [de ces objets] étaient secrets et même tabous*, surtout si on n’avait pas de "protège" (…) il lui dit que c’était des choses sacrées qu’on mettait dans un petit paquet autour du cou ou de la taille. -Tu en as un toi ? –Ben* ça hein ! Sur les chemins tabous* c’est pas bon si on n’en a pas. Roman Tcherko, 2001 : 26. Obtenir du sorcier un "protège" qui détruise les boucans* posés sur la tête de son frère. Roman Jacques, 2002a : 115. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005).

1186 PROVINCE :

n.f. Cour. Spéc. Domaine : Administration. Collectivité territoriale regroupant plusieurs communes et "disposant d'une compétence dans toutes les matières qui ne sont pas réservées par la loi à l'Etat, à la Nouvelle-Calédonie ou aux Communes" (site gouv.nc, 2006). Encycl. : Terme désignant une réalité administrative mise en place pour la première fois par les Accords* de Matignon de 1988 : trois provinces, la province sud, la province nord et la province des îles Loyauté, coexistent dans l'archipel, remplaçant les anciennes régions. Les provinces "s'administrent librement par des assemblées élues au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans" (site gouv.nc, 2006). Elles acquièrent des compétences partagées comme l'environnement, l'éducation, la culture, l'économie... La décentralisation : Avant : Les régions étaient considérées comme des collectivités mineures sans beaucoup d'autonomie ni de responsabilité (…). Maintenant : Les Provinces sont considérées (…) comme des collectivités majeures capables de gérer et d'organiser (…). Manuel Education civique, 1990 : 30;34. Championnats de judo de la Province Sud. Journal Les Nouvelles, 05/06/1990. (…) la politique de la Province Nord (…). Journal Les Nouvelles, 05/2005. Le journal de la Province des Iles. Sous-titre du journal Construire les Loyauté, 2005. La province Sud espère faire modifier plusieurs « failles » du texte de loi. Journal Les Nouvelles, 28/04/2022. Dérivés (V. articles ci-après) : Interprovincial*. Provincial*. Provincialisation*. Composé : Assemblée de province (V. article ci-après). Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005).

1187

ASSEMBLÉE DE PROVINCE* :

n.f. Cour. Spéc. Domaine : Administration. Assemblée des élus de province* (V. cette entrée). (…) tels sont les impératifs arrêtés par les élus de l'assemblée de province. Journal Les Nouvelles, 09/06/1990. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005).

 

1189 PROVINCIAL,-E :

adj. Cour. Spéc. Domaine : Administration. Relatif à la/aux province/s* (V. cette entrée). Football : Championnat provincial Nord. Journal Les Nouvelles, 05/06/1990. (…) 20 routes provinciales. Journal Les Nouvelles, 09/06/1990. (…) les sage-femmes des centres médicaux provinciaux. Journal Le Pays, 06/2006. (…) le Congrès* approuve le projet de loi du pays porté par Nina Julié, alors élue provinciale. Journal Les Nouvelles, 28/04/2022. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005).

1188

INTERPROVINCIAL,-LE :

adj. A.cour. Plutôt écrit. Entre provinces* (V. ce mot). (…) tarification téléphonique (…) Les barèmes interprovinciaux subiront eux aussi des modifications (…). Journal Les Nouvelles, 22/06/1990.

 

1190 PROVINCIALISATION :

n.f. Cour. Spéc. Domaine : Administration. Organisation en provinces* : V. cette entrée. (…) avec la provincialisation, le Territoire* a transféré aux provinces* les routes situées dans leur périmètre respectif. Journal Les Nouvelles, 09/06/1990. On le sait depuis le début de la provincialisation (…) Journal Kanak*, 03/2006. Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquête linguistique, 2005).

 

1190 PRUNE :

n.f. T.cour. Terme du français de référence entrant dans la composition des termes suivants :

1190

PRUNE CANAQUE* :

n.f. A.cour. Fruit de Ximenia elliptica : V. ci-après PRUNIER* CANAQUE*. Répertorié par Rageau, 1973 : 135. Syn. : Prune* de mer. Variante : La variante graphique « prune kanak* » n’a pas d’attestation en cet état de la recherche.

1190

PRUNE DE MER :

n.f. A.cour. Fruit de Ximenia elliptica : V. PRUNE* CANAQUE*. Répertorié par Rageau, 1973 : 135.

 

1191 PRUNIER :

n.m. T.cour. Terme du français de référence entrant dans la composition des termes suivants.

1191

PRUNIER CANAQUE* :

n.m. A.cour. (Ximenia elliptica Forst.) ou (Ximenia americana L.) (Rageau, 1973 : 27). Arbrisseau de bord de mer portant des fruits comestibles verts ressemblant aux prunes, dont l'amande a une odeur d'amande amère. Encycl. : Famille des Olanacées. Ximenia americana L. Nom vernaculaire : Prune* de mer, prunier canaque*, joobuu (xârâcùù). Synonymes : Ximenia americana var. sphaerica Chiov. • Ximenia rogersii BurttDavy. Site endemia.nc. Répertorié par Observatoire, 1985 : 159. Syn. (a.cour.) : Prunier* de (bord de) mer, amande* amère. Variante : La variante « prunier kanak* » n’a pas d’attestation en cet état de la recherche. Norme : Le site endemia.nc donne aussi, à une autre page que celle citée en attestation ci-dessus, les identifications suivantes  pour « prunier canaque* » :  Clusia pedicellata G.Forst. Garcinia pedicellata (G.Forst.) Seem.

1191

PRUNIER DE MER :

n.m. A.cour. (Ximenia elliptica Forst.). V. PRUNIER* CANAQUE*. Répertorié notamment par F.O.L., 1983 : 145. Variante : Prunier de bord de mer.

 

1191 PSC :

 sigle. Vx. Parti socialiste calédonien*. Encycl : Créé en 1976, disparu en 1985. 1979 (….) : création du Front indépendantiste (FI*) rassemblant l’UC*, le FULK* (Front uni de libération kanak*, autour de Yann Céléné Ureguei), le Palika*, l’UPM* (Union progressiste mélanésienne*) issue de l’UM* (Union multiraciale) et le PSC* (Parti socialiste calédonien*) de Jacques Violette formé d’indépendantistes d’origine européenne* qui deviendra le PSK* (Parti socialiste de Kanaky*). Essai Mokaddem, 2018 : 73.

1191 PSK :

sigle. Vx. Parti socialiste kanak*. Encycl. : Issu de la disparition du PSC* en 1985. 1979 (…) création du Front indépendantiste (FI*) rassemblant l’UC*, le FULK* (Front uni de libération kanak*, autour de Yann Céléné Ureguei), le Palika*, l’UPM* (Union progressiste mélanésienne*) issue de l’UM* (Union multiraciale) et le PSC* (Parti socialiste calédonien*) de Jacques Violette formé d’indépendantistes d’origine européenne* qui deviendra le PSK (Parti socialiste de Kanaky*). Essai Mokaddem, 2018 : 73. (…) Norbert Caffa est décédé à Nouméa hier, lundi 31 août, des suites d'une longue maladie. Il avait 68 ans. En 1985, cet homme politique de Nouvelle-Calédonie avait fondé avec feu Jacques Violette le PSK, Parti socialiste de Kanaky*. la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie, 09/2020.

1191 PUKA :

Variante graphique de POKA : V. cette entrée. banane puka. Affiche au marché de Nouméa, 2005.

 

1192 PURGE :

n.f. A.cour. Fam. Ethnolectal européen* surtout. Correction. Si tu te calmes pas je te mets une purge. Syn. : Panse*. Equivalent hexagonal : Raclée. Dérivé : Purger*. Norme : Emploi argotique hexagonal dont la fréquence est particulièrement observée en contexte calédonien*, en milieu européen* surtout (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2023) ; même observation pour le dérivé purger.

1193

PURGER :

V. PURGE et V. ASTIQUER (I.1.).  Si tu continues à crier j'vais t'purger...

 

1193 PWAAMEI :

n.m. Peu cour. Ethnolectal kanak* ou spéc. (employé soit par les Kanak* soit en contexte spéc.). Domaine : Linguistique. Langue kanak* de la région de Témala (Haudricourt, 1979 : 17). Il existe deux variantes du pwaamei : (...) le pwaamei naakâ, parlé à Voh : Témala, Boyen (...) le pwaamei yaak, parlé à Voh : Tiéta (Fatanoue). Site de l'Académie des Langues Kanak* (ALK), consultation 10/2022. Encycl.  : Toutes les langues kanak* sont des langues à tradition orale. Voir à l'article KUMAK les caractéristiques des langues kanak* du nord dont le pwaamei fait partie.  Variante (plus cour.?) : Pwa* améi. Norme phonétique : [pwaamej] (en alphabet latin, approximativement : "pouaameï"). Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2005-2022).

1196

PWA AMÉI :

Variante graphique de PWAAMEI. V. cette entrée. Nos langues dansent la danse de la terre... (…) Pwapwa*, Pwa améi (…), Dansez au point du jour (…). W.Welepane, 1993 dans Anthologie, 1994 : 249.

 

1195 PWAPW :

n.m. Peu cour. Ethnolectal kanak* ou spéc. (employé soit par les Kanak* soit en contexte spéc.). Domaine : Linguistique. Langue kanak* située sur l'aire Hoot ma Whaap; langue dans la région de Boyen (Haudricourt, 1979 : 17). Le pwapwâ comprenait 39 locuteurs selon le dernier recensement ISEE (2009). Site de l'Académie des Langues Kanak* (ALK), consultation 10/2022. Encycl.  : Toutes les langues kanak* sont des langues à tradition orale. Voir à l'article KUMAK les caractéristiques des langues kanak* du nord dont le pwapwâ fait partie. Variantes graphiques : Pwapwa*. Pwâpwâ. Norme phonétique : [pwapwã] (transcription approximative) -en alphabet latin, approximativement : "pouapouan". Dynamique : Emploi stable (Pauleau, enquêtes linguistiques, 2005-2022).

1196

PWAPWA :

Variante de PWAPWÂ. V. cette entrée. Nos langues dansent la danse de la terre... (…) Pwapwa, Pwa* améi (…), Dansez au point du jour (…). W.Welepane, 1993 dans Anthologie, 1994 : 249.

 

1196

1196

MoDyCo

MoDyCo


Université Paris Nanterre
Atanas Tchobanov Ingénieur de recherche CNRS
- MODYCO UMR 7114

MoDyCo

MoDyCo


Université Paris Nanterre
Atanas Tchobanov Ingénieur de recherche CNRS
- MODYCO UMR 7114